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La cité de l'homme
Manent Pierre
FAYARD
35,90 €
Épuisé
EAN :9782213031637
Avant le développement de la démocratie, les hommes vivaient sous une Loi : celle des ancêtres, ou celle de Dieu. Ils se reconnaissaient en principe soumis à quelque chose qui leur était extérieur et supérieur. Aujourd'hui, la société veut s'organiser selon les droits de l'homme : l'homme n'y veut rencontrer que lui-même. Or nous nous qualifions de modernes, nous nous pensons comme modernes, c'est-à-dire comme différents de l'homme simplement homme. Ainsi l'homme moderne veut n'être qu'un homme, et être autre chose qu'un homme. Ce livre explore cette dualité, ou cette duplicité. L'idée que soutient Pierre Manent est que la conscience, et le désir, d'être moderne tiennent à une contradiction antérieure irrésolue, que la " modernité " recouvre et dont elle vit : celle entre la cité et l'Eglise, entre le paganisme et le christianisme, entre la nature et la grâce. L'homme moderne est celui qui rejette les vertus païennes au nom des vertus chrétiennes, et qui rejette les vertus chrétiennes au nom des païennes. Il est celui qui, réfutant Athènes par Jérusalem et Jérusalem par Athènes, ne cesse de désirer, et d'apercevoir à sa portée, une troisième cité, qui pourtant ne cesse de lui échapper : la cité de l'homme. L'illusion spécifique de l'homme moderne, c'est-à-dire l'illusion de l'avenir, est de prendre cette double négation pour une affirmation. L'ambition de ce livre est de dissiper cette illusion. Pierre Manent, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est l'auteur notamment de Naissances de la politique moderne : Machiavel, Hobbes, Rousseau (1977), Histoire intellectuelle du libéralisme : dix leçons (1987), Tocqueville et la nature de la démocratie (1982, rééd. 1993).
Pour Pierre Manent, la cité est la source du développement occidental. Avant cette invention, les hommes vivaient selon l'ordre relativement immobile des familles, encore prégnant dans bien des régions du monde. Avec la cité, l'humanité s'engage dans ce nouvel élément qu'est le politique entendu comme gouvernement de la chose commune. L'histoire de l'Occident devient alors celle de ses quatre grandes formes politiques: la cité, puis l'empire, l'Eglise et la nation. Chaque nouvelle forme résulte de la précédente qui, parvenant au bout de ses possibilités, suscite la nouvelle. Mais la nation à son tour s'est détruite, dans les guerres "hyperboliques" du XXe siècle, et nous sommes aujourd'hui à la recherche d'une nouvelle forme politique et d'une réponse à l'éternelle question: comment nous gouverner nous-mêmes? Cette histoire raisonnée des formes politiques est donc aussi une recherche de philosophie politique.
Résumé : La doctrine des droits de l'homme est devenue l'unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dès lors, la loi politique n'a plus d'autre raison d'être que de garantir les droits humains, toujours plus étendus. La loi ne commande plus, ne dirige plus, n'oriente plus : elle autorise. Elle ne protège plus la vie des institutions ? qu'il s'agisse de la nation, de la famille, de l'université ?, mais donne à tout individu l'autorisation inconditionnelle d'y accéder. L'institution n'est donc plus protégée ni réglée par une loi opposable à l'individu ; celui-ci jouit d'un droit inconditionnellement opposable à l'institution. Pierre Manent montre que cette perspective livre les éléments constituants de la vie humaine à une critique arbitraire et illimitée, privant la vie individuelle comme la vie sociale de tout critère d'évaluation. Une fois que sont garantis les droits égaux de faire telle action ou de conduire telle démarche, il reste à déterminer positivement les règles qui rendent cette action juste ou cette démarche salutaire pour le bien commun. La loi naturelle de la recherche du bien commun se confond avec la recherche des réponses à la question : comment orienter ou diriger l'action que j'ai le droit de faire ?
L?un des effets du drame du 11 septembre 2001 est d?avoir redonné de l?espoir aux dirigistes. La guerre conduit à l?intervention de l?État. Enfin les administrations vont pouvoir justifier leur gonflement et les gouvernements leurs déficits. Alors que cette menace se précise, il n?est pas inutile de relire les ? libéraux ?. Pierre Manent reprend dans la très bonne collection Tel, chez Gallimard, son anthologie des ? Libéraux ?. Il rappelle dans son introduction que le socialisme n?existe qu?en contre du libéralisme. Le socialisme depuis ses débuts se condamne à ? réagir ?. L?ouvrage lui-même rassemble des textes fondateurs du libéralisme qui a été la philosophie motrice des sociétés industrielles, y compris par les oppositions qu?elle a provoquées. À placer dans votre bibliothèque pour retrouver les passages souvent prospectifs de Locke, Spinoza, Voltaire, Kant, Montesquieu, Say, Hayek et 10 autres dont vous gardez le souvenir mais qu?il est bon de relire dans le texte. -- Michel Drancourt
Avant le développement de la démocratie, les hommesvivaient sous une Loi: celle des ancêtres, ou celle de Dieu. Ilsse reconnaissaient en principe soumis à quelque chose qui leurétait extérieur et supérieur. Aujourd'hui, la société veuts'organiser selon les droits de l'homme: l'homme n'y veutrencontrer que lui-même. Or nous nous qualifions demodernes, nous nous pensons comme modernes, c'est-à-direcomme différents de l'homme simplement homme. Ainsil'homme moderne veut n'être qu'un homme, et être autre chosequ'un homme. Ce livre explore cette dualité, ou cette duplicité.L'idée que soutient Pierre Manent est que la conscience et ledésir d'être moderne tiennent à une contradiction antérieureirrésolue, que la "modernité" recouvre et dont elle vit: celleentre la cité et l'Eglise, entre le paganisme et le christianisme,entre la nature et la grâce. L'homme moderne est celui quirejette les vertus païennes au nom des vertus chrétiennes, etqui rejette les vertus chrétiennes au nom des païennes. Il estcelui qui, réfutant Athènes par Jérusalem et Jérusalem parAthènes, ne cesse de désirer, et d'apercevoir à sa portée unetroisième cité qui pourtant ne cesse de lui échapper: la cité del'homme. L'illusion spécifique de l'homme moderne, c'est-à-dire l'illusion de l'avenir, est de prendre cette double négationpour une affirmation. Lambition de ce livre est de dissipercette illusion.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.