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Carnets
Manouchian Missak ; Varjabédian Houri
PARENTHESES
28,01 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 20 février 2026
EAN :9782863644577
Figure de la Résistance et du groupe de l'Affiche rouge, Manouchian est devenu un symbole. Mais que sait-on de sa personnalité avant la clandestinité, avant la guerre, avant l'Histoire ? L'itinéraire de l'orphelin apatride, rescapé du génocide des Arméniens, était resté dans l'ombre, faute de sources. La découverte et l'exploration exhaustive de ses papiers personnels apportent un éclairage sur une personnalité méconnue. Dès l'adolescence au sein des orphelinats de Beyrouth, Manouchian n'a cessé d'écrire. Dans ses carnets et agendas de poche, il consigne rendez-vous et lectures, mais aussi pensées, doutes, élans poétiques, réflexions intimes, en arménien comme en français. Préservés des perquisitions de la Gestapo, transportés en Arménie soviétique par Mélinée Manouchian après 1945, puis longtemps secrètement conservés à Erevan, ces documents couvrent les années 1927-1939. Poèmes, lettres, listes de livres, notes sur l'art, la musique, la société, méditations sur la liberté et la justice, l'identité, les luttes sociales : ils dessinent un portrait sensible du lecteur passionné de Romain Rolland, Hugo, Baudelaire, Wilde... avant qu'il ne devienne résistant. Cette édition présente l'intégralité de ces Carnets, pour la première fois traduits ou retranscrits, accompagnés de reproductions des originaux, d'un choix de poèmes et de souvenirs de contemporains. Cet ensemble inédit éclaire la formation intellectuelle et politique de Missak Manouchian et restitue, au-delà du personnage historique, la voix profonde d'un homme brûlant de savoirs qui veut dépasser sa condition d'exilé.
Manouchian Missak ; Daeninckx Didier ; Manoukian A
Un recueil regroupant les 56 poèmes de Missak Manouchian, figure de la résistance et héros de l'Affiche Rouge, mort pour la France en février 1944. Des poèmes inédits pour la première fois traduits en France dans une magnifique édition bilingue.Il me semble que dans la rue les gensLuttent terriblement avec le temps,Et à chaque instant, de victoire en victoire,Pour l?avenir s?élève une armée?Il était l?un des « vingt-et-trois » chantés par Léo Ferré. Missak Manouchian est mort pour la France. Mais bien avant de prendre les armes pour défendre la liberté, cet immigré arménien s?est armé de mots. Sa poésie dit la nostalgie de son pays meurtri, sa souffrance d?étranger apatride, son aspiration à un amour fraternel entre les hommes et sa colère contre les injustices.Pour la première fois traduite en intégralité, son ?uvre poétique est un préambule inédit à son engagement dans la Résistance.Missak Manouchian (1906-1944) était à la tête du groupe de l?Affiche Rouge. Exécuté avec d?autres camarades au Mont-Valérien, sa dernière lettre à son grand amour Mélinée a inspiré à Louis Aragon l?un de ses plus grands poèmes. Le 21 février 2024, Missak et Mélinée Manouchian entrent au Panthéon.Traduit de l'arménien par Stéphane CermakianPréface d'André ManoukianIntroduction de Didier Daeninckx
Résumé : Le bestiaire fantastique de Stan Manoukian, plus de 300 illustrations reproduites pour la première fois dans une anthologie d'art.. Une magnifique anthologie de plus d'une centaine des créatures de Stan Manoukian. Ces monstres uniques transportent le lecteur dans un monde fantastique et surréaliste où la nature est omniprésente.
Prostituées, entremetteuses, filous, rufians, épouses à la cuisse innombrable, maris trompés ou complaisants, prêtres et moines également goinfres et paillards, étudiants un peu trop lestes et marchands un peu trop malins, miracles de carnaval et hauts faits de mauvais lieux, telle est la substance des fabliaux dont le comique énorme, la truculence déjà rabelaisienne sont comme l'envers du Moyen Âge courtois et la dérision du monde chevaleresque.
Le voyage peut, par la prodigalité de ses étapes ? imprévus, haltes forcées, rencontres inattendues voire inespérées ?, instituer une relation différente au temps, au point que ce sont les interstices du programme projeté qui en constituent l'intérêt. Si le chemin vaut plus que le but, l'étape vaut mieux que le déplacement, et parfois le temps perdu à un comptoir, dans un sofa, à une terrasse ou pour un détour marquera le voyage plus qu'un monument ou un point de vue répertorié. C'est à une forme d'éloge de la paresse et de la nonchalance que nous sommes conviés, pour découvrir avec l'auteur, de l'éruption de l'Eldfell en Islande aux clandés du Mato Grosso, d'une cellule de prison au Pérou à l'Extrême-Orient Express, toute la saveur du "temps retrouvé".
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : " Un bon architecte n'est point un homme ordinaire, puisqu'indépendamment des règles fondamentales de son art, il est important qu'il soit muni de la théorie de ceux qui y ont relation, tels que les mathématiques, la perspective, la sculpture, la peinture, l'art du jardinage, la coupe des pierres, la menuiserie, la charpenterie, etc. tout est de son ressort. Il lui est également essentiel d'être homme de lettres, d'avoir reçu une éducation cultivée, et d'être d'une probité à toute épreuve ; Vitruve exigeait même que nous eussions des connaissances de la philosophie, de la physique expérimentale, de la médecine et de la musique. Qu'on juge donc par là de l'importance de cette profession, " Jacques-François Blondel, Discours sur la nécessité de l'étude de l'architecture, 1754. " Un sous-ingénieur doit avoir été doué d'un génie vaste et pénétrant, capable de découvrir les rapports, de saisir les objets les plus éloignés, d'atteindre les choses les plus abstraites, et d'en faire les applications les plus heureuses. Son esprit doit être cultivé pour soutenir par la force et la solidité de ses raisonnements, la profondeur et l'étendue de ses recherches : il doit avoir aussi reçu de la nature une âme sensible et patriotique pour hâter les projets qui lui paraîtront utiles à l'Etat et à ses compatriotes, et du goût pour distinguer les plus utiles et les moins dispendieux. " De Bourges, Dissertation d'élève de l'Ecole des ponts et chaussées, 1779.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.