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Psychologie sociale de l'environnement
Weiss Karine ; Marchand Dorothée
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753503120
En prenant appui sur des problématiques qui marquent ce début de XXIe siècle, l'objectif de ce livre est de montrer comment l'homme construit sa relation aux espaces de vie qui jalonnent son existence. Sont ainsi abordées les notions de relations au territoire, de représentations, de mémoire collective, d'appropriation de l'espace et d'identité environnementale pour expliquer différents phénomènes tels que les comportements face aux catastrophes naturelles et industrielles, aux risques alimentaires qui conduisent à de nouveaux rapports à la nature, la peur du terrorisme depuis les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak, les émeutes dans les banlieues françaises à l'automne 2005, la muséification des centres urbains face à un contexte de transitions urbaines et la redéfinition des territoires privés dans les nouvelles recompositions territoriales. L'originalité de cet ouvrage repose sur une réflexion commune de chercheurs en psychologie sociale et environnementale, visant à comprendre comment l'individu appréhende le monde qui l'entoure. A travers l'approche originale de la psychologie sociale de l'environnement, il donne des clés pour comprendre les relations que les groupes ont avec leur environnement et propose une lecture singulière des problèmes de société. L'ouvrage s'adresse donc un public d'étudiants, de chercheurs aussi bien que de professionnels dans des disciplines telles que la psychologie sociale et environnementale, mais aussi la sociologie, la géographie humaine, l'écologie urbaine et l'urbanisme ainsi que des acteurs politiques et sociaux soucieux de mieux comprendre certains phénomènes et de mieux adapter leur gestion territoriale en tenant compte des facteurs humains. Ils trouveront des clés théoriques et empiriques à des fins de réflexion et d'action En outre, cet ouvrage pourra également intéresser un public élargi, curieux de l'actualité sociale et environnementale.
Norebäck Elisabeth ; Forestier Karine ; Clark Wess
Qu'y a-t-il de plus effrayant : perdre l'esprit ou perdre son enfant ? Psychiatre reconnue, mariée et mère d'un fils qu'elle aime plus que tout au monde, Stella Widstrand est enfin apaisée. Vingt ans plus tôt, sa fille Alice a disparu sur une plage dans des circonstances jamais élucidées. En vain, elle a remué ciel et terre pour la retrouver. Puis elle a choisi d'avancer. Mais une patiente va faire voler sa vie en éclats. La jeune Isabelle ressemble en effet de façon si troublante à sa fille que Stella en est convaincue : Alice est revenue. Prend-elle ses désirs pour des réalités ? Pour répondre à cette question, elle va tout risquer, jusqu'à mettre ceux qu'elle aime en danger. Car la mère d'Isabelle est prête à tout pour que sa fille reste à ses côtés...
La psychologie environnementale est l'étude des interrelations entre l'homme et son environnement physique et social, dans ses dimensions spatiales et temporelles. Sa spécificité est d'étudier les attitudes, les perceptions, les conduites en relation avec le contexte physique et social dans lequel l'individu évolue. Cette discipline, apparue en France en 1990, constitue un champ d'étude en plein essor depuis plus de 30 ans. Même si un certain nombre de titres qui font référence en France ou à l'étranger ont déjà été publiés, il n'existe pas de "dictionnaire" pour définir les concepts qui lui sont spécifiques. C'est ce que propose cet ouvrage, en explicitant les 130 grandes notions de cette discipline.
Nous connaissons par l'histoire, c'est en fin de compte nous-mêmes. La connaissance en sciences humaines a toujours quelque chose d'une connaissance de soi. Nulle part la tromperie n'est plus facile et plus naturelle que dans la connaissance de soi, mais nulle part ne signifie-t-elle autant pour l'être de l'homme, lorsque cette connaissance réussit. En sciences humaines, ce qu'il s'agit d'apprendre de la tradition historique, ce n'est donc pas seulement ce que nous sommes, tels que nous nous connaissons déjà, mais justement quelque chose d'autre, qui nous fasse recevoir une impulsion nous transportant au-delà de nous-même.", Gadamer, La vérité dans les sciences humaines (1953).
Résumé : L'habitat, l'entreprise, le quartier, la ville ou le village sont autant d'environnements porteurs de significations. Ce ne sont ni des espaces neutres et exempts de valeurs, ni de simples décors au sein desquels l'individu évolue. Notre vision du monde et de l'homme s'exprime en effet dans la manière dont nous façonnons nos espaces de vie, et ces espaces de vie nous signifient en retour qui nous sommes, ce que nous devons faire et ne pas faire. Au-delà de ses effets directs sur l'individu (bruit, densité, etc.), l'environnement est vecteur de sens et d'identité. D'où l'intérêt de prendre en considération les manières de voir, sentir et ressentir, penser et imaginer, explorer et pratiquer son environnement : la psychologie environnementale fournit ici des instruments d'analyse, donne des clés pour comprendre les perceptions, les attitudes et les comportements des individus dans leur contexte de vie, et, partant de là, peut proposer des modalités d'intervention pour améliorer notre qualité de vie au quotidien. Exemplaire d'une telle démarche, cet ouvrage répond aux besoins des étudiants en psychologie environnementale, géographie humaine, écologie, architecture, urbanisme et sociologie urbaine, et, de manière générale, de tous ceux qui sont amenés à intervenir sur l'habitat, le milieu urbain ou l'environnement. Il offre un témoignage particulièrement convaincant de la capacité des sciences humaines et sociales à nourrir la réflexion et à guider l'action.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.