Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Ami des femmes
Marani Diego ; Colao Anna
RIVAGES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782743622084
Ernesto, le héros de Diego Marani, est un peu l?anti-Charles Denner de L?homme qui aimait les femmes. Si le héros de Truffaut était troublé, tourmenté, attiré, fasciné à l?excès par le sexe opposé, Ernesto voit les femmes comme des alliées et a peur de son désir. Il y avait presque une pulsion de mort dans la passion de Denner pour les femmes et l?aveu de sa fragilité face à elles; Ernesto, au contraire, a peur de souffrir, et ne veut pas jouer au jeu de l?amour et de la mort des sentiments.Ernesto, 40 ans, professeur de lettres vivant à Trieste, n?a pas de chance avec les femmes. Ce sont peut-être les séquelles d?un très lointain traumatisme d?enfance qui lui font craindre l?amour et rechercher l?amitié qui lui garantirait enfin la tranquillité et la sérénité d?un rapport asexué, échappant ainsi au drame de la passion et à l?esclavage du désir. Mais il est difficile de renoncer aux imprévisibles feux de la passion et voilà qu?Ernesto, après un mariage terne avec Nadia, qu?il connaît depuis l?enfance, poursuit sa quête de femmes-amies, ruminant son « désir de souffrance » qui est comme « le sang pour les requins ». Ses collègues Laura et Marisa, son ancienne élève Lucia, et enfin Jasna la jeune Slovène qui possède toutes les caractéristiques de la classique femme fatale sont les étapes d?un ironique, ou peut-être tragicomique, chemin de croix au cours duquel le lecteur rencontre le mystérieux docteur Parovel, maître en matière d?immoralité. Au bout de ce chemin, c?est toute la vie d?Ernesto qui défile avant d?être remise en cause. Non sans une surprise finale.Sur un ton faussement léger où perce l?ironie, à travers un personnage attachant et drôle malgré lui, Marani explore la relation amoureuse et l?échange entre les hommes et les femmes. Le point de vue est ici masculin et c?est intéressant: il modifie habilement le jeu de rôles habituel. Ici, les femmes sont cyniques et cruelles, et les hommes ? Ernesto en particulier ? naïfs et romantiques (sans être pleinement honnêtes). Il veut aimer sans avoir à jouer au jeu de l?amour, mais il s?apercevra au terme de sa quête que cet espoir est vain.C?est peut-être cette fragilité qu?évoque Marani, et qui nous apparaît souvent de manière comique à travers les mises en scène d?Ernesto avec ses proies, qui est touchante. Et, bien sûr, la difficulté du rapport amoureux, sinon la quasi-impossibilité de la rencontre apaisée, qui n?entraînerait ni souffrance ni mort.Diego Marani, né à Ferrare en 1959, est écrivain, traducteur et journaliste italien. Son roman le plus célèbre Nouvelle grammaire finnoise, traduit dans plusieurs langues, a été publié en France aux Éditions Rivages (BER nº510) et a reçu le prix littéraire Grinzane-Cavour.
Ernesto, quadragénaire banal, recherche l'amitié des femmes pour se protéger de leur amour, qu'il redoute. Mais son mariage terne avec une amie d'enfance ne suffit évidemment pas à le préserver des tentations. D'autant que cet homme qui "désire souffrir" attire inexorablement certaines femmes, volontiers cyniques... Chronique sentimentale et sexuelle bien contemporaine et satyrique, un "roman de l'intranquillité amoureuse" construit autour de fines analyses psychologiques.
Résumé : Construit autour de deux dates - le 12 mars 1938, lorsque l'Allemagne nazie annexe l'Autriche, et le 31 août 1948, lorsque l'écrivain et sa famille quittent la Hongrie, désormais pays satellite de l'URSS -, ce récit mêle confession intime et analyse historique. Sándor Márai ausculte une société tiraillée entre désir d'indépendance et rêve de grandeur nationale qui va finir par servir l'Allemagne nazie. Longtemps présumé perdu avant d'être retrouvé et de paraître en 2013 à Budapest, Ce que j'ai voulu taire constitue le dernier volet inédit des Confessions d'un bourgeois et est un véritable réquisitoire contre le fascisme et la barbarie.
Traduit pour la première fois en français, Divorce à Buda, publié en Hongrie en 1935, s'inscrit dans la lignée de L'Héritage d'Esther ou des Braises, romans qui ont révélé Sandor Marai comme l'un des plus grands auteurs hongrois du XXe siècle. Unité de lieu, de temps et d'action°: dans une Buda somnambulique, deux hommes se retrouvent après de longues années pour un face-à-face nocturne. L'un est juge, l'autre médecin. Anciens camarades d'école, la vie les a séparés, et c'est aujourd'hui le divorce du médecin, que le juge s'apprête à prononcer, qui les réunit. Autour de la figure d'une femme, la réminiscence du passé fait émerger peu à peu un secret enfoui. "°Roman de la bourgeoisie hongroise, fondatrice de la Hongrie moderne°", selon fauteur, cette ?uvre d'une grande subtilité évoque un monde en crise, mais aussi, de façon poignante, l'ambivalence des sentiments et l'illusion tragique de l'amour total
Toute la carrière du "plus grand artiste de tous les temps" à la lumière des études les plus récentes, des dernières attributions, datations et interprétations. Réédition en format réduit de la grande monographie parue en 1999.On s'accorde en général à reconnaître en Léonard de Vinci le plus grand artiste de tous les temps. C'est sa carrière de peintre qui est ici retracée : cet ouvrage est né de la nécessité de reconsidérer l'art de Léonard dans son évolution - des années d'apprentissage à Florence aux débuts autonomes, de la maturité vécue en Lombardie au repliement sur soi dont témoignent les oeuvres tardives -, à la lumière des dernières études et des plus récentes propositions d'attribution, de datation et d'interprétation. Pietro C. Marani raconte les débuts du jeune artiste en nous faisant pénétrer dans cet extraordinaire creuset de la Renaissance que fut l'atelier de Verrocchio, où travaillèrent de concert Léonard, Botticelli et le Pérugin, pour ce citer que les plus fameux. Un éclairage très neuf est également donné sur la mystérieuse Vierge aux rochers dont les deux versions, celle du Louvre et celle de la National Gallery à Londres, continuent d'intriguer, sans que soient oubliés le Léonard de la Cène et le Léonard portraitiste dans sa fabuleuse pénétration de la psychologie des personnages. L'ouvrage est complété par un catalogue synthétique de ses peintures, par une recension de tous les documents relatifs aux commandes qui lui ont été passées et par une très riche bibliographie. Cet ouvrage est la réédition en format réduit de la grande monographie parue chez Actes Sud / Motta en octobre 1999. Dans la même série, on peut lire : Jardins des Médicis (2000) et Giotto (2001). L'AUTEUR : Pietro C. Marani dirige la Soprintendenza per i beni artistici e storici de Milan. Il est aussi directeur adjoint de la Pinacoteca di Brera et enseigne à l'Université catholique de Milan. Les nombreux ouvrages qu'il a consacrés à Léonard de Vinci l'ont fait connaître comme l'un des principaux spécialistes au monde de cet artiste. En France, sont parus de lui deux Léonard de Vinci (Gallimard-Electa en 1996 et Bordas en 1991).
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.
Quatrième de couverture «Autrefois on disait déjà la colline comme on aurait dit la mer ou la forêt. J'y allais le soir, quittant la ville qui s'obscurcissait, et, pour moi, ce n'était pas un endroit comme un autre, mais un aspect des choses, une façon de vivre. [...] J'y montais le soir pour éviter le sursaut des alertes : les chemins fourmillaient de gens, de pauvres gens que l'on évacuait pour qu'ils dorment au besoin dans les prés, en emportant un matelas sur leur vélo ou sur leur dos, criaillant et discutant, indociles, crédules, amusés.» Cesare Pavese, La Maison des collines, 1948.
Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont " ceux de la ferme " d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois " frères " pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.Traduit de l'italien par Nathalie BauerNé en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. À l'âge de 26 ans, avec son premier roman, La Solitude des nombres premiers, il est le plus jeune auteur à obtenir le prestigieux prix Strega : deux millions d'exemplaires vendus, une trentaine de traductions dans le monde. Il confirme ensuite son talent dans Le Corps humain et Les Humeurs insolubles.Nathalie Bauer a publié plusieurs romans et traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des ?uvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Marcello Fois et Michela Murgia.
Résumé : A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.
«À travers l?écriture, je m?approche du moi-même d?il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L?âge de dix ans ne m?a pas porté à écrire, jusqu?à aujourd?hui. Il n?a pas la foule intérieure de l?enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l?extérieur en adultes présumés, mais à l?étroit dans une taille de souliers plus petite.» Comme chaque été, l?enfant de la ville qu?était le narrateur descend sur l?île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l?excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l?envoient à l?infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l?adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux. Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d?initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l?engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l?«âge d?archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l?enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.