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Evénements et formation de la personne. Tome 1, (2003-2005), Ecarts internationaux et intergénératio
Lani-Bayle Martine ; Mallet Marie-Anne
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296012165
A partir d'une réflexion ayant peu à peu couvert les cinq continents et s'appuyant sur des questionnaires et témoignages, nous interrogeons ici ce qui nous marque et nous (dé) forme dans la vie, et en quoi ceci est contingent, à savoir lié à des facteurs tant personnels qu'extérieurs au-delà de l'effet-âge, y aurait-il un effet-génération (comment est-on marqué parce qu'on n'a pas vécu, voire ce qui s'est passé avant notre naissance) et un effet-site (histoire du pays de vie, histoire spécifique du site au sein de ce pays) ? La mondialisation actuelle abraserait-elle ces spécificités, tant géographiques que culturelles ? Et en quoi ceci affecte-t-il le développement et la formation de la personne ? Voilà des questions qui ne peuvent laisser indifférents et auxquelles nous vous proposons de participer. Nous présentons ici les premières récoltes de ce travail international avec les pays étant d'abord entrés en recherche avec nous, à savoir la Pologne, le Japon, le Brésil, l'Allemagne, les Etats-Unis et la Chine. Un second tome viendra compléter celui-ci, avec en sus le Maroc, le Togo, la Corée, l'Australie, le Québec, la Roumanie et l'Inde.
Qu'a-t-on besoin de savoir du passé, comment le reconstruit-on? Longtemps la société, pour se préserver de délits gravissimes non résiliés, a implicitement institué des "interdits de savoir": on efface ce qui n'a pas été assumé, on ne le dit pas et cela fera comme si cela n'avait pas eu lieu... Force est de constater que la mémoire bafouée, voire, pire, détournée, revient de toute façon s'imposer. Alors on a cru et tenté l'inverse: vivre sur le passé pour éviter qu'il ne survienne à nouveau. Mais force est de constater que le savoir, parfois même transformé e "interdits d'oublier", n'évite rien, non plus. Comment donc faire vivre le souvenir sans qu'il condamne la vie? C'est à un tel dilemme que sont confrontées les équipes rencontrées par l'auteur à Lodz en Pologne et sur Okinawa au Japon, sur des sites meurtris par la seconde Guerre mondiale. Mais si chacun semble admettre que le récit de vie serait libérateur de l'oppression du passé et porteur de sens, n'a-t-il pas ses propres limites? Qu'est-il au-delà du dicible, de l'audible, du "convenable"? Et que faire du récit qui, lorsqu'il survient rend le monde, la vie, irreprésentables, impensables? Derrière ces interrogations se pose la question du relais, de la transmission entre le générations. L'ouvrage montre comment se génère et se construit une recherche en situation et quelle fonction y tient le récit qui met à jour l'imprégnation locale et l'expérience. Il est un ouvrage de méthodologie et il sera précieux pour tout chercheur de terrain
Pourquoi avons-nous parfois le sentiment d'être le jouet d'une histoire qui nous dépasse et nous ramène plusieurs générations en arrière ?. Serions-nous, à notre insu, porteurs de secrets anciens qui auraient été tus dans la famille ?. Mais si nos ancêtres nous marquaient certes bel et bien, mais pas comme nous le pensons ?. Et si cette transmission, dite de génération en génération , n'était pas ce que l'on croit ? Et si nous la pensions à l'envers, si elle n'était pas dans ce qui nous est dit, ou dans ce qui nous est tu ou refusé, mais dans ce que nous en percevons et faisons?. Une étude passionnante, fouillée et très illustrée, sur le poids que l'on prête aujourd'hui aux ancêtres et à leurs secrets. . . Psychologue clinicienne. professeur en sciences de l'éducation. Martine Lani-Bayle enseigne à l'université de Nantes.
La psychanalyse a ouvert le débat sur l'hypothèse d'une transmission de la vie psychique entre les générations. Il ne faudrait pas pour autant la traduire en termes de causalité, de destin inéluctable. Si tout homme naît héritier, il n'en construit pas moins lui-même sa propre histoire à partir de son terreau généalogique - à moins qu'on ne lui en ferme l'accès. Martine Lani-Bayle a élaboré la réflexion qu'elle expose ici dans le cadre de sa pratique de psychologue clinicienne auprès d'enfants qui souffrent de ne pas vivre dans leur famille de naissance ou qui souffrent d'y vivre. Elle montre la nécessité de les aider à poser des mots authentiques sur leurs ressentis, grâce à des démarches comme les arbres ou les histoires de vie. Celles-ci leur permettent d'articuler une histoire parfois difficile en se l'appropriant, déjouant ainsi les pièges des "interdits d'oublier" et de la discordance entre le vécu et l'ignorance imposée par les "interdits de savoir". Cette mise en mots narrative, créatrice de sens, ne change pas le passé, mais elle transforme le regard que chacun peut y porter. Par là, elle favorise la genèse des savoirs qui se construiraient, comme le développe l'auteur, là où le récit est possible.
Qu'est-ce que la formation ? Au-delà des théories, des consignes, ingénieries ou programmations, que peut dire une personne récapitulant son parcours de vie de ce qui l'aura - selon elle -, formée ? Nous écouterons ici le témoignage de 21 adultes de moins de 40 à presque 80 ans, suscité et recueilli dans le cadre d'un cours à l'Université permanente de Nantes. Laissés libres d'exprimer ce qui a marqué leur formation, nous serons surpris de l'intensité de leurs écrits et de ce qui, pour eux, remonte d'essentiel des leçons que la vie donne. Leurs textes, en lien avec leur histoire mais touchant là à l'universel, nous dévoilent en effet le cœur vivant du processus de formation, parfois à des années-lumière de nos programmes et prévisions. Un document à plusieurs voix d'une étonnante richesse humaine et réflexive, faisant fi des idées reçues et parfois enseignées, et qui ouvre un regard élargi sur la formation : celle-ci se jouerait surtout dans une prise de conscience se faisant dans l'après-coup, à partir de ce quia été vécu.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.