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Dorothea von A.
Mann Carol
SEGHERS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782232103650
Août 1918. Nice : les derniers mois de la guerre, dans la chaleur d'un été torride. Le long de la baie des Anges, tandis que les femmes du monde jouent aux infirmières dans les palaces transformés en hôpitaux, on rencontre des réfugiés, des princes russes décavés, des Parisiens qui ont fui les bombardements, quelques marchands de tableaux en quête d'une nouvelle clientèle et, indifférents à tout ce tapage, Soutine et Modigliani. C'est dans ce décor saturé de lumière et d'odeurs qu'arrive Dorothea, avec sa fille Victoire. Depuis quatre ans, Dorothea vit la guerre comme une déchirure : Viennoise et juive, elle a épousé un Français. Les événements, la chaleur, le soleil, les couleurs, Modigliani vont peu à peu la transformer et la révéler à elle-même.
Résumé : Après vingt-cinq ans passés à observer le vécu et le comportement des femmes dans des zones de conflit du monde entier (Bosnie, Afghanistan, RDC, Kurdistan...), Carol Mann, historienne et sociologue, a voulu étudier dans la même perspective "genrée" un sujet qui la touche personnellement : l'expérience des femmes pendant la Shoah en France, ce qui jusqu'ici n'avait pas été traité en profondeur. Elle l'a fait à partir de la lecture de journaux intimes (Hélène Berr, Tereska Torrès et d'autres inédits) et surtout des milliers de lettres, et cartes postales, écrites principalement dans le camp de Drancy et rassemblées au Mémorial de la Shoah, dont certaines n'avaient pas été ouvertes depuis la guerre. A côté d'une analyse rigoureuse de la sociologie des victimes (israélites françaises et réfugiées de l'Est, bourgeoises et femmes du peuple...), on a ici la présentation d'un matériau unique : la tragédie en direct, écrite dans l'urgence sur des cartes réglementaires ou des feuilles à carreaux cachées dans des paquets, voire sur des bouts de papier jetés des wagons plombés. Leurs autrices, obsédées jusqu'au bout par la survie de leurs proches, ignorent encore ce qui les attend dans les camps de la mort, ce qui rend la lecture de ces documents d'autant plus poignante.
Déborah Lifchitz, une des premières ethnologues à avoir fait des recherches en Afrique aux côtés de Michel Leiris, puis Denise Paulme, déportée et assassinée à Auschwitz dans la réalité, survit et part au Congo Belge avec Vital, un compagnon d'origine grecque, victime des expériences médicales dans les camps. Déborah et Vital se rencontrent à l'hôtel Lutétia en été 1945, où les déportés ont été ramenés ; on se retrouve d'emblée dans le Paris de l'immédiat après-guerre. Vital fait partie de la communauté séfarade de Rhodes, implantée au Congo depuis le tout début du xxe siècle, c'est donc sa famille qu'il va rejoindre à Kinshasa, puis à Stanleyville (aujourd'hui Kisangani). La vie de cette communauté au Congo (très peu connue chez nous) est évoquée dans le détail de sa vie quotidienne (à lire Carol Mann on ne peut s'empêcher de penser aux descriptions de George Orwell dans Une Histoire birmane, ou d'André Gide dans Voyage au Congo). Déborah est confrontée au système colonial belge.
Voici une histoire critique de la diversité des destins, rôles et comportements des femmes durant les deux derniers grands conflits mondiaux en Europe et aux États- Unis. Celles-ci y ont endossé tous les rôles pour le meilleur et pour le pire: militaires, espionnes, agents, munitionettes, résistantes, gardiennes de camps, mères de famille, infirmières dans des villes assiégées, bombardées ou occupées, de Londres à Leningrad, en passant par Paris et Berlin. Dans le même temps, la mode, la cuisine et la vie quotidienne ont dû être réinventées sous la pression des restrictions, faisant surgir des passions de façon souvent inattendue. Jamais le rôle des femmes n'y a dupliqué celui des hommes. Car elles durent se battre simultanément sur deux fronts: en premier lieu, l'ennemi de la patrie, clairement identifié, mais aussi, à un niveau moindre, la machine de l'État qui exerça une surveillance accrue sur le corps féminin, en particulier dans l'Allemagne nazie. Les stratégies de refus, de négociation et de résistance qu'elles déployèrent à l'arrière des fronts ou dans les camps de la mort furent autant de tentatives pour affirmer une notion d'être civilisé à des époques caractérisées par une déshumanisation totale. Enfin, pour la première fois en France, ce livre évoque le combat spécifique des femmes pendant la Shoah. Pour réussir cette synthèse magistrale, Carol Mann s'est appuyée sur des documents inexplorés jusqu'ici: chroniques et journaux de femmes dans le Paris de la Première Guerre mondiale et du Ghetto de Varsovie ainsi que la presse féminine de tous les pays en guerre.
Deux voix en alternance. Celle d'une jeune fille éperdument amoureuse d'un homme plus âgé. Celle de cet homme éperdument amoureux de la jeune fille. Eloïse et Alain habitent le même immeuble. Elle au septième, dans une chambre de bonne. Lui trop confortablement installé dans une vie bourgeoise au quatrième. La passion jaillit, simple et brûlante. Leur vie bascule. En dépit de la grisaille qui les entoure. Rendez-vous le soir même à la gare de Lyon pour prendre un train qui les mènera tout droit vers ce bonheur mirifique auquel chacun n'a cessé de rêver. Vont-ils partir ensemble ? Le lecteur les accompagne pendant ces quelques heures qui décideront d'une nouvelle vie.
En 1964, Jean Clouzet écrivit ce qui fut le tout premier livre sur Jacques Brel. L'auteur était cardiologue le jour, critique de jazz la nuit et passionné de musique à toute heure. L'artiste et le " toubib ", comme le surnommait le " Grand Jacques ", étaient liés par une curiosité et une estime mutuelles. De cette rencontre est né un ouvrage de référence, réédité pendant plus de vingt ans. Pour cette nouvelle édition, Angela Clouzet, journaliste et fille de l'auteur, a recueilli les témoignages des musiciens de Brel - Gérard Jouannet, François Rauber ou encore Jean Corti -, qui reviennent sur leur collaboration musicale et leur amitié pour " Jacques ". Avec un regard tendre et pertinent, celui d'une autre génération, elle évoque les grands thèmes bréliens ainsi que ses adieux à la scène. Enfin, trois jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, Yann Tiersen, Dominique A et Christian Olivier, chanteur des Têtes Raides, réunis lors d'une interview croisée, analysent la place et l'influence de Brel dans leur parcours musical.
Résumé : " Vous entendrez la femme royale, la fille de la rue espiègle ; vous entendrez le prix de la survie de la femme noire et vous entendrez sa générosité. " James Baldwin Longtemps, Maya Angelou a été méconnue du public français, avant d'être célébrée à sa juste mesure depuis 2008 pour ses romans autobiographiques, dont le célèbre Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage. Activiste et écrivaine, Angelou l'était bien sûr, mais elle se considérait aussi comme une poète. Au début de sa carrière, elle alternait la publication de chaque texte autobiographique avec un recueil. Et pourtant je m'élève, son troisième opus publié en 1978, demeure l'un de ses plus emblématiques. Composé de 32 poèmes, divisés en trois parties, il révèle une Maya Angelou dans sa pleine maturité poétique, tour à tour sentimentale ou engagée, évoquant aussi bien des motifs intimes (l'amour, la maternité, la famille), que les thèmes ouvertement politiques (les difficultés de la vie urbaine, la maltraitance, la drogue, le racisme du vieux Sud). Ce qui caractérise sa voix est une détermination sans faille à surmonter les épreuves, quelle qu'elles soient, et la confiance, la force, la fierté qu'elle puise dans son identité de femme noire. Si Maya Angelou réjouit le lecteur d'aujourd'hui, c'est parce que son sens de la provocation et de la formule ne se départit jamais d'humour et ne verse jamais ni dans le désespoir, ni le communautarisme ou la haine de l'autre. Elle est cette femme phénoménale dont le poème éponyme brosse le portrait, et nous enjoint de le devenir à notre tour : Je dis / C'est dans le feu de mon regard / Et l'éclat de mes dents / Le balancement de ma taille / Et la joie de mes pieds. / Je suis une femme / In-cro-ya-blement. / La femme phénoménale / C'est moi.
Résumé : Toutes les facettes du génie de Maurice Garçon enfin révélées dans un beau-livre. On savait déjà que Maurice Garçon (1889-1967) n'était pas seulement l'une des plus grandes figures du barreau. Nul n'ignorait que cet académicien était également conférencier, historien, parolier, amateur de sorcellerie, écrivain, et l'auteur, notamment, d'un Journal dont une partie (1939-1945), publiée en 2015, rencontra un grand succès public. Mais peu de monde savait, jusqu'à ce jour, qu'il était aussi un artiste. De sa vie, Garçon fit une fête. Pinceau ou crayon en main, dans les salles d'audience de province comme en voyage au bout du monde, Garçon s'amuse : il croque, caricature, dessine, aquarelle. Il peint comme il écrit, il écrit comme il plaide - avec passion. Pour restituer ce foisonnement, il était nécessaire de tenter de mettre un peu d'ordre, et l'ordre alphabétique s'imposa. Cet abécédaire Maurice Garçon met en évidence le talent, l'imagination, la fantaisie, l'humour de cet avocat hors norme dont la carte de visite ne saurait être autre, désormais, que : Maître Maurice Garçon, artiste !
Résumé : Le 22 octobre 2021, Brassens aurait eu 100 ans : un siècle de liberté, d'humour et de générosité, ça se fête. Brassens n'est pas seulement l'une des figures les plus influentes, les plus mythiques de la chanson française, il est l'un des membres de notre famille : c'est notre tonton Georges. Plusieurs générations d'auteurs, de compositeurs et d'interprètes ont grandi à l'ombre de sa moustache et de sa pipe. Tous savent que, derrière le personnage à la voix rocailleuse, derrière la pompe de sa guitare et la verdeur de son verbe, il est une intarissable source d'inspiration. Certains gardent en tête ce qu'ils doivent à son irrévérence, à son combat joyeux contre les conventions ; certains restent charmés par le poète de Sète, éternel amoureux des femmes ; certains célèbrent le copain d'abord, le bon vivant resté simple, fidèle, malgré les trompettes de la renommée. Tous sont prêts aujourd'hui à lui rendre hommage, en mots et en images. C'est le projet de cet album Brassens a 100 ans : donner la parole aux enfants et aux petits-enfants de Georges et faire vivre, encore, à travers leur voix, leur regard, ce géant de la chanson.