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La Normandie au XIXe siècle. Entre tradition et modernité
Marec Yannick ; Daviet Jean-Pierre ; Garnier Berna
OUEST FRANCE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782737337963
L'image traditionnelle de la Normandie, celle des herbages, de la vache normande, du camembert, du cidre et du calvados, voir celle de l'élevage des chevaux de course, s'est largement construite au XIXe siècle. En réalité, les éléments de cette image convenue sont plutôt une traduction de la modernité normande. Si le XIXe siècle est, presque partout, le siècle des Révolutions, la Normandie est précocement touchée : révolution agricole, révolution des transports, révolution industrielle, au moins celle des mécaniques textiles. Faut-il y voir l'influence de la proximité anglaise, c'est-à-dire de facteurs exogènes, ou l'émergence de facteurs endogènes ? Mais la Normandie est aussi une terre d'élection des sociétés savantes, du tourisme balnéaire et de l'impressionnisme, une terre connaissant une reconstruction et un essor du religieux avant l'anticléricalisme de la Troisième République,un pays qui a donné naissance ou abrité des penseurs et des acteurs politiques qui ont marqué le siècle et au-delà. Au total, cette synthèse illustrée ne néglige ni la diversité des "pays" normands, ni la profonde identité provinciale.
Dans la première moitié du XIXe siècle, les diplômés nantais mobilisent leurs compétences et leurs réseaux pour augmenter leurs ressources, gagner des positions de pouvoir dans la ville et s'intégrer aux élites locales. Pour la première fois, une histoire sociale des diplômés (magistrats, avocats, médecins, pharmaciens, architectes, ingénieurs, professeurs et journalistes) met en évidence leur rôle conjoint pour investir le débat public. Depuis les revues et les sociétés savantes qu'ils dirigent ces " capacités " proposent des solutions aux problèmes urbains et participent pleinement à l'effort d'industrialisation. Yannick Le Marec met en lumière le poids croissant accordé à l'expertise dans l'administration de la cité. Il étudie l'évolution des commissions administratives à Nantes entre 1815 et 1848. En quelques décennies, s'appuyant sur un mouvement de professionnalisation, les diplômés y deviennent majoritaires. Cette situation leur permet de contester les positions dominantes des anciennes élites (nobles, propriétaires et négociants). En 1848, les diplômés occupent des fonctions importantes dans la vie administrative et politique de Nantes, menant des carrières municipales, véritables voies d'intégration et de renouveau des élites locales. Leur action montre ainsi que le modèle méritocratique de la fin du siècle se construit au c?ur de la monarchie censitaire.
L'objet pillé est d'abord un trophée avant de prendre le statut d'oeuvre d'art. Le cortège des violences coloniales fonde la richesse de nos collections privées et publiques. La guerre, l'art et la littérature sont parfois intimement liés et Yannick Le Marec choisit de suivre deux écrivains militaires : Pierre Loti et Victor Segalen. Yannick Le Marec poursuit avec Le Grand Pillage sa réflexion sur le récit colonial (dans la continuité de la Constellation du tigre qui relate notre rapport aux animaux sauvages) ; il interroge cette fois notre relation au lointain où la guerre, l'art et la littérature sont parfois intimement liés. Pour ce faire, il suit deux écrivains militaires qui ont accompagné la marche impériale de leurs récits ou de leurs correspondances : Pierre Loti et Victor Segalen. C'est par Pierre Loti que s'affine notre connaissance des pillages du XIXe siècle, à l'île de Pâques, au Tonkin ou à Pékin en 1900 pendant la guerre des Boxers. L'objet pillé est d'abord un trophée avant de prendre le statut d'oeuvre d'art. A travers les lettres quasi quotidiennes de Segalen à sa femme Yvonne, ou ses photographies, on se retrouve dans les mers du sud ou en Chine - entre chevauchées et rencontres, grands paysages et imaginaire. Mais Segalen, médecin humaniste, tente d'échapper au quotidien et au local, feignant d'ignorer qu'il marche dans les pas de ses gens, souvent irrité de devoir faire allégeance aux autorités - attentif à tout. Il est à la fois poète et le représentant d'un Occident impérial et hautain, capable lui aussi, malgré tout, d'un geste sacrilège, qu'il excusera par la création littéraire. Ce cortège des violences fonde la richesse de nos collections privées et publiques.
Le Marec Yannick ; Boiton Christiane ; Leray Marie
Résumé : Au début du XIXe siècle, la première génération Voruz, venue de Suisse au siècle précédent, dirige à Nantes différents ateliers de fonderie. En 1830, l'édification près du port, dans le nouveau quartier de Launay, d'une " fonderie en grand " confère à l'entreprise familiale son caractère industriel. L'élan décisif est donné. Dans le même temps, Jean Simon Voruz (1810-1896) prend seul la direction des affaires, qu'il poursuit avec succès. Encore vingt-cinq années et sera construite une imposante usine sur la Prairie-au-Duc, nouvel espace du développement industrialo-portuaire de la cité ligérienne. Cloches, espingoles et bouches à feu, artilleries, outillages pour la marine et les îles sucrières, escalier du passage Pommeraye, statues de bronze ou de fer, tabliers de pont, puis, dès le milieu du siècle, matériel fixe pour les besoins du chemin de fer, locomotives et grues à vapeur témoignent du savoir-faire et de la production des établissements J. Voruz aîné. La réussite industrielle et l'ascension de la famille Voruz racontent ce " siècle du fer ". Génie de la fabrique et innovations se mêlent au goût pour le débat et les responsabilités publiques. En 1859, Jean Simon Voruz est élu député et, en 1864, il est le premier industriel à présider la chambre de Commerce. Ces prises de fonction marquent, dans une ville jusqu'alors administrée par les négociants et les armateurs, un important changement.
Résumé : Inconnues pour la plupart, célèbres pour quelques-unes, victimes d'une légende noire ou auréolées d'une sainte renommée, les reines du Moyen Age sont longtemps restées dans l'ombre de leurs royaux époux. Qui peut dire le nom de la femme d'Hugues Capet ? L'intérêt pour l'histoire des femmes est relativement récent en France et, jusqu'ici, n'a guère concerné les reines. Il s'est davantage porté sur les femmes de la noblesse, les saintes et les abbesses. Bien sûr, quelques souveraines, toujours les mêmes, Aliénor d'Aquitaine, Blanche de Castille, ou Isabeau de Bavière, se sont vues consacrer des biographies, mais combien d'autres reines demeurent à ce jour de parfaites inconnues. Cet ouvrage se propose de les mettre toutes en lumière, de la plus obscure à la plus renommée, retraçant leurs vies longues ou brèves, ternes ou glorieuses, mais aussi, au-delà de la simple biographie, de reconstituer l'essence même de la fonction monarchique au féminin, du pouvoir réginal.
Résumé : Avec ses 340 kilomètres de côte, les Côtes-d'Armor n'ont pas volé leur nom. De Perros-Guirec à Bréat, de Binic au Cap Fréhel, les bords de la Manche vous invitent à prendre la mer, côté Terre. et à chanter l'air du large. Mais les vents vivifiants de l'Armor ne doivent pas souffler la vedette aux merveilles de l'Argoat, secrète et sauvage. Du bord de mer à la montagne, de lande en bocage, nous avons sillonné les Côtes-d'Armor à la recherche de ce qui fait le charme et la personnalité de ce département aux mille pays.
Résumé : La quête de l'Humanité pour prédire l'avenir en scrutant les astres. Comment, il y a 5 000 ans, les hommes lisaient dans le ciel avant de savoir écrire, comment sont apparues les premières cartographies du ciel, comment les prêtres astrologues tiraient des présages de la position des astres, et comment les découvertes scientifiques de la Renaissance et du siècle des Lumières ont ébranlé ce système. L'astrologie renaît à chaque fois de ses cendres, et le même débat a cours aujourd'hui entre ceux qui croient au ciel, en ses signes et en son influence, élite comprise, et les autres. Une histoire illustrée de l'Astrologie nous invite à une vivante plongée à travers les époques et les civilisations, les acteurs illustres, de Nabuchodonosor à Elisabeth Tessier en passant par Nostradamus et bien d'autres, les inventions, lunettes, télescopes et autres astrolabes. Une évocation richement illustrée passant en revue les signes du zodiaque et l'horoscope, le calendrier maya, les prophéties, les cartes divinatoires, jusqu'à Hubble et l'informatique la plus avancée... Objets à l'intérieur : poster Le ciel divin, fac-similé d'une gravure du XVIIe siècle, poster Le système solaire, fac-similé d'une gravure de 1783 représentant les visions de Copernic, de Ticho Brahé et de Descartes, jeu de tarot divinatoire de 1920, fac-similé des 22 arcanes, ou atouts, carnet Les Très Riches Heures du Duc de Berry, fac-similé des pages représentant les 12 mois de l'année avec les constellations du zodiaque correspondant.
Résumé : Quels liens y a-t-il entre Claude Nougaro, Jean Réno, Gérard Depardieu, Gérard Klein et Jean-Marc Ayrault ? Y a-t-il encore des chansons inédites de l'auteur de "Toulouse" ? Quelles étaient ses véritables relations avec Serge Gainsbourg, Léo Ferré, Georges Brassens et Jacques Brel ? Claude Nougaro a quitté la scène et la Seine le 4 mars 2004. Mais depuis dix ans, il est toujours présent dans le coeur de sa famille, de ses amis et de ses musiciens. Jacques Hébert a rencontré Claude Nougaro et ses proches (appartenant à la sphère privée ou publique) et a rassemblé dans ce livre leurs témoignages, leurs souvenirs et leurs confidences. A travers ces entretiens, Jacques Hébert trace le portrait de Claude Nougaro, un artiste en proie aux doutes, en quête perpétuelle d'amour, d'amitié et de reconnaissance mais aussi un homme turbulent, imprévisible, terriblement malicieux, généreux et attachant.