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RECHERCHE SUR LA NATURE DE LA SOCIETE. Addition à la seconde édition (1723) de "La fable des abeille
Mandeville Bernard
ACTES SUD
6,10 €
Épuisé
EAN :9782742720637
Plus grande est la variété des commerces et des manufactures, plus ils exigent de travail, et plus ils sont divisés en de nombreuses branches, plus nombreux seront ceux qui peuvent être contenus dans une société sans se gêner les uns les autres, et plus facilement ils pourront devenir un peuple riche, puissant et prospère. Il y a peu de vertus qui donnent du travail, aussi peuvent-elles rendre une petite nation vertueuse, mais elles ne sauraient en faire une grande. Etre fort et laborieux, patient dans les difficultés et assidu à toutes ses affaires, ce sont des qualités louables; mais comme elles font elles-mêmes leur travail, de même elles sont à elles-mêmes leur récompense, et ni l'art ni l'industrie ne leur ont jamais eu d'obligation, tandis que l'excellence de la pensée et de l'invention humaines n'ont jamais été et ne sont encore nulle part plus éclatantes que dans la variété des outils et des instruments dont se servent les ouvriers et les artisans et dans la multiplicité des machines qui ont été inventées soit pour prêter assistance à la faiblesse de l'homme, remédier à ses nombreuses imperfections, flatter sa paresse, soit pour prévenir son impatience.
Résumé : Cette fable politique du XVIIIe siècle, trop souvent réduite à l'idée que "les vices privés font les vertus publiques", est ici présentée par Dany-Robert Dufour. Il montre dans son introduction pourquoi ce texte est le ferment de la pensée libérale et comment, dès sa sortie en 1723, il déclenche un scandale, les esprits bien-pensants de l'époque jugeant l'ouvrage pernicieux et diabolique. Bernard de Mandeville démonte dans une fable aussi impudente qu'effrontée les artefacts de la morale commune. Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon. Cette fable, publiée dans une nouvelle traduction, est accompagnée d'autres textes de l'auteur qui permettent de comprendre l'importance de l'utilité sociale de l'égoïsme et les ressorts économiques de la prospérité.
La Fable des abeilles connut au deuxième quart du XVIIIème siècle, tant en Angleterre que sur le continent, un véritable succès de scandale. Puis il y eut un oubli presque total ; c'est seulement depuis la fin du XIXème siècle qu'on la relit avec attention, soit parce qu'on y voit une description particulièrement lucide de la société et des moeurs du temps de Mandeville, soit parce qu'on voit en cet auteur un précurseur en matière d'économie politique, et de ce que nous appellerions volontiers une psychologie économique.Le présent volume suit le texte de l'édition originale de 1714, mais comporte en outre deux des trois compléments que Mandeville ajouta après coup : l'Essai sur la charité et les écoles de charité, qui provoqua la colère des philanthropes, en 1723, et la Défense, attristée, de son propre livre, en 1724. Un troisième texte, lui aussi ajouté en 1723, Recherche sur la nature de la société a déjà fait l'objet d'une édition séparée.Enfin une édition française de ce que Mandeville appelait la «deuxième partie» de la Fable des abeilles - une longue préface suivie de six dialogues - a été réalisée par les mêmes traducteurs (Vrin, 1991).
Vénus la Populaire ou Apologie des Maisons de Joie de Bernard de Mandeville, publié en Angleterre en 1724, est traduit en français dès 1727. Incisif et sarcastique, à l'image de ses autres écrits satiriques sur les moeurs et les vices de son époque, il pose des questions encore débattues aujourd'hui : faut-il légaliser et organiser la prostitution ou la combattre ? Pour Mandeville, qui aspire à une débauche publique contrôlée gérée par des ecclésiastiques et des laïcs, " le commerce avec les femmes publiques est moins criminel en lui-même et moins préjudiciable à la Société, que les débauches commises avec d'autres femmes ou filles ", idée déjà défendue dans l'Antiquité. Médecin, Mandeville sait bien que l'homme est en proie aux passions. Aussi, se moque-t-il des Réformateurs anglais qui, en s'illusionnant sur la modestie et la vertu, ont fermé les maisons, persécuté les filles de joie, ce qui a engendré des désordres et aggravé la corruption des moeurs. À l'inverse, il propose une prostitution maîtrisée au sein de lupanars qualifiés de " Temples à Vénus la Populaire ". Thèse reprise en 1770 par Restif de la Bretonne et qui dessine le système règlementariste mis en place par Napoléon en 1805. L'institution des maisons closes qui se généralisera dans toute l'Europe, durera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, mais perdurera sous diverses formes dans de nombreux pays. Voici trois siècles, Mandeville mettait en avant les justifications toujours utilisées par les réglementaristes : bonne tenue des maisons, supervision policière, hygiène et surveillance médicale. Il envisage aussi l'élimination des courtisanes dites " ambulantes " qui seraient emprisonnées ou déportées aux colonies, ce qui préfigure les débats du XIXe siècle entre soumises et insoumises, filles de maisons et filles de rues. Balayant d'un revers de phrase les objections religieuses, il estime que son système produira plus de bien que de mal, l'essentiel étant d'éviter la corruption du corps social tout entier. Les partisans du néo-réglementarisme et les tenants du libéralisme généralisé qui revendiquent le libre exercice de la prostitution dite volontaire, pourront méditer sur la fortune des utopies.
Dans cet ouvrage, écrit par et pour des praticiens, les auteurs prônent la transformation des modèles traditionnels d'enseignement et de formation par des approches plus appropriées aux exigences de la pratique professionnelle. Ils proposent un modèle original pour optimiser les conditions d'un apprentissage expérientiel significatif ainsi qu'un instrument d'évaluation de la formation. Pour ce faire, ils illustrent des approches éprouvées dans leur pratique comme la praxéologie, le codéveloppement et la formation par l'action, et présentent des moyens efficaces pour satisfaire les besoins des formateurs et des intervenants dans un environnement changeant. Référence importante pour les professionnels de l'enseignement universitaire, de la formation professionnelle et de l'innovation pédagogique, ce livre s'adresse également à tous les intervenants, andragogues, formateurs, superviseurs, cadres qui ?uvrent dans les organisations en changement.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.