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Claude Viallat
Manuel Pierre ; Sacré James ; Viallat-Patonnier Cl
CEYSSON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916373652
Extrait Qui veut aborder l'oeuvre de Viallat, qui veut «voir» Viallat, est confronté à un étonnant paradoxe concernant une oeuvre si souvent assimilée à l'idée de visibilité : l'abondance des obstacles qui s'interposent entre le travail et celui qui tente de le regarder. Obstacles classiques, liés à l'enfermement, par l'histoire de l'art, de cette oeuvre dans une case. Aborder cette pratique en tant que chapitre de l'histoire des avant-gardes françaises des années 1970 est, d'évidence, réducteur. Mais, de façon plus inattendue, il semble que ce soit Viallat lui-même, par ce qu'il dit, par ce qu'il fait, qui multiplie les pièges et les leurres afin de pouvoir avancer masqué. Voir Viallat, c'est donc envisager Viallat contre Viallat. Non qu'il s'agisse de prétendre «débarrasser» l'oeuvre du commentaire que l'artiste en a produit (ce qui serait, au minimum, naïf), mais il faut tâcher de comprendre le rôle de chaque pratique au sein de la méthode Viallat. Car la vie de cet homme, depuis maintenant quarante ans, pourrait se résumer à une question : comment peindre ? Et tout ce qu'il fait ne tend, obstinément, qu'à répondre à ça. Écrire, parler, mais aussi faire des objets, des dessins et des peintures tauromachiques, tout, si l'on peut dire, ne sert qu'à ça : à garantir, par la multiplication des écarts, le maintien fidèle du système. Telle est la méthode Viallat : aller du centre à la marge et de la marge au centre, sans cesse. Mouvement spirale. Multiplier les détours pour revenir à la forme quelconque, et à la répétition. Telle est donc la fonction des objets, des oeuvres tauromachiques et des écrits. Garantir, par la transgression, la fidélité au même. Logique du «débord», pour reprendre un terme qui lui est cher. Comment vivre en ne faisant que ça ? demandions-nous au début. En bordant ce centre de multiples marges qui nous ramènent, infiniment, vers lui. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
L'oeuvre de Pierrette Bloch a commencé à être connue du grand public au début des années 2000 par des expositions au Centre Pompidou, à Vevey (Suisse) à la galerie Karsten Greve (Paris/Cologne). Sa carrière d'artiste démarre pourtant au début des années 1950 et se poursuivra dans une discrétion choisie, en passant par des techniques diverses - le collage, le textile, les crins, des signes graphiques proches d'une écriture pour trouver dans des séries de ponctuations noires sur fond blanc ou blanches sur fond noir (qu'elle désignait elle-même ironiquement comme des "pois") le "langage" auquel elle a été identifiée. Cet ouvrage prend appui sur une sélection des textes critiques qui ont été consacrés aux oeuvres de Pierrette Bloch tout au long de son parcours. La multiplicité des regards, dans l'instant même où apparaissent ces oeuvres - donc sans le recul et le savoir que donne l'histoire une fois nie - permet de superposer et recomposer tous ces moments d'échange entre une artiste et ses premiers critiques, son premier public. De l'acteur et mime Etienne Decroux à Philippe Dagen en passant par Philippe Piguet, Daniel Abadie, Elisabeth Amblard et beaucoup d'autres, c'est toute une autre histoire qui se dévide, à l'écart des divers courants artistiques qui ont occupé la scène des années 1950 à aujourd'hui. Histoire qui fut celle de nombreuses femmes artistes tenues dans l'ombre mais aussi celle d'un chemin que Pierrette Bloch avait choisi de parcourir à son rythme, et avec la seule exigence de rester au plus près de ce qu'elle pensait nécessaire de faire. En complément des textes critiques viennent quelques entretiens accordés par Pierrette Bloch pour des films, des catalogues d'expositions ou pour des émissions radio avec des producteurs tels Alain Veinstein et Laure Adler. Ce livre forme un ensemble inédit à ce jour rassemblant une soixantaine de textes accompagnés d'un index des noms ainsi que d'une bibliographie générale.
Les auteurs, Dimitri Molle et Pierre-Manuel Patry, diplômés de l'Ecole centrale, sont les fondateurs de Sénova, bureau d'études thermiques fiable, réactif et accessible même aux particuliers, intervenant sur tout type de projet et dans toute la France.
Barré François ; Manuel Pierre ; Bodinier Gérard ;
Résumé : A l'écart des catégories traditionnelles des beaux-arts - peinture, sculpture, dessin -, Mehdi Moutashar mène depuis le début des années 1970 une réflexion à la fois sensible et construite, formelle et conceptuelle, où se rejoignent les fondements de la tradition arabo-musulmane - notamment l'arabesque - et les ressources du minimalisme géométrique. Fondée sur l'idée de mesure, son oeuvre témoigne d'une approche philosophique globale de l'espace, où sols, murs, plafonds, vide, ligne d'horizon... relèvent d'une même unité. Cette logique de mesure, qui apparaît aussi bien dans l'utilisation récurrente du carré, source d'écriture, le tracé fondateur et exponentiel des trames ou le module par excellence que constitue la brique, travaille en profondeur toutes les réalisations d'un artiste passionné de construction. Cet ouvrage, qui constitue la première monographie de l'artiste, est plus particulièrement centré sur les dix dernières années de l'oeuvre - la quasi-totalité des pièces antérieures a disparu lors des inondations de 2003. Il est accompagné d'interviews de l'artiste et de textes qui analysent en profondeur les différentes facettes du travail de Mehdi Moutashar. Les notions d'entrelacs, de coupe, de pli, de trame y réactivent sans cesse cette ligne mouvante et continue ouverte à de multiples matériaux - métal, brique, bois brûlé, crayon, papier découpé, pigment outremer, jusqu'à récemment l'élastique de simples tendeurs - et qui s'incarne aussi bien dans les installations, les collages, les pièces murales, les portfolios ou les constructions, dont certaines de très grande envergure, comme la dernière version d'Houé (2010), qui déploie sur plus de 7 mètres les quatre tonnes d'iroko qu'elle met en jeu. Le tout dédié à une poétique de l'espace toujours en devenir où les carrés magiques sont toujours un peu des tapis volants.