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Maître Eckhart "Souffrir Dieu". La prédication de Maître Eckhart
Malherbe Jean-François
CERF
19,80 €
Épuisé
EAN :9782204071413
Quelqu'un vit en moi, grandit et me bouscule. Il m'étonne et m'oblige à Le nommer. Il me contracte. Et ces contractions, dont je souffre durement, sont la souffrance de ma vie. Elles peuvent m'obnubiler au point que je dénie ce qui se passe en moi, au point que je refuse ce qui tente de naître. Ce refus peut durer, perdurer. La souffrance alors, de n'être pas dite, devient intolérable. Dire sa souffrance est difficile et fait peur. Et pourtant, cette parole, c'est l'avènement de mon être intérieur dans mon être extérieur. C'est ma naissance comme "sujet". C'est tout uniment la naissance de Dieu en moi."Souffrir Dieu" c'est Le laisser venir, c'est Le laisser sortir, c'est Le laisser partir. C'est L'engendrer. Dieu est ma souffrance et je suis la sienne. Ce lien salvifique n'est pas de l'ordre de l'expiation mais de l'expiration. C'est en expirant que s'ouvre l'espace qu'occupera le souffle. Telle s'annonce la prédication de Maître Eckhart.
Résumé : La tradition philosophique occidentale recèle des propos éthiques inouïs. Etrangement, ces propos ont été articulés par des penseurs que l'on a souvent considérés comme des "hérétiques" et qui, pour cette raison, ont été diffamés. ostracisés, condamnés, voire exécutés. Héraclite, Socrate, Epicure, Eckhart, Spinoza, Wittgenstein, Arendt et quelques autres exclus ont prononcé des paroles qui n'ont pas été entendues. Sans doute parce qu'elles étaient "hérétiques", c'est-à-dire inaudibles par les pouvoirs en place qu'elles mettaient en cause, directement ou indirectement. Le mot français "hérésie" vient d'une racine grecque qui connote la décision et la pensée. Un hairetikos est quelqu'un qui pense par lui-même et décide de façon autonome. On perçoit immédiatement le renversement sémantique qui caractérise le sens de ce mot, depuis l'Inquisition jusqu'à nos jours, où il désigne plutôt un "déviant", un mouton noir dans un troupeau de moutons blancs, un empêcheur de tourner en rond, un gêneur, un dissident, voire un séditieux. Ce sont pourtant ces "hérétiques" qui ont pensé la nécessité de substituer en éthique l'inclusion à l'exclusion. Une étrange surdité s'est structurée ù travers les siècles ù l'égard de leurs contributions les plus décisives. L'ouvrage tente de dégager des archives de notre culture quelques éléments d'une éthique de l'inclusion. Les éléments demeurés inouïs nous permettraient sans doute, si nous les entendions, de trouver comment surmonter les crises qui nous assaillent de toutes parts.
Cet ouvrage traite de la navigation pour les ULM ou petits avions de tourisme. Dédié à la formation ou au perfectionnement des pilotes il se veut pédagogique avant tout. Il a pour but de permettre à ces pilotes ou futurs pilotes d'effectuer des navigations dans les meilleures conditions possible de précision et de sécurité. On y trouve expliquées les différentes méthodes de navigation classiques et celles plus actuelles utilisant le GPS. Les principaux types de cartes, leurs géodésies et leurs propriétés sont présentés. Les préparations de vols sont abordées avec les outils de base et aussi certains des logiciels de cartographie les plus courants. Plusieurs de ces derniers sont partiellement étudiés avec des exemples simples d'utilisation et complétés d'informations pratiques. Leurs avantages et inconvénients sont mis en évidence. La navigation proprement dite avec un GPS connecté à un système informatique embarqué est montrée. Pour qui veut s'équiper de moyens modernes informatisés, les diverses descriptions faites doivent permettre d'avoir une idée assez précise pour le choix à venir. Mais naviguer c'est aussi respecter un certain nombre de règlements et de comportements prudents. Une partie de l'ouvrage y est consacrée. On y trouve les règles de base du vol, des informations sur les différents types de plateformes et des indications sur les conduites à tenir pour agir de manière réglementaire et prudente. Voyager dans les airs procure un vrai plaisir dont il serait dommage de se priver faute de connaissances suffisantes. Cet ouvrage tente d'apporter l'essentiel des connaissances et moyens nécessaires.
?uvres d'art et processus créatif, les mandalas de Blanche Paquette provoquent l'admiration par leur beauté, et la réflexion par leur richesse de symboles et de détails. Pour une première fois, un livre de mandalas offre, grâce à son format, une place à l'émerveillement. L'ouvrage permet, en effet, de contempler vingt-cinq mandalas accompagnés d'esquisses et de détails iconographiques. Le parcours mis en place devient un véritable voyage intérieur. En effet, la contemplation des mandalas, à l'instar de celle ces icônes orthodoxes, nourrit l'intériorité et conduit à une conscience plus vive du monde. Pour nous accompagner dans ce voyage, le philosophe, Jean-François Malherbe, qui évoque, par ses rubriques, les éléments les plus essentiels du monde des mandalas: origine, lecture, sagesse, éthique, etc. La quête ce sens et d'harmonie qui se révèle à travers les mandalas provoque la réflexion du philosophe qui porte un regard lumineux sur l'exercice de création et de lecture des mandalas. Ouvrage unique où se rencontrent une artiste et un philosophe dans un univers aux frontières de l'art, de la spiritualité et de la sagesse. Le monde fascinant des mandalas s'ouvre devant vous. "L'interprétation d'un mandala n'est pas une opération que l'on puisse accomplir une fois pour toutes. C'est davantage un processus dynamique que le lecteur remet sur le métier à chaque pas de son itinéraire. C'est ainsi que les mandalas nous accompagnent."
Les "arts du soin" désignent non seulement l'art infirmier et l'art médical, mais aussi des accompagnements humains de tous types : police de proximité, psychothérapie, éducation, soutien juridique, prévention, etc. Toutes ces pratiques ont affaire à la violence. Qu'elles tentent, de prime abord, de neutraliser. Mais l'intruse est tenace et sa résistance durcit en proportion de l'effort qu'on lui oppose. Elle devient ainsi le cauchemar des praticiens des arts du soin. Le présent ouvrage soutient que la violence est coextensive à la vie et que tenter de s'en débarrasser est vain. Il propose cependant de bien distinguer violