Sous la forme d'un ensemble de 45 études (et de 640 illustrations), ce volume entend rendre raison à la fois du parcours d'activité d'un architecte et de celui auquel il convient de former les architectes futurs afin qu'ils mesurent avec lucidité toutes les exigences de leur tâche. Ce parcours se déploie selon quatre grandes orientations : 1. "Entre architecture et urbanisme" ; 2. "Ce qu'enseignent les villes" ; 3. "La leçon de Venise" ; 4. "Sur les places d'Europe". Chacune de ces articulations laisse percevoir le même souci : celui de l'espace public comme bien commun, et par conséquent celui de la vie concrète qu'on y mène et que l'architecture, dans toutes ses dimensions (ville et territoire), devrait avoir pour but d'enrichir en configurant pour les gens, leur histoire et leur dignité propres, les lieux où leur vie prend forme. C'est ainsi que l'auteur interroge l'épaisseur historique de l'espace construit et souligne l'importance de chaque contexte particulier dont il convient de prendre la mesure, en nous invitant à le suivre aussi bien dans le temps que dans l'espace : dans le temps, quand il analyse l'histoire et le développement du zonage, des villages ouvriers, des places publiques européennes, ou la manière dont Séoul ou Kyongju ont pu se construire au long des siècles ; dans l'espace, quand il fait varier le regard selon qu'on se trouve en Algérie ou en Chine, en Italie ou en Corée, à Kobé ou à Venise, référence fascinante et problématique de toute réussite urbaine. A chaque fois, son exigence propre entre dans le détail le plus concret des dimensions auxquelles l'architecte est confronté : celle du projet et de sa définition, problème épineux de longue date ; du plan éventuel et de ses contraintes ; des règlements administratifs si variables ; des idéologies dont l'architecte est le traducteur plus ou moins conscient, etc. A cet égard, l'auteur multiplie les approches : des textes méthodiques (comment/élaborer un projet) et descriptifs (comment s'y est-on pris soi-même pour construire ou requalifier bâtiments ou espaces) à ceux où l'expérience et le témoignage personnels viennent soutenir le propos, qu'il s'agisse de directions de recherche dans d'autres pays, de convictions sur la beauté des villes, de réflexions sur la place laissée dans l'espace urbain à tout l'arc des vies, de l'enfance à la vieillesse, ou encore d'hommages à de grandes figures ou à de grandes institutions.
Les plantes prennent la parole !« Ce livre s'efforcera de remédier à notre manque de reconnaissance et d'estime envers les végétaux en les traitant à l'égal d'une nation, c'est-à-dire d'un ensemble d'individus ayant en commun leurs origines, leurs moeurs, leur histoire, leurs organisations et leurs objectifs. Observer la Nation des Plantes aboutit alors à des résultats surprenants : regroupée sous son drapeau vert, blanc et bleu, elle constitue la nation la plus nombreuse, la plus importante et la plus répandue de la Terre, où les arbres sont à eux seuls plus de 3000 milliards ; forte de tous les végétaux du globe, elle tient sous sa dépendance tous les autres organismes vivants. »Après le succès de L'Intelligence des plantes, le neurobiologiste Stefano Mancuso pose les bases d'une véritable constitution sur laquelle bâtir notre avenir pour vivre en harmonie avec le règne végétal.Notes Biographiques : Scientifique de renommée mondiale, professeur à l'Université de Florence, Stefano Mancuso dirige le Laboratoire International de Neurobiologie Végétale (LINV). Il a contribué à l'exposition Nous, les arbres de la Fondation Cartier pour l'art contemporain.Nous les plantes est son troisième ouvrage traduit en français et publié chez Albin Michel, après L'Intelligence des plantes et La Révolution des plantes.
