Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Marge
Marcotte Josée
PUBLIE NET
15,70 €
Épuisé
EAN :9782814593220
Marge est une excroissance de Josée Marcotte qu'elle ne peut contenir. Alors elle joue avec, la manipule comme on tripote un collier de perles. Elle la pose bien en face, la scrute au fond des yeux, aussi. Elle lui crie dessus, lui tourne le dos, puis l'attrape à l'épaule pour la consoler. Marge, c'est tout ça en fragments : une petite bonne femme un peu terrienne, un peu foldingue, triste, acide, drôle, d'une intelligence redoutable, extravagante, solitaire, naïve, fantasmagorique, qui tous les jours veut dire quelque chose du monde autour d'elle, du sol de sa cuisine, de la file d'attente de l'épicerie, de ses rêves, des folies qu'elle gribouille d'un jet qui deviennent des tableaux. Marge s'appelle « marge » et elle tutoie la page, lui lance des questions, fortes, remuantes, elle nous dit Secoue-toi ! et ça marche, ça bouscule. Elle tord les idées reçues, les mécanismes qu'on ne voyait même plus à force de les fréquenter, les expressions toutes faites. Marge est une révoltée et on dirait qu'en lire un peu chaque jour nettoie l'organisme.
Résumé : On vit des tourbillons de sable mêlés de feuilles, de branches, d?arbresentiers, puis des blocs de terre, des lambeaux de forêts, puis des bois de Meudon, de Saint-Cloud, de Ville-d?Avray, avec la motte, ceux mêmes de Marly et de Saint-Germain, enfin la plus belle moitié des environs de Paris, traverser les airs et couronner ses ruines.
Fenêtres sur le monde, de Raymond Bozier, est d'abord paru chez Fayard en 2004. Depuis, ce livre est devenu un classique pour les animateurs d'ateliers d'écriture. L'immense force de ce livre, c'est son grand écart : d'un côté, après le11 septembre2001 et l'attentat du World Trade Center, notre rapport à la ville bascule. C'est la nappe sous-jacente, qui unifie les37 fenêtres de Bozier. Parce qu'elles sont listées, dans la table des matières qui ouvre le livre. Ce sont celles que nous portons chacun : ce qu'on voit de la cuisine, ce qu'on voit de la salle où on enseigne, ce qu'on voit de cette chambre de hasard, ou de cette salle de réunion au ministère le jour que. Mais le pare-brise de la voiture, sur le trajet du matin, est aussi une fenêtre. Et les photos sur le mur, au-dessus de la table de travail. Et l'espace urbain, il nous donne quoi à voir : vitrine d'une cafétéria de supermarché, ça ne nous choque pas dans un film, et on ne saurait s'en saisir en littérature ? A sept ans de la parution initiale, Raymond Bozier complète, augmente, révise. Le texte que nous présentons ici est inédit en partie, édition neuve. Nous mûrissons chacun dans l'intérieur de chantiers qui deviennent des chantiers-vie. Alors la version numérique devient l'expression de ce chantier. Un livre essentiel pour les chantiers-ville d'aujourd'hui. A vous, pour le prolonger, de faire l'inventaire de vos propres37 fenêtres ?
Comment vivre au plus près des corps ? Ce diptyque, Anne Savelli l'a écrit à leur contact. Tout contre. Né d'une collaboration avec la compagnie de danse Pièces détachées, c'est un roman double qui prend comme point de fixation la peau, les os, les muscles dans ce qu'ils ont de plus minéral, parfois, mais aussi de plus volatile. Ballet de mouvements qui écrivent autant qu'ils inventent leur rapport à l'autre et au monde, d'une part ; de l'autre, vertige de la fixité dans une série stroboscopique de photographies qui puisent autant dans les zones d'ombre du modèle que dans son éclat. En creux, c'est tout un monde de luxe, de perfection physique et de domination qui va se déployer et dont le récit tentera de reconstruire, d'assembler, de réécrire l'identité dans une forme proche de l'enquête fragmentée. C'est l'histoire d'un corps qui s'effondre, toujours. C'est aussi le lieu choisi pour une élévation d'une grande poésie.