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Cailloux
Marceau Félicien
GALLIMARD
5,55 €
Épuisé
EAN :9782070241736
La pièce se passe à Capri, mais c'est un Capri hors saison, débarrassé des touristes et des estivants, réduit à sa petite société cosmopolite qui, sur ce "caillou", espère trouver un remède à son angoisse. Arrive le vieux Douglas Forstetner, ex-roi du chocolat. Il est venu à Capri pour y acheter une maison et chercher à entrer dans ce milieu plein de prestige à ses yeux. Il est accompagné de son secrétaire, un jeune Hongrois réfugié, sans argent, sans papiers, sans appuis. Douglas lui fait cruellement sentir à quel point il dépend de lui. Le jeune Hongrois pourtant s'éprend de Sandra et, poussé par elle, il va lutter pour retrouver sa liberté. Par snobisme, Douglas multiplie les attentions à l'égard d'une Américaine, Marjorie Watson, dont tout peut faire penser qu'elle est une des reines de New York. En réalité, c'est une petite employée, à qui le hasard a fait gagner une certaine somme et qui s'en est servie pour vivre son rêve : mener la grande vie pendant quelques mois. Elle aime Vos, un peintre qui a renoncé à la peinture et qui a cru trouver à Capri son équilibre et sa paix. Déçue, à bout de ressources, Marjorie finira par se suicider. Pour sauver le jeune Hongrois, Sandra vole l'argent de Forstetner. Elle sera arrêtée. Le jeune Hongrois renonce au combat. Il accepte son esclavage. A côté de ces deux couples qui luttent pour leur bonheur, gravitent d'autres personnages dont l'exemple contribuera à les acheminer vers la défaite : Cetrilli, le play-boy mâtiné de bourgeois ingénu, lady Ambersford qui vole les petites cuillers, lady Noakes qui les rapporte, Passiekoc, l'antiquaire somnambule, Jacquot, le joli parasite. Comme l'île sur laquelle ils vivent, tous ces personnages sont des cailloux. Ils sont atteints de ce mal contemporain : l'impossibilité de communiquer. Il s'agit ici d'une pièce où l'essentiel peut-être se trouve dans ce qui est suggéré, non dans ce qui est dit.
Résumé : Homme contemporain, modeste employé parisien, troglodyte du métro, Magis Emile part à la conquête de la vérité. La pièce nous fait revivre ses mésaventures. Ce sont celles de tout le monde : il trouve un emploi, le perd, en retrouve un autre, des femmes le repoussent, d'autres l'accueillent, sa famille le régale de scènes, il aime jouer aux cartes. Mais, chemin faisant, Magis découvre que le monde est gouverné par un système, que ce système est faux et que, dès lors, livré au hasard, l'homme est seul devant un univers clos comme un oeuf. Marié, Magis est trompé. Là, mené par sa logique, il va réagir en mettant le système de son côté et de manière à donner une illustration éclatante de sa doctrine. Criminel, Magis enfin s'insère dans la société, se voit béni.
Résumé : Pièce cruelle, pièce comique, pièce désespérée, L'Oeuf, avant tout, c'est la surprise - et l'angoisse - de l'homme contemporain devant "le système", c'est-à-dire devant le signalement de l'être humain que lui offre la société et dans lequel il ne se reconnaît pas. Une passion soulève le héros de la pièce : c'est la passion de la vérité. Et, finalement, c'est la même passion qui anime L'Etouffe-Chrétien. Pièce étrange, tragédie baroque, à la mesure ou plutôt à la démesure de son héros, de ce Néron, imbécile énorme, né pour être clown et tout embarbouillé d'un pouvoir dont il est le seul pourtant à avoir compris l'étendue. Il nous a paru intéressant de publier ici en même temps La Mort de Néron, pièce en un acte, écrite plusieurs années avant L'Etouffe-Chrétien et qui en est la première version. Alors que L'Oeuf et L'Etouffe-Chrétien sont construits d'une manière entièrement libre et neuve, Madame Princesse apparaît comme une pièce parfaitement nue. A l'avant-plan, c'est l'épopée de deux escrocs. En filigrane, c'est la rencontre de deux êtres, de deux âmes qui se reconnaissent. Comme Magis, comme Néron, Madame Princesse et Nicolas sont deux ingénus qui ont leur idée sur le monde et qui refusent l'image toute faite qui leur est tendue. Eux aussi, ils cherchent la vérité - ou, au moins, les failles du mensonge.
Homme contemporain, modeste employé parisien, troglodyte du métro, Magis Emile part à la conquête de la vérité.La pièce nous fait revivre ses mésaventures. Ce sont celles de tout le monde: il trouve un emploi, le perd, en retrouve un autre, des femmes le repoussent, d'autres l'accueillent, sa famille le régale de scènes, il aime jouer aux cartes.Mais, le chemin faisant, Magis découvre que le monde est gouverné par un système, que ce système est faux et que, dès lors, livré au hasard, l'homme est seul devant un univers clos comme un ?uf.Marié, Magis est trompé. Là, menée par sa logique, il va réagir en mettant le système de son côté et de manière à donner une illustration éclatante de sa doctrine. Criminel, Magis enfin s'insère dans la société, se voit béni.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.