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Elles ne savent pas ce qu'elles disent
Mannoni Maud
DENOEL
15,15 €
Épuisé
EAN :9782207246856
Maud Mannoni, psychanalyste, a choisi de se tourner vers le personnage de Virginia Woolf pour interroger le féminin dans son rapport à l'inconscient. Il ne s'agit ni d'un hommage littéraire, ni d'une étude clinique mais du dialogue d'une femme psychanalyste avec la vie et l'oeuvre d'un écrivain soucieux "d'écrire comme écrivent les femmes". D'une autre manière que les hystériques qui "ne savent pas ce qu'elles disent", c'est par l'écriture que Virginia Woolf choisit de donner corps à la question du féminin. On sait que ce sont des paroles de femmes, hystériques, qui ont conduit à la découverte de l'inconscient. Pourtant, paradoxalement, la psychologie féminine est toujours restée aux yeux de Freud un énigmatique "continent noir". Ce ne sera que sur l'initiative de femmes que la psychanalyse se mettra à l'écoute de ce que dit la parole féminine. Qu'est-ce qu'une femme ? La psychanalyse et la création littéraire sont, l'ouvrage de Mannoni en témoigne, des lieux privilégiés de l'élaboration de cette interrogation. --Émilio Balturi
Résumé : L'enfant arriéré et sa mère. Les enfants "arriérés " sont enfermés par la société dans une classification et dans un rôle qu'on évite le plus souvent de remettre en question. Ce préjugé peut pénétrer jusque dans le monde des analystes -où certains nient qu'une thérapeutique des arriérés soit possible. Objet de l'angoisse de la mère dont il a reçu, plus qu'aucun autre, ce statut d'objet auquel il a tant de peine à s'arracher, soumis à des rééducations de toutes sortes et, en désespoir de cause, à divers " placements ", le débile a toujours appris à attendre sa vérité et sa parole de l'Autre. Pourtant, tout accès à la place de sujet ne lui est pas vraiment barré. Ce livre a été le premier à tenter de montrer que le débile est capable d'entrer dans une relation psychanalytique valable.
Qu'est-ce qui, au cours du trajet d'un analysant, fait de lui un analyste ? Quels sont les remaniements que rend possible une analyse et en quel sens l'expérience est-elle didactique ? Qu'en est-il du "travail" de l'analyste et de sa formation ? En quoi une éthique institutionnelle peut-elle éviter l'assujettissement à l'administratif ?Revenir à ces questions cruciales suppose de rompre avec la langue morte de l'abstraction stérilisante pour réactualiser l'analyse en tant que passion de l'être et la théorie comme fiction rigoureuse laissant place à l'invention et à la création. Car si une analyse n'est pas la rencontre d'un "patient parfait" et d'un analyste-robot, c'est qu'elle met en jeu une vérité à retrouver dans la parole. A travers le symptôme, dans le jeu partagé et jusque dans l'accueil de la haine et du mensonge, une histoire peut alors se dénouer et un travail de séparation s'effectuer.
Une société fait ses fous, définit leur statut de fous et crée, pour les prendre en charge, une institution qui ne peut que les transformer en objets. Contester cette objectivation ne peut se faire sans remettre en question les institutions psychiatriques telles que nous les voyons fonctionner, et la psychiatrie, et le psychiatre dans son statut de représentant du groupe qui le mande, et les sciences auxquelles la psychiatrie se réfère. La réalité de la folie n'en est pas niée pour autant ; ce qui est mis en cause, c'est son assimilation à une maladie. Tels sont les thèmes de cet ouvrage (paru au "Champ freudien" en 1970) où un équilibre se fait entre le concret des analyses de cas et l'étendue de l'information théorique.
Résumé : Maud Mannoni nous met en garde contre tout ce qui pourrait constituer, qui déjà souvent a constitué, une remise au pas de la psychanalyse par l'institution, par la psychiatrie ou par un système de savoir figé. La théorie peut jouer chez l'analyste comme une défense contre l'écoute de ce que dit l'analysand, de ce qu'il apporte d'imprévisible et contre l'aventure que l'analyste doit traverser avec lui. Il y a chez Freud, une autre conception de la théorie : entendue comme fiction. Dans une partie de l'enseignement de Lacan, mais aussi chez Winnicott, Maud Mannoni trouve appui pour refuser de fonder le diagnostic sur des critères de style psychiatrique, et rechercher ainsi une pratique qui laisse large place à l'imaginaire grâce à un " espace de jeu ".
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.