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L'Italie du long Quattrocento. Un monde politique sous influence ? Textes en français et en italien
Marchandisse Alain ; Savy Pierre ; Vissière Lauren
ECOLE ROME
34,00 €
Épuisé
EAN :9782728318506
Saisir le rôle déterminant des influences étrangères dans la construction politique de l'Italie de la Renaissance Dans le long Quattrocento qui va de 1400 environ au sac de Rome, en 1527, l'Italie est encore souvent présentée comme un espace où s'inventent la Renaissance et une manière particulière de penser et de pratiquer la politique : un espace sinon clos, du moins peu ouvert aux influences européennes. Il ne s'agit évidemment pas de nier ni de relativiser la vigueur de l'humanisme et l'originalité de la production artistique italienne, mais d'étudier le jeu complexe d'interactions à l'oeuvre dans la Péninsule et la manière dont les Italiens interprétèrent et transformèrent des idées qui leur étaient à l'origine étrangères. Extraordinaire carrefour, l'Italie servit de laboratoire politique et militaire à l'Europe. En paroles, sur le papier ou sur les champs de bataille, on y expérimenta de nouvelles techniques de gouvernement et de combat qui furent ensuite discutées et réadaptées à travers tout l'Occident.
Pirenne Henri ; Warland Geneviève ; Marchandisse A
Résumé : Pour qui s'intéresse à l'histoire intellectuelle du premier XX ? siècle, Henri Pirenne (1862-1935), père de l'école historique gantoise, incarne une figure majeure. Formé à l'historiographie allemande - qui considère les facteurs collectifs et inconscients plutôt que les faits politiques et le rôle des individus -, auteur d'une Histoire de la Belgique à succès, symbole de la résistance à l'occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale, l'historien belge a développé au cours des années 1920 une nouvelle vision de l'histoire de l'Europe en ouvrant deux immenses chantiers dont les chercheurs, aujourd'hui encore, n'ont pas fini de débattre : l'histoire urbaine et l'origine des villes ainsi que les conséquences pour l'Europe de la progression de l'islam au VII ? siècle. En résultèrent deux grands livres parus après sa mort : Histoire de l'Europe (1936) et Mahomet et Charlemagne (1937), dont les lignes principales avaient été tracées depuis 1922. Les travaux de Pirenne sur l'histoire du Moyen Age publiés dès la fin du XIX ? siècle l'avaient déjà gratifié d'une forte notoriété, impressionnant par son souci d'incorporer la démographie historique et la recherche statistique en histoire économique et sociale. Précurseur et pionnier, il fut l'un des premiers à se pencher sur les apports d'une histoire comparative, développant des méthodes originales et novatrices, ainsi qu'un véritable art de la synthèse. Composée d'ouvrages fondamentaux, devenus des références historiographiques, et d'un vaste choix d'articles, discours, essais et journaux qui donnent à voir l'ampleur des thèmes abordés par Pirenne, cette édition "Quarto" propose au lecteur de retracer le cheminement d'un intellectuel dont l'influence marquera la création de la revue des Annales par Marc Bloch et Lucien Febvre.
Résumé : " Hétérotopie " : le " lieu " est " autre ". On se souvient de la préface de Les Mots et les Choses, où Michel Foucault forge cette notion et a même l'intuition géniale de l'appliquer à la Chine. Or, ce qui est au centre ou à l'horizon de tous ces " dialogues " c'est précisément l'hérérotopie de la Chine, c'est-à-dire l'étrange ébranlement et aussi le fécond dérangement qu'elle introduit dans toutes les pratiques théoriques occidentales. Et, comme on le verra, un tel effet transparaît d'ailleurs immédiatement dans l'hétérotopie disciplinaire des divers interlocuteurs de François Jullien (sinologues, physiciens, philosophes, vietnamologues, littéraires, etc.) comme dans le fait qu'ils sont parfois eux-mêmes à cheval sur plusieurs disciplines. T. M.
