Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La raison des nations. Réflexions sur la démocratie en Europe
Manent Pierre
GALLIMARD
14,50 €
Épuisé
EAN :9782070777341
Où en sommes-nous? Nous voici pris entre notre vieille nation que nous ne voulons pas quitter et l'Europe nouvelle que nous espérons rejoindre sans savoir comment. A un gouvernement représentatif tend à se substituer une "gouvernance démocratique" qui ne nous gouverne ni ne nous représente. Nous voyons sans nous émouvoir notre existence politique se défaire parce que nous sommes en proie à l'illusion d'une humanité unifiée qui pourrait tenir ensemble en se passant de toute forme politique. Et il y a longtemps que nous ne savons plus que faire de la religion. Comment donner sens à cette crise de notre existence commune? Pierre Marient interroge l'histoire, récente et lointaine, de la nation; la manière dont elle a accueilli et nourri la démocratie; et comment son effacement menace aujourd'hui cette démocratie même. Il met en évidence la situation paradoxale de la religion dont on ne cesse d'annoncer la fin imminente alors même que les séparations religieuses organisent de plus en plus notre paysage politique. L'Europe ne peut rester longtemps encore cette zone dépressionnaire où l'on a peur de son ombre. Cet essai voudrait contribuer à ranimer le sentiment et l'intelligence des ressources spirituelles qui donnent à l'Europe sa continuité vivante. Biographie de l'auteur Pierre Marient, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est l'auteur notamment d'une Histoire intellectuelle du libéralisme: dix leçons (198?), de La Cité de l'homme (1994), et de Cours familier de philosophie politique (2001, rééd. coll. "Tel", 2004).
Le propos de ce livre est de présenter une interprétation de l'histoire de l'Occident, plus précisément une interprétation politique de cette révolution permanente qui a caractérisé l'Occident. Ma thèse est la suivante: la cité est la source première du développement occidental. Avant cette invention, les hommes vivaient selon l'ordre relativement immobile des familles, encore prégnant dans bien des régions du monde. Avec la cité, l'humanité s'engage dans ce nouvel élément qu'est le politique entendu comme gouvernement de la chose commune, et l'histoire de l'Occident devient alors celle de ses quatre grandes formes politiques: la cité donc, puis l'empire, l'Eglise et la nation. Cette succession n'est pas seulement chronologique, elle est aussi causale. Chaque nouvelle forme résulte de la précédente qui, parvenant au bout de ses possibilités, suscite la nouvelle. C'est ainsi que la cité, déployant ses énergies jusqu'à s'épuiser elle-même dans les luttes intestines et les guerres extérieures, donne naissance à l'empire occidental - celui d'Alexandre, puis celui de Rome. C'est ainsi que l'Eglise comme communauté universelle prend la suite de l'empire, incapable de préserver l'unité dont il portait la promesse. Pendant une grande partie de son histoire, l'Occident restera incertain de sa forme politique, hésitant entre la cité, l'empire et l'Eglise, jusqu'à ce que soit élaborée la forme politique qui permettra aux Européens de se gouverner enfin de manière rationnelle: la nation. Mais cette forme à son tour s'est détruite elle-même dans les guerres "hyperboliques" du XXe siècle, et nous sommes aujourd'hui à la recherche d'une nouvelle forme politique. Cette étude s'efforce de retracer l'histoire politique, mais aussi intellectuelle et religieuse, de l'Occident en la rattachant sans cesse au problème politique par excellence: comment nous gouverner nous-mêmes? Cette histoire raisonnée des formes politiques est donc aussi une recherche de philosophie politique.
Nous croyons savoir ce qu'est la démocratie puisqu'elle est, depuis plus de deux siècles, notre régime politique. Or nous ne le savons pas, ou nele savons qu'à moitié. Et cette demi-ignorance des amis de la démocratie n'est pas moins dangereuse que l'aveuglement de ses ennemis déclarés. La démocratie est bien le régime le plus propre à la nature humaine quand celle-ci est enfin libre d'exprimer ses voeux, mais c'est aussi quelquechose qui lui arrive, parfois contre son gré. Que voulons-nous lorsque nous voulons toujours plus de démocratie? Le savons-nous? Et si nous le savions, le voudrions-nous vraiment? La grandeur de Tocqueville fut d'être capable à la fois d'encourager la claire espérance et d'approfondir le secret douloureux de la démocratie. Ce que Tocqueville décrit, c'est la transformation de l'homme par la démocratie, c'est un nouveau type humain: l'homme démocratique. Celui-ci cherche à réaliser une hypothèse: tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Tocqueville analyse avec une extraordinaire pénétration comment la vie humaine dans tous ses aspects est bouleversée par cette hypothèse. Aujourd'hui que la démocratie reste notre seul horizon politique, ilest plus nécessaire que jamais d'en comprendre la nature. Et puisqu'elle transforme l'homme plus profondément qu'aucun autre régime, une enquête sur la démocratie est nécessaire à la connaissance de nous-mêmes. Qui sommes-nous, hommes démocratiques? C'est le propos de ce livre dechercher réponse à cette question. Biographie de l'auteur Pierre Manent, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est l'auteur notamment de Naissances de la politique moderne: Machiavel, Hobbes, Rousseau (1977), et d'une Histoire intellectuelle du libéralisme: dix leçons (1987).
Biographie de l'auteur Pierre Manent est directeur d'études à l'EHESS. Membre fondateur de la revue Commentaire, il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : La Cité de l'homme (1994), cours familier de philosophie politique (2001), La Raison des nations (2006), Le Regard politique (2010), Les Métamorphoses de la cité (2010 ; prix Guizot, 2012).
Avant le développement de la démocratie, les hommesvivaient sous une Loi: celle des ancêtres, ou celle de Dieu. Ilsse reconnaissaient en principe soumis à quelque chose qui leurétait extérieur et supérieur. Aujourd'hui, la société veuts'organiser selon les droits de l'homme: l'homme n'y veutrencontrer que lui-même. Or nous nous qualifions demodernes, nous nous pensons comme modernes, c'est-à-direcomme différents de l'homme simplement homme. Ainsil'homme moderne veut n'être qu'un homme, et être autre chosequ'un homme. Ce livre explore cette dualité, ou cette duplicité.L'idée que soutient Pierre Manent est que la conscience et ledésir d'être moderne tiennent à une contradiction antérieureirrésolue, que la "modernité" recouvre et dont elle vit: celleentre la cité et l'Eglise, entre le paganisme et le christianisme,entre la nature et la grâce. L'homme moderne est celui quirejette les vertus païennes au nom des vertus chrétiennes, etqui rejette les vertus chrétiennes au nom des païennes. Il estcelui qui, réfutant Athènes par Jérusalem et Jérusalem parAthènes, ne cesse de désirer, et d'apercevoir à sa portée unetroisième cité qui pourtant ne cesse de lui échapper: la cité del'homme. L'illusion spécifique de l'homme moderne, c'est-à-dire l'illusion de l'avenir, est de prendre cette double négationpour une affirmation. Lambition de ce livre est de dissipercette illusion.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.