Résumé : Venise est une ville : le titre en manière d'évidence ironique et affectueuse fait le fond du propos de l'auteur, Franco Mancuso, architecte et urbaniste de renom, dont l'acuité du regard - technique, historique, critique - offre au lecteur de comprendre Venise comme peu d'ouvrages le lui permettent. Une ville : non pas une image, un prétexte à rêverie, un conservatoire de temps révolus, une bizarrerie sentimentale, un tableau romantique ou une méditation sur la mort et ses masques - ce qu'elle fut trop souvent, et chez trop d'esprits, pour que l'auteur ait à s'en soucier. Non : une ville où l'on vit, une ville bien actuelle aussi, la Venise que l'on voit, invitant à la vie qu'on peut y mener, que ses habitants y mènent concrètement, et surtout au déchiffrement de ses formes, de la manière dont elle s'est construite et dont elle continue d'exister. Mais bien sûr ce n'est pas n'importe quelle ville : pas seulement parce qu'une cité lagunaire n'est pas chose fréquente, et que l'est moins encore une telle richesse historique, architecturale, artistique. Mais aussi parce qu'elle n'a cessé d'inventer sa façon propre d'être une ville, dans les conditions où elle se trouvait. D'où l'immense intérêt de l'ouvrage de Franco Mancuso, dont le lecteur peut suivre les explications, les descriptions, les démonstrations pas à pas, en vérifiant au besoin sur le riche matériau documentaire rassemblé par l'architecte : quelles ont été les réalités de sa construction, les moyens de sa négociation avec l'eau, les techniques qu'elle a mises au point, les principes urbanistiques qu'elle a su inventer, en somme cette industrie toute concrète qui l'a rendue telle ? Comment a-t-elle pu exister dans un site si hostile à toute habitation, et comment peut-elle continuer de le faire quand il est devenu soumis à toutes les menaces de la "modernisation" de la lagune ?
Résumé : Ce livre relate les vies exemplaires, les anecdotes et les recherches de quelques hommes - naturalistes, botanistes, généticiens, philosophes et explorateurs - qui ont révolutionné notre idée du monde végétal. Cinq siècles de stupéfiantes découvertes botaniques. Charles Darwin et l'orchidée de Madagascar qui ne peut être pollinisée que par une seule espèce de papillon ; la théorie fondamentale du savant anglais sur la fécondation croisée et sur l'évolution des plantes ; Federico Delpino qui a étudié la collaboration entre végétaux et fourmis ; les observations de Léonard de Vinci sur la disposition adoptée par les feuilles pour capter la lumière solaire ; la découverte de l'Amorphophallus titanum par Odoardo Beccari à Sumatra ; l'histoire tragique de Nikolaj Ivanovic Vavilov qui, en cherchant à sélectionner en laboratoire un super-blé capable de nourrir des millions de Russes, préservera la diversité des plantes mais mourra de faim dans une prison soviétique. Et encore, le génie de Marcello Malpighi ; l'invention de la génétique végétale par l'abbé Mendel ; la vie extraordinaire de George Washington Carver, premier Noir américain diplômé, et la ténacité de Charles Harrison Blackley cherchant la cause du rhume des foins.
Le premier roman de Franck Mancuso, scénariste et réalisateur. L'homme avait collé le canon de l'arme contre sa tempe. La déflagration se confondit avec le grondement du tonnerre et le croassement rauque de l'oiseau noir. Le corps s'affaissa sur la chaussée. Soudain, deux halos jaunes éclairèrent la scène. Une silhouette grossit dans ses pupilles dilatées. Gabriel Spaak, commandant à la brigade criminelle, avait tout programmé. Inconsolable depuis la mort tragique de sa femme et de son fi ls, il s'était isolé au milieu de la nuit pour en fi nir. Jusqu'à ce que ce chauffeur de taxi, surgi de nulle part, ne chamboule ses plans. Moralité, au lieu de se la couler douce en enfer, il se retrouve à enquêter sur deux morts suspectes. Deux morts que la médecine légale ne parvient pas à expliquer. Deux morts que rien ne relie et sur lesquelles les policiers du 36 se cassent les dents. Tandis que les éléments troublants s'accumulent et que les personnages étranges se succèdent, le mystérieux chauffeur de taxi se manifeste à nouveau et propose son aide à Gabriel. Mais en l'acceptant, le fl ic de la Crim' était loin d'imaginer à quel type d'individu il allait être confronté. Franck Mancuso a travaillé pendant plus de vingt ans au sein de la police judiciaire. Aujourd'hui, il est scénariste et réalisateur. Il a notamment co-écrit 36 quai des Orfèvres (nomination au César du meilleur scénario original) et a réalisé Contre-enquête et RIF . Dans ce premier roman, il s'affranchit du cadre traditionnel du polar pour nous plonger dans une enquête mêlant réalisme et fantastique.
Résumé : Michel Simonet est cantonnier à Fribourg. Il parle de son métier, qui est aussi une vocation : rendre une ville présentable, veiller à sa propreté, permettre à ses habitants de jouir d'elle sans se poser la question des conditions nécessaires à leur bien-être. Succession de scènes et de portraits étonnamment proches de la poésie là où l'on ne pensait pas devoir la trouver, Une Rose et un Balai propose une réflexion amusée sur nos façons de vivre et de nous comporter. Ce petit livre plein d'humour et de sagesse invente, après les horizons parfois trop larges des épopées de la route et de l'aventure, une "poésie de la voirie", attentive à tous les gestes quotidiens et propice à des méditations inattendues.