En 2016 et 2017, à travers l'initiative de La Primaire. org, des citoyennes et des citoyens ont cherché à inventer une nouvelle façon d'aborder les élections, en dehors des partis. C'est sur cette plateforme en ligne que Charlotte Marchandise a été élue pour présenter une candidature citoyenne à l'élection présidentielle. Ce livre est le récit de cette aventure par laquelle elle a défendu l'idée d'une "autre" politique, qui vise avant tout à améliorer la vie de chacun, une politique authentique, transparente, intègre, qui pense globalement et agit localement (municipalisme), qui prend des décisions en collaboration avec les personnes directement concernées. Radicalement pour la paix, l'écologie, la démocratie, l'égalité homme-femme, pour une vraie représentation du peuple, contrairement aux positionnements ambigus des dirigeants actuels, elle se présente comme une facilitatrice au service d'un projet coopératif. Car il est plus que temps de reprendre le pouvoir pour le partager. Cette nouvelle édition, publiée à l'occasion de sa nouvelle candidature dans le cadre de la Primaire populaire pour les présidentielles de 2022, est l'occasion de partager à nouveau ce manuel à l'usage des citoyennes et citoyens qui veulent faire de la politique en dehors des partis. Un chapitre supplémentaire est consacré à cette nouvelle initiative électorale, et son nouveau titre, Plus belle la politique, référence à l'initiative politique éponyme, nous rappelle qu'il est possible de réaliser le beau, le bien, le juste en politique. Par ce "programme" politique qu'elle porte depuis 2019, Charlotte Marchandise fait le pari d'écrire le récit d'une nouvelle politique collective, de créer un nouvel imaginaire politique puissant et résilient pour lui permettre d'advenir dans la réalité.
Résumé : Derrière une image immatérielle, la révolution majeure qu'est le numérique a un impact considérable tant sur l'environnement qu'au niveau social. Aucun secteur d'activité n'a eu une incidence si systématiquement négative sur la planète tout au long de son existence, alors qu'il se présente drapé dans des habits de lumière. Pourtant le numérique en soi n'est ni bon ni mauvais. Il doit trouver sa place comme simple auxiliaire permettant aux citoyens de mieux vivre. Pour l'auteur, repenser nos usages est une nécessité démocratique, environnementale, sociale, sociétale autant dans notre relation à l'autre qu'à soi.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
Ce n'est pas seulement pour rendre témoignage à un moment particulière-ment fécond de l'histoire de la ville que ce livre est rendu a nouveau disponible. Avec des outils nouveaux, de nouveaux concepts (fonctions urbaines, réseaux, etc.), il a jeté un regard renouvelé sur la ville de Rome, 1'llrbs, qui n'est plus une collection monumentale mais un "espace urbain". Par la collaboration entre spécialistes de l'architecture et de l'urbanisme (Pierre Gros) et historiens des institutions et des idées politiques (Claude Aicolet) ce livre a contribué à ouvrir des perspectives nouvelles, après les nombreux chantiers archéologiques postérieurs, il en inspire toujours. Le cadre de la ville de Rome n'est pas un décor dont il s'agirait de préciser les contours afin de comprendre la vie des hommes, mais l'expression d'une géographie urbaine, d'un urbanisme, considérés dans leur dynamisme politique, économique et religieux.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
Plèbe et patriciat sont deux catégories fondamentales de la Rome antique, que les sources littéraires (Cicéron ou Tite-Live par exemple) ainsi qu?une grande partie de l?historiographie ont longtemps présentées comme consubstantielles à l?histoire de cette cité. Publié pour la première fois en 1978, ce livre entreprend précisément de rendre ces catégories à leur histoire, d?en montrer la lente construction et l?élaboration définitive au début de la République romaine. Centré sur la Rome royale et le début de la République, l?ouvrage étudie la formation et le développement de la population romaine, démontrant l?inanité des théories ethniques ou religieuses à ce sujet. Ce faisant, il invite à considérer plèbe et patriciat pour ce qu?ils sont : des catégories socio-politiques. Jean-Claude Richard a ainsi ouvert des perspectives nouvelles sur les conflits politiques de la Rome royale et du début de la République.