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Ce qui manque à la vérité pour être dite
Mannoni Maud
DENOEL
21,65 €
Épuisé
EAN :9782207235195
Comment devient-on une psychanalyste nommée Maud Mannoni ? A cette question et à nombre d'autres, celle-ci répond ici en livrant un témoignage où elle se risque à dire ce qui a décidé d'un trajet de vie et ne cesse d'animer un travail qui mise sur la création pour contrer les forces de mort et de ségrégation et pour approcher l'inconscient énigmatique. Aussi l'évocation s'ouvre-t-elle sur le souvenir de Ceylan, celui d'une petite enfance comblée, près d'une nourrice aimée, dans un bain de langues partagées. Puis c'est la rupture brutale, l'arrivée en Europe, la mémoire endolorie, le temps d'une jeunesse sous anesthésie. Et, au réveil, une passion émerge, liée à la rencontre avec l'analyse en Belgique puis à Paris, soutenue avec les patients, associée à la présence de F. Dolto, d'O. Mannoni, de J. Lacan, de D. W. Winnicott, de R. D. Laing, de J. Bleger, ou encore de tous ceux qui cherchent à retrouver la langue perdue de l'enfance, à se ressourcer dans le jeu et la fiction ou à réinventer ce qui permet de dénouer les fils d'une histoire afin que des sujets ne soient pas condamnés à la folie ou privés de leurs possibilités de novation. Et donc, de Freud aux analystes latino-américains affrontés aux dictatures, ou de Dickens aux jeunes d'aujourd'hui en difficulté, ce récit implique tous ceux pour qui la violence sociale n'est pas le dernier mot et pour qui la fantaisie a le droit de cité.
Résumé : La gestion des problèmes de santé devient schizophrénique. Cette situation n'est pas nouvelle mais elle empire. Pour preuve le sort qui risque d'être fait à Bonneuil, menacé de disparition puisque c'est le principe même de cette institution éclatée, fondée par Maud Mannoni en 1969, qui est remis en cause par des circulaires aveugles. On le sait, dans ce lieu de vie, on accueille des enfants et des adolescents psychotiques, on les suit et les accompagne, parfois jusqu'à l'âge adulte, tout au long d'un parcours difficile vers une réinsertion dans le monde " normal ". Bonneuil permet au " handicapé mental " de rejeter l'institution, de refuser la thérapie et de vivre, entre présence et absence, entre le travail scolaire et un apprentissage désiré, dans une famille d'accueil, à la campagne. Ainsi - et les cas cliniques rassemblés ici par Maud Mannoni en sont la remarquable illustration - des enfants autistes, mutiques rattrapent leur retard scolaire, parfois de façon fulgurante, pour se donner plus tard un métier. Or l'administration interdirait à Bonneuil ce qui fait son originalité et sa raison d'être : d'une part, la possibilité d'assurer la prise en charge, au-delà de vingt-cinq ans, de véritables rescapés de la misère psychique ; d'autre part, le droit de recevoir des " malades " venant de régions éloignées, comme d'en envoyer en province au-delà de cent kilomètres pour qu'ils puissent commencer à vivre. Comment ne pas partager la colère et l'inquiétude de tous ceux qui ont fait la preuve qu'on peut aider le sujet handicapé à refuser une régression dans la maladie ou une protection derrière l'image du " fou " qu'on lui renvoie de lui-même, alors qu'il découvrira, dans le travail, qu'il compte pour les autres et peut compter sur eux - ce qui lui donne accès au monde de la parole et du pacte symbolique qui est celui des humains.
Maud Mannoni, psychanalyste, a choisi de se tourner vers le personnage de Virginia Woolf pour interroger le féminin dans son rapport à l'inconscient. Il ne s'agit ni d'un hommage littéraire, ni d'une étude clinique mais du dialogue d'une femme psychanalyste avec la vie et l'oeuvre d'un écrivain soucieux "d'écrire comme écrivent les femmes". D'une autre manière que les hystériques qui "ne savent pas ce qu'elles disent", c'est par l'écriture que Virginia Woolf choisit de donner corps à la question du féminin. On sait que ce sont des paroles de femmes, hystériques, qui ont conduit à la découverte de l'inconscient. Pourtant, paradoxalement, la psychologie féminine est toujours restée aux yeux de Freud un énigmatique "continent noir". Ce ne sera que sur l'initiative de femmes que la psychanalyse se mettra à l'écoute de ce que dit la parole féminine. Qu'est-ce qu'une femme ? La psychanalyse et la création littéraire sont, l'ouvrage de Mannoni en témoigne, des lieux privilégiés de l'élaboration de cette interrogation. --Émilio Balturi
Résumé : L'enfant arriéré et sa mère. Les enfants "arriérés " sont enfermés par la société dans une classification et dans un rôle qu'on évite le plus souvent de remettre en question. Ce préjugé peut pénétrer jusque dans le monde des analystes -où certains nient qu'une thérapeutique des arriérés soit possible. Objet de l'angoisse de la mère dont il a reçu, plus qu'aucun autre, ce statut d'objet auquel il a tant de peine à s'arracher, soumis à des rééducations de toutes sortes et, en désespoir de cause, à divers " placements ", le débile a toujours appris à attendre sa vérité et sa parole de l'Autre. Pourtant, tout accès à la place de sujet ne lui est pas vraiment barré. Ce livre a été le premier à tenter de montrer que le débile est capable d'entrer dans une relation psychanalytique valable.
Résumé : Le recours des parents aux psychologues, orienteurs, rééducateurs, psychiatres ou psychanalystes est-il une " démission " ? LA nature de l'aide dont les enfants ont besoin n'est pas toujours ce qu'on imagine. Difficultés scolaires, troubles caractériels ne sont pour l'enfant qu'un moyen de faire connaître un malaise qui le dépasse. Que voit, que sait le psychanalyste lors du premier contact ? Quel est son rôle propre et irremplaçable ? Maud Mannoni le fait comprendre au moyen d'exemples bouleversants, dans ce livre qui contient des vérités que l'on a trop coutume de taire.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.