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Histoires de formation : récits croisés, écritures singulières
Lani-Bayle Martine
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782747515078
Qu'est-ce que la formation ? Au-delà des théories, des consignes, ingénieries ou programmations, que peut dire une personne récapitulant son parcours de vie de ce qui l'aura - selon elle -, formée ? Nous écouterons ici le témoignage de 21 adultes de moins de 40 à presque 80 ans, suscité et recueilli dans le cadre d'un cours à l'Université permanente de Nantes. Laissés libres d'exprimer ce qui a marqué leur formation, nous serons surpris de l'intensité de leurs écrits et de ce qui, pour eux, remonte d'essentiel des leçons que la vie donne. Leurs textes, en lien avec leur histoire mais touchant là à l'universel, nous dévoilent en effet le cœur vivant du processus de formation, parfois à des années-lumière de nos programmes et prévisions. Un document à plusieurs voix d'une étonnante richesse humaine et réflexive, faisant fi des idées reçues et parfois enseignées, et qui ouvre un regard élargi sur la formation : celle-ci se jouerait surtout dans une prise de conscience se faisant dans l'après-coup, à partir de ce quia été vécu.
Dossier : "La démarche clinique" déclinée sous différentes facettes par ses principaux acteurs. 1. Ses fondements : Des origines philosophiques, ou psychologiques... toute une histoire. 2. Une écoute particulière, propice pour des recherches se construisant en chemin avec, et non sur les personnes, à tous âges de la vie. 3. En pratique : Entre pédagogie et formation, une démarche aux horizons porteurs de savoirs en toutes circonstances. 4. Variations : D'Edgar Morin à Claire Héber-Suffrin...
La psychanalyse a ouvert le débat sur l'hypothèse d'une transmission de la vie psychique entre les générations. Il ne faudrait pas pour autant la traduire en termes de causalité, de destin inéluctable. Si tout homme naît héritier, il n'en construit pas moins lui-même sa propre histoire à partir de son terreau généalogique - à moins qu'on ne lui en ferme l'accès. Martine Lani-Bayle a élaboré la réflexion qu'elle expose ici dans le cadre de sa pratique de psychologue clinicienne auprès d'enfants qui souffrent de ne pas vivre dans leur famille de naissance ou qui souffrent d'y vivre. Elle montre la nécessité de les aider à poser des mots authentiques sur leurs ressentis, grâce à des démarches comme les arbres ou les histoires de vie. Celles-ci leur permettent d'articuler une histoire parfois difficile en se l'appropriant, déjouant ainsi les pièges des "interdits d'oublier" et de la discordance entre le vécu et l'ignorance imposée par les "interdits de savoir". Cette mise en mots narrative, créatrice de sens, ne change pas le passé, mais elle transforme le regard que chacun peut y porter. Par là, elle favorise la genèse des savoirs qui se construiraient, comme le développe l'auteur, là où le récit est possible.
Qu'a-t-on besoin de savoir du passé, comment le reconstruit-on? Longtemps la société, pour se préserver de délits gravissimes non résiliés, a implicitement institué des "interdits de savoir": on efface ce qui n'a pas été assumé, on ne le dit pas et cela fera comme si cela n'avait pas eu lieu... Force est de constater que la mémoire bafouée, voire, pire, détournée, revient de toute façon s'imposer. Alors on a cru et tenté l'inverse: vivre sur le passé pour éviter qu'il ne survienne à nouveau. Mais force est de constater que le savoir, parfois même transformé e "interdits d'oublier", n'évite rien, non plus. Comment donc faire vivre le souvenir sans qu'il condamne la vie? C'est à un tel dilemme que sont confrontées les équipes rencontrées par l'auteur à Lodz en Pologne et sur Okinawa au Japon, sur des sites meurtris par la seconde Guerre mondiale. Mais si chacun semble admettre que le récit de vie serait libérateur de l'oppression du passé et porteur de sens, n'a-t-il pas ses propres limites? Qu'est-il au-delà du dicible, de l'audible, du "convenable"? Et que faire du récit qui, lorsqu'il survient rend le monde, la vie, irreprésentables, impensables? Derrière ces interrogations se pose la question du relais, de la transmission entre le générations. L'ouvrage montre comment se génère et se construit une recherche en situation et quelle fonction y tient le récit qui met à jour l'imprégnation locale et l'expérience. Il est un ouvrage de méthodologie et il sera précieux pour tout chercheur de terrain
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.