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Nous nous quittons, c'est là ma route. Carnets
Mannoni Octave
DENOEL
25,50 €
Épuisé
EAN :9782207237427
Ces trois carnets inédits d'Octave Mannoni constituent un journal écrit entre 1921 et 1958, date à laquelle sa passion de témoigner a trouvé une nouvelle voie à travers son oeuvre psychanalytique. Ici l'on découvre les sources de sa formation : interrogations du jeune philosophe, frayage du poète, saisissement et aléas de la vie amoureuse, ironie de l'expérience coloniale, étonnements et doutes, insistance des rêves enfin... Et il apparaît alors que l'analyse de l'auteur a commencé bien avant ce jour de l'après-guerre où il s'est rendu chez Lacan, lequel a pu lui dire : "Vous êtes un obsessionnel guéri". Car la curiosité et l'humour ne sont pas restés en attente chez celui qui n'a cessé d'être animé par la passion de savoir et d'aimer, ou encore de rester en éveil au contact de la création littéraire. Voici donc le "carnet de route" d'un écrivain et d'un homme de liberté, mais aussi un document sans équivalent sur une rencontre avec la psychanalyse en sa vérité insolite.
Résumé : En 1947, éclate à Madagascar une insurrection considérée comme le signe avant-coureur de la décolonisation en Afrique. Elle est très violemment réprimée, mais se poursuit jusqu'à la fin 1948. Dès cette année, Octave Mannoni, qui vit dans le pays, écrit un texte fondateur, Psychologie de la colonisation, qui constitue une critique radicale du colonialisme. Il y montre, par la voie de la psychanalyse et de la psychologie, comment les images que le colonisateur s'est fabriquées du colonisé nient celui-ci : "Le Nègre, c'est la peur que le Blanc a de celui-ci". Mannoni analyse le mécanisme de dépendance unissant le colonisé au colon par l'écran imaginaire que chacun a dressé entre lui et l'autre. La perspective anthropologique est donc aussi essentielle dans cette réflexion que les préoccupations politiques qui l'ont motivée. Cette analyse, totalement nouvelle en 1950, provoqua de vigoureuses critiques d'Aimé Césaire et de Frantz Fanon, qui visèrent particulièrement le "complexe de dépendance" du colonisé. Mannoni y répondit dans des articles ou de nouvelles introductions aux rééditions successives du livre, dont cette nouvelle édition rendra compte. Aucune analyse du racisme n'est neutre, il le sait. C'est donc aussi une "décolonisation de soi-même" qui s'impose, toujours à recommencer, comme il l'écrira dans un article ultérieur, donné ici à la suite du livre. Octave Mannoni (1899-1989), psychanalyste, était aussi philosophe et ethnologue, une polyvalence qui l'a installé comme une voix originale dans le champ de la psychanalyse française. Livio Boni est philosophe et psychanalyste. Il travaille sur l'implication de la psychanalyse dans la critique de la condition coloniale. Il a notamment publié L'Indede la psychanalyse. Le sous-continent de l'inconscient (Campagne première, 2011) et récemment, avec Sophie Mendelsohn, La vie psychique du racisme (La Découverte, 2021).
Voici un recueil de lettres dont on ne prétend à être rien de plus que le transcripteur soigneux ou le traducteur scrupuleux. Dora écrit à Mme K. , l'Homme aux rats à son ami Franz, un cousin de Schreber à Freud, un linguiste lecteur de Lacan à une sienne amie, un psychanalyste de Trieste à sa femme, un sémanticien (en prison pour viol) à une universitaire auteur d'une thèse sur la nécrophilie chez Baudelaire, un jésuite de Paris à une autorité du Vatican... Lettres où l'on verra paraître encore Joyce et Svevo, Otto Gross et bien d'autres. Lettres fictives bien sûr, même si certains auteurs et personnages sont bien "réels" et appartiennent à l'histoire. Mais surtout, lettres qui font librement le tour d'autant d'apories, qui sont celles du savoir d'aujourd'hui. Qu'est-ce que la fin d'une analyse ? Qu'est-ce que l'analyse peut apporter à un écrivain et l'écriture à l'analyse ? Qu'en est-il des rapports de la linguistique et de la sémantique ? que faut-il entendre par athéisme de Freud ? Où peut nous entraîner le rapport de la psychiatrie à l'appareil judiciaire ? Et qu'on n'aille surtout pas dire que le divertissement fait obstacle au sérieux. Octave Mannoni (1899-1989), psychanalyste, était un esprit libre qui a vécu presque 30 ans en Martinique et à Madagascar. Sa rencontre avec Lacan, fin 1945, déclenche la rédaction d'un premier livre qui soulèvera un tollé en 1950 : Psychologie de la colonisation (Seuil) marquera profondément son époque. Il n'aura de cesse ensuite de s'appuyer sur sa connaissance fine de l'ethnologie et de la philosophie pour étoffer sa pratique psychanalytique. Ses écrits théoriques ont été publiés au Seuil, dans les collections "Esprit" et "Le Champ freudien" dont Clefs pour l'imaginaire ou l'Autre Scène et Ca n'empêche pas d'exister.
McDougall Joyce ; Vasse Denis ; Mannoni Octave ; D
En quoi l'intervention analytique rompt-elle avec la rééducation et se sépare-t-elle de l'interprétation préfabriquée ?Comment cela permet-il d'opposer l'analyste avec Procuste, figure même du brigand normalisateur ? Ces questions avancées par Octave Mannoni ouvrent ce recueil de textes cliniques prolongés par des débats. Octave Mannoni, Joce McDougall, Denis Vasse, Laura Dethiville livrent des "histoires" , histoires dans lesquelles chacun de nous est susceptible de retrouver sa propre angoisse, ses moments de solitude et de désespoir. Participent aux débats : Jean Bellemin-Noël, Léon Chertok, Monique David-Ménard, Françoise Dolto, Patrick Guyomard, Dominique Guyomard, Maud Mannoni, Octave Mannoni, Jacques Sédat, Conrad Stein, Josée Van Tran, Claude Veil.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...