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Principes du gouvernement représentatif
Manin Bernard
CALMANN-LEVY
24,40 €
Épuisé
EAN :9782702124079
L'auteur, professeur à New York University et à l'Institut d'Études politiques de Paris, poursuit dans cet ouvrage un projet paradoxal. Il s'agit, en effet, de dégager les traits aussi bien aristocratiques que démocratiques du gouvernement représentatif. Contrairement à une opinion communément reçue, l'élection n'est pas l'instrument démocratique par excellence. Des Athéniens à Rousseau, la démocratie impliquait d'ailleurs d'autres modes de désignation des responsables. Comment un mode de gouvernement qui passait plutôt jusqu'au XVIIIe siècle pour aristocratique peut-il aujourd'hui être considéré comme une des formes privilégiées de la démocratie ? Quelle énigme enferme donc un dispositif institutionnel pour faire l'objet d'interprétations si diverses ? C'est à cette question que Bernard Manin tente ici de répondre dans un style limpide et avec une précision documentaire remarquable. Un ouvrage qui convient parfaitement à l'attente des étudiants en sciences politiques, et intéressera aussi bien l'historien que le philosophe. --Paul Klein
La délibération politique a un rôle décisif à jouer en démocratie. Elle permet l'affrontement public entre des conceptions différentes du bien et de la justice. Elle donne ainsi aux citoyens la possibilité de faire leurs propres choix. C'est pourquoi elle fonde, autant que le vote à la majorité, la légitimité des décisions collectives. Encore faut-il que ses conditions sociales et Institutionnelles soient réunies. Là où le débat ne prend pas une forme réellement contradictoire, au sein des assemblées comme dans les échanges sur Internet, la discussion renforce surtout le conformisme. Il y a là un redoutable défi pour des sociétés menacées par la ségrégation sociale et la polarisation idéologique. Bernard Manin a fait de la délibération l'un des thèmes centraux de son oeuvre en théorie politique. Les essais qu'il lui a consacrés, au fil de quatre décennies, sont réunis pour la première fois dans ce recueil. Ensemble, ils dessinent une théorie originale et profonde qui éclaire la valeur, les conditions et les limites de la délibération politique, et renouvelle ainsi notre compréhension de la démocratie.
Toute la biologie moléculaire du XXe siècle est édifiée sur la célèbre structure en double hélice de l'ADN qui fut découverte en 1953 par James Watson et Francis Crick. Il devint désormais possible d'expliquer la biosynthèse des protéines, les mutations provoquant la variation intraspécifique chère à Darwin, la diversité confondante des anticorps, le mécanisme des infections virales, etc. Toutes les biotechnologies actuelles utilisent, d'une manière ou d'une autre, l'ADN et ses propriétés (manipulations génétiques des cultures de cellules in vitro, clonage, préparation de vaccins ou de médicaments par voie biologique, recherche d'organismes transgéniques en agriculture, essais de thérapie génique, etc.). On connaît bien moins les innombrables recherches qui ont précédé cette découverte et ses applications. C'est précisément cette période de l'histoire des sciences qui est racontée ici. A travers ce récit très documenté des prémices de la biologie moléculaire, on découvre la patience des travailleurs scientifiques qui - en un demi-siècle, au prix d'erreurs fréquentes, d'études pénibles souvent engagées dans de mauvaises voies, de critiques acerbes provenant des chercheurs rivaux, d'intuitions fulgurantes ou de revirements spectaculaires - ont finalement établi la composition et la structure de cette molécule si importante qu'on a pu penser, un temps, qu'elle renfermait le secret de la vie. Enseignant la biologie, l'un au collège et l'autre en classes préparatoires, les deux auteurs ont en commun une longue passion pour l'histoire des sciences. Celle-ci offre le moyen de faire beaucoup mieux comprendre et assimiler les notions d'un savoir particulièrement difficile à élaborer, en nous faisant assister à sa construction au fil du temps et des recherches.
Face aux conceptions de la démocratie qui réduisent la décision publique au décompte des votes, la théorie délibérative soutient que la démocratie doit une part essentielle de sa valeur à la formation des volontés politiques des citoyens. Elle préconise une manière particulière d'organiser cette formation : par la délibération collective. Née il y a quelques décennies dans les démocraties libérales, cette théorie a inspiré quantité d'expériences et de pratiques nouvelles : des jurys, panels et assemblées de citoyens ont été mis en place dans de nombreux pays. Une vingtaine de spécialistes internationaux présentent ici ce "tournant délibératif" de la démocratie. Ils analysent les diverses facettes du concept ainsi que ses limites, retracent les multiples recherches de terrain qu'il a suscitées, reviennent sur les débats contemporains autour de l'idéal délibératif et sur les diverses déclinaisons de la démocratie participative.
Résumé : Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait alors pas à gouvernement représentatif ; c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats. Que s'est-il donc passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux Etats-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Dans cet essai, Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
De nature réservée, Julien Clerc doit pourtant ses débuts à son audace : à dix-sept ans, alors qu?il fait du camping en Corse, il se propose comme chanteur dans un groupe pour un concert au Bout du monde. Il n?a encore jamais chanté de sa vie. Trois ans plus tard, attablé à L?Écritoire, un café parisien place de la Sorbonne, il se lève et déclare à voix haute qu?il cherche un auteur. Un homme répond, c?est Étienne Roda-Gil.S?ensuit une carrière éblouissante, jalonnée de tubes : de La Cavalerie à La Jupe en laine en passant par Ce n?est rien, Ma préférence, Femmes je vous aime ou encore Mélissa?Personnage discret et jaloux de sa vie privée, Julien Clerc accepte pour la première fois de se livrer dans cette biographie écrite par Sophie Delassein. Ce mélodiste surdoué nous raconte les coulisses de son métier et aborde avec beaucoup de pudeur sa « double enfance », liée au divorce de ses parents, mais aussi sa vie sentimentale, ses idylles avec France Gall et Miou-Miou.UNE BIOGRAPHIE INTIMISTE QUI RETRACELE PARCOURS D?UN ARTISTE EXIGEANT. Notes Biographiques : Sophie Delassein est journaliste au service culture du Nouvel Observateur, en charge de la chanson française. Grâce à ses heures d?entretiens avec l?artiste, elle a glané de nombreuses anecdotes inédites, enrichies par de précieux témoignages (Carla Bruni, Jean-Loup Dabadie, Françoise Hardy, Bertrand de Labbey, Maxime Le Forestier, Luc Plamondon?).