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Théâtre. Tome 2
Marceau Félicien
GALLIMARD
24,00 €
Épuisé
EAN :9782070241750
Pièce cruelle, pièce comique, pièce désespérée, L'Oeuf, avant tout, c'est la surprise - et l'angoisse - de l'homme contemporain devant "le système", c'est-à-dire devant le signalement de l'être humain que lui offre la société et dans lequel il ne se reconnaît pas. Une passion soulève le héros de la pièce : c'est la passion de la vérité. Et, finalement, c'est la même passion qui anime L'Etouffe-Chrétien. Pièce étrange, tragédie baroque, à la mesure ou plutôt à la démesure de son héros, de ce Néron, imbécile énorme, né pour être clown et tout embarbouillé d'un pouvoir dont il est le seul pourtant à avoir compris l'étendue. Il nous a paru intéressant de publier ici en même temps La Mort de Néron, pièce en un acte, écrite plusieurs années avant L'Etouffe-Chrétien et qui en est la première version. Alors que L'Oeuf et L'Etouffe-Chrétien sont construits d'une manière entièrement libre et neuve, Madame Princesse apparaît comme une pièce parfaitement nue. A l'avant-plan, c'est l'épopée de deux escrocs. En filigrane, c'est la rencontre de deux êtres, de deux âmes qui se reconnaissent. Comme Magis, comme Néron, Madame Princesse et Nicolas sont deux ingénus qui ont leur idée sur le monde et qui refusent l'image toute faite qui leur est tendue. Eux aussi, ils cherchent la vérité - ou, au moins, les failles du mensonge.
Résumé : Lorsque l'on joua L'Oeuf, la critique salua en Félicien Marceau, brillant romancier déjà, l'un des dramaturges les plus pénétrants et les plus originaux de notre temps. La Bonne Soupe est une pièce aussi peu conformiste que L'Oeuf, aussi nouvelle, aussi libre dans sa composition et dans sa signification. C'est tout le destin d'une femme. Marie-Paule, luxueuse et séduisante quadragénaire, raconte sa vie au croupier d'un casino. Et cette vie qu'elle évoque se déroule sur la scène, à mesure. Voici Marie-Paule jeune fille, à Carcassonne ; elle séduit un jeune commerçant, file à Paris avec lui, se lance dans la galanterie, a un chagrin d'amour et trouve enfin une sécurité durement acquise dans un riche mariage. Mais cela n'est que l'intrigue. Le caractère de Marie-Paule, très dur, puissant, est habité par la peur. La peur de la misère, la peur de "manquer". C'est cette peur qui l'a conduite toute sa vie. C'est cette peur qui explique son âpreté, ses révoltes, son égoïsme. D'ailleurs la fatalité, ironique, la frappera le jour où, cessant de penser à elle exclusivement, elle se mêlera de vouloir faire le bonheur de sa fille. Une foule de personnages cocasses ou pittoresques escorte Marie-Paule pendant les vingt années qu'elle évoque, s'exprimant avec une justesse de ton très rare dans le théâtre contemporain. Félicien Marceau a inventé un langage dramatique vrai et simple comme la vie, ce qui ne l'empêche pas d'être, à la lettre, étincelant.
Résumé : La pièce se passe à Capri, mais c'est un Capri hors saison, débarrassé des touristes et des estivants, réduit à sa petite société cosmopolite qui, sur ce "caillou", espère trouver un remède à son angoisse. Arrive le vieux Douglas Forstetner, ex-roi du chocolat. Il est venu à Capri pour y acheter une maison et chercher à entrer dans ce milieu plein de prestige à ses yeux. Il est accompagné de son secrétaire, un jeune Hongrois réfugié, sans argent, sans papiers, sans appuis. Douglas lui fait cruellement sentir à quel point il dépend de lui. Le jeune Hongrois pourtant s'éprend de Sandra et, poussé par elle, il va lutter pour retrouver sa liberté. Par snobisme, Douglas multiplie les attentions à l'égard d'une Américaine, Marjorie Watson, dont tout peut faire penser qu'elle est une des reines de New York. En réalité, c'est une petite employée, à qui le hasard a fait gagner une certaine somme et qui s'en est servie pour vivre son rêve : mener la grande vie pendant quelques mois. Elle aime Vos, un peintre qui a renoncé à la peinture et qui a cru trouver à Capri son équilibre et sa paix. Déçue, à bout de ressources, Marjorie finira par se suicider. Pour sauver le jeune Hongrois, Sandra vole l'argent de Forstetner. Elle sera arrêtée. Le jeune Hongrois renonce au combat. Il accepte son esclavage. A côté de ces deux couples qui luttent pour leur bonheur, gravitent d'autres personnages dont l'exemple contribuera à les acheminer vers la défaite : Cetrilli, le play-boy mâtiné de bourgeois ingénu, lady Ambersford qui vole les petites cuillers, lady Noakes qui les rapporte, Passiekoc, l'antiquaire somnambule, Jacquot, le joli parasite. Comme l'île sur laquelle ils vivent, tous ces personnages sont des cailloux. Ils sont atteints de ce mal contemporain : l'impossibilité de communiquer. Il s'agit ici d'une pièce où l'essentiel peut-être se trouve dans ce qui est suggéré, non dans ce qui est dit.
Homme contemporain, modeste employé parisien, troglodyte du métro, Magis Emile part à la conquête de la vérité.La pièce nous fait revivre ses mésaventures. Ce sont celles de tout le monde: il trouve un emploi, le perd, en retrouve un autre, des femmes le repoussent, d'autres l'accueillent, sa famille le régale de scènes, il aime jouer aux cartes.Mais, le chemin faisant, Magis découvre que le monde est gouverné par un système, que ce système est faux et que, dès lors, livré au hasard, l'homme est seul devant un univers clos comme un ?uf.Marié, Magis est trompé. Là, menée par sa logique, il va réagir en mettant le système de son côté et de manière à donner une illustration éclatante de sa doctrine. Criminel, Magis enfin s'insère dans la société, se voit béni.
Résumé : Homme contemporain, modeste employé parisien, troglodyte du métro, Magis Emile part à la conquête de la vérité. La pièce nous fait revivre ses mésaventures. Ce sont celles de tout le monde : il trouve un emploi, le perd, en retrouve un autre, des femmes le repoussent, d'autres l'accueillent, sa famille le régale de scènes, il aime jouer aux cartes. Mais, chemin faisant, Magis découvre que le monde est gouverné par un système, que ce système est faux et que, dès lors, livré au hasard, l'homme est seul devant un univers clos comme un oeuf. Marié, Magis est trompé. Là, mené par sa logique, il va réagir en mettant le système de son côté et de manière à donner une illustration éclatante de sa doctrine. Criminel, Magis enfin s'insère dans la société, se voit béni.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.