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Les libéraux
Manent Pierre
GALLIMARD
19,00 €
Épuisé
EAN :9782070763412
L?un des effets du drame du 11 septembre 2001 est d?avoir redonné de l?espoir aux dirigistes. La guerre conduit à l?intervention de l?État. Enfin les administrations vont pouvoir justifier leur gonflement et les gouvernements leurs déficits. Alors que cette menace se précise, il n?est pas inutile de relire les ? libéraux ?. Pierre Manent reprend dans la très bonne collection Tel, chez Gallimard, son anthologie des ? Libéraux ?. Il rappelle dans son introduction que le socialisme n?existe qu?en contre du libéralisme. Le socialisme depuis ses débuts se condamne à ? réagir ?. L?ouvrage lui-même rassemble des textes fondateurs du libéralisme qui a été la philosophie motrice des sociétés industrielles, y compris par les oppositions qu?elle a provoquées. À placer dans votre bibliothèque pour retrouver les passages souvent prospectifs de Locke, Spinoza, Voltaire, Kant, Montesquieu, Say, Hayek et 10 autres dont vous gardez le souvenir mais qu?il est bon de relire dans le texte. -- Michel Drancourt
Biographie de l'auteur Pierre Manent est directeur d'études à l'EHESS. Membre fondateur de la revue Commentaire, il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : La Cité de l'homme (1994), cours familier de philosophie politique (2001), La Raison des nations (2006), Le Regard politique (2010), Les Métamorphoses de la cité (2010 ; prix Guizot, 2012).
Avant le développement de la démocratie, les hommesvivaient sous une Loi: celle des ancêtres, ou celle de Dieu. Ilsse reconnaissaient en principe soumis à quelque chose qui leurétait extérieur et supérieur. Aujourd'hui, la société veuts'organiser selon les droits de l'homme: l'homme n'y veutrencontrer que lui-même. Or nous nous qualifions demodernes, nous nous pensons comme modernes, c'est-à-direcomme différents de l'homme simplement homme. Ainsil'homme moderne veut n'être qu'un homme, et être autre chosequ'un homme. Ce livre explore cette dualité, ou cette duplicité.L'idée que soutient Pierre Manent est que la conscience et ledésir d'être moderne tiennent à une contradiction antérieureirrésolue, que la "modernité" recouvre et dont elle vit: celleentre la cité et l'Eglise, entre le paganisme et le christianisme,entre la nature et la grâce. L'homme moderne est celui quirejette les vertus païennes au nom des vertus chrétiennes, etqui rejette les vertus chrétiennes au nom des païennes. Il estcelui qui, réfutant Athènes par Jérusalem et Jérusalem parAthènes, ne cesse de désirer, et d'apercevoir à sa portée unetroisième cité qui pourtant ne cesse de lui échapper: la cité del'homme. L'illusion spécifique de l'homme moderne, c'est-à-dire l'illusion de l'avenir, est de prendre cette double négationpour une affirmation. Lambition de ce livre est de dissipercette illusion.
Le propos de ce livre est de présenter une interprétation de l'histoire de l'Occident, plus précisément une interprétation politique de cette révolution permanente qui a caractérisé l'Occident. Ma thèse est la suivante: la cité est la source première du développement occidental. Avant cette invention, les hommes vivaient selon l'ordre relativement immobile des familles, encore prégnant dans bien des régions du monde. Avec la cité, l'humanité s'engage dans ce nouvel élément qu'est le politique entendu comme gouvernement de la chose commune, et l'histoire de l'Occident devient alors celle de ses quatre grandes formes politiques: la cité donc, puis l'empire, l'Eglise et la nation. Cette succession n'est pas seulement chronologique, elle est aussi causale. Chaque nouvelle forme résulte de la précédente qui, parvenant au bout de ses possibilités, suscite la nouvelle. C'est ainsi que la cité, déployant ses énergies jusqu'à s'épuiser elle-même dans les luttes intestines et les guerres extérieures, donne naissance à l'empire occidental - celui d'Alexandre, puis celui de Rome. C'est ainsi que l'Eglise comme communauté universelle prend la suite de l'empire, incapable de préserver l'unité dont il portait la promesse. Pendant une grande partie de son histoire, l'Occident restera incertain de sa forme politique, hésitant entre la cité, l'empire et l'Eglise, jusqu'à ce que soit élaborée la forme politique qui permettra aux Européens de se gouverner enfin de manière rationnelle: la nation. Mais cette forme à son tour s'est détruite elle-même dans les guerres "hyperboliques" du XXe siècle, et nous sommes aujourd'hui à la recherche d'une nouvelle forme politique. Cette étude s'efforce de retracer l'histoire politique, mais aussi intellectuelle et religieuse, de l'Occident en la rattachant sans cesse au problème politique par excellence: comment nous gouverner nous-mêmes? Cette histoire raisonnée des formes politiques est donc aussi une recherche de philosophie politique.
Nous croyons savoir ce qu'est la démocratie puisqu'elle est, depuis plus de deux siècles, notre régime politique. Or nous ne le savons pas, ou nele savons qu'à moitié. Et cette demi-ignorance des amis de la démocratie n'est pas moins dangereuse que l'aveuglement de ses ennemis déclarés. La démocratie est bien le régime le plus propre à la nature humaine quand celle-ci est enfin libre d'exprimer ses voeux, mais c'est aussi quelquechose qui lui arrive, parfois contre son gré. Que voulons-nous lorsque nous voulons toujours plus de démocratie? Le savons-nous? Et si nous le savions, le voudrions-nous vraiment? La grandeur de Tocqueville fut d'être capable à la fois d'encourager la claire espérance et d'approfondir le secret douloureux de la démocratie. Ce que Tocqueville décrit, c'est la transformation de l'homme par la démocratie, c'est un nouveau type humain: l'homme démocratique. Celui-ci cherche à réaliser une hypothèse: tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Tocqueville analyse avec une extraordinaire pénétration comment la vie humaine dans tous ses aspects est bouleversée par cette hypothèse. Aujourd'hui que la démocratie reste notre seul horizon politique, ilest plus nécessaire que jamais d'en comprendre la nature. Et puisqu'elle transforme l'homme plus profondément qu'aucun autre régime, une enquête sur la démocratie est nécessaire à la connaissance de nous-mêmes. Qui sommes-nous, hommes démocratiques? C'est le propos de ce livre dechercher réponse à cette question. Biographie de l'auteur Pierre Manent, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est l'auteur notamment de Naissances de la politique moderne: Machiavel, Hobbes, Rousseau (1977), et d'une Histoire intellectuelle du libéralisme: dix leçons (1987).
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.