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La République invisible. Bob Dylan et l'Amérique clandestine
Marcus Greil ; Lasquin François ; Dufaux Lise
BELLES LETTRES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782251456485
1967, l'Amérique est doublement en guerre. A l'extérieur avec la guerre du Vietnam, à l'intérieur avec les émeutes raciales et le "Summer of love" californien. Le pays "où tout est possible" est en train de sombrer. 1967, Bob Dylan enregistre en secret, dans le sous-sol d'une maison de Woodstock nommée Big Pink, ce qui deviendra les mythiques Basement Tapes (les bandes du sous-sol). Il incarne cette Amérique déchirée. Déjà, deux ans plus tôt, au festival de Newport, le fantôme de l'électricité s'est emparé du chanteur et son public ne le supporte pas. Celui qui représentait jusqu'alors la renaissance du folk américain et de son rêve de paix devient le prophète d'une révolution en marche. Greil Marcus met en lumière la violence et la démesure de la réaction suscitée par le virage qui valut à Dylan d'être traité de "Judas" . Les Basement Tapes sont le reflet d'un pays clandestin, d'une république invisible qui cherche ses racines dans une tradition orale muant au gré des secousses du grand drame américain.
Résumé : C'est donc un livre sur le rock'n'roll - une partie du rock'n'roll - et sur l'Amérique. Ce n'est pas une analyse historique ou purement musicale, ni une galerie de portraits. J'ai essayé d'élargir le contexte dans lequel on écoute la musique, d'analyser le rock non pas comme expression de la jeunesse, ou de la contre-culture, mais de la culture américaine elle-même. Les artistes sur lesquels j'ai choisi d'écrire m'intéressent entre autres parce qu'ils ont plus d'ambition que les autres et qu'ils prennent plus de risques. Ils prennent le risque du désastre artistique (dans le vocabulaire du rock : la prétention), celui de se mettre à dos un public qu'il est plus facile de flatter que de provoquer - leurs ambitions ont beaucoup à voir avec celles que Robbie Robertson avait pour le Band : " La musique ne doit jamais être inoffensive ". Ce qui m'attire encore plus chez le Band, Sly Stone, Randy Newman et Elvis, c'est que je pense qu'ils se voient comme des Américains symboliques. Pour moi, ils essaient, avec leur musique, d'être à la hauteur de ce rôle.
Résumé : "Stagger Lee a descendu Billy..." L'écho de ces mots se répercute depuis le tube rock'n'roll de Lloyd Price à travers cinquante ans de culture noire, faisant défiler des milliers et des milliers de Stagger Lee et de Billy, pour remonter vers sa source cachée. Il y a un écho pour Jimi Hendrix, star à vingt-quatre ans et mort à vingt-sept ; pour Sly Stone, "brûlant", comme on l'a dit autrefois de Bob Dylan, "non pas la chandelle par les deux bouts, mais se servant d'un chalumeau pour consumer le milieu" ; pour les jeunes hommes morts dans les ruelles ou refroidis à la morgue municipale ; pour un million de cambriolages de magasins de spiritueux et un million de viols sauvages. Greil Marcus
Auteur: Greil Marcus, né à San Francisco en 1945, est diplômé d?études de Sciences Politiques à Berkeley. Il fut l?un des éditeurs de 1969-70 de Rolling Stone, magazine pour lequel il rédigea une chronique consacrée aux livres de 1975 à 1980. De 1983 à 1988, Greil Marcus a présidé le National Book Critics Circle. Il est surtout l?auteur de Lipstick Traces: une histoire secrète du XXe siècle, et de Mistery Train, tous deux parus en France aux éditions Allia, respectivement en 1998 et 2001.Avec lui, la critique rock s?est élevée au rang d?art à part entière. Le livre: De son vivant, Presley a révolutionné la musique populaire et bouleversé la société américaine tout entière. Les choses ne se sont pas arrêtées à sa mort.Au contraire, depuis son overdose en 1977 sa figure hante et travaille l?Amérique comme jamais peut-être auparavant. On a tout dit, tout imaginé, tout réalisé, depuis la thèse de son enlèvement par des extra-terrestres jusqu?à la commercialisation de portions alimentaires conçues à partir de son corps prétendument déterré. Il est véritablement, un des authentiques mythes du vingtième siècle. C?est ce mythe que Greil Marcus entreprend ici de décrypter en analysant ses composantes: le fils prodige aux racines judéo-indiennes;le militaire, le beau gosse, celui qui frisa la pédophilie avec une collégienne de quatorze ans, sauvé in extremis du scandale par le mariage; le pauvre accédant à la richesse à vingt-deux ans à peine; le manant devenu le King; son rêve frustré d?acteur; l?amateur d?armes à feu; alcoolique; le camé; le boulimique; le milliardaire sombrant dans la déchéance physique; enfin, et surtout, le chanteur blanc qui chante comme un nègre. Livres, photos, déclarations et extraits de presse à l?appui (? Une statue d?Elvis Presley retouvée sur Mars ? titrait le Sun du 20 septembre 1988), Greil Marcus nous offre un voyage à la fois hilarant et effrayant au c?ur de l?inconscient américain. Le plus beau, peut-être, dans ce livre, c?est que jamais Marcus n?aborde Presley avec condescendance ou ironie. Il est pour lui, au même titre qu?Herman Melville (on lira sur cette comparaison des pages étonnantes) un des plus grands créateurs américain, celui dont la voix, à elle seule, renvoie l?Amérique face à elle même et à son subconscient. Dead Elvis réalise le tour de force d?être le livre le plus drôle jamais écrit sur Presley et celui qui prend son sujet le plus au sérieux.
Il y a une figure qui apparaît et réapparaît tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels ; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe ; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité qu'il cultive comme un signe de profondeur Johnny Rotten/John Lydon en est une version ; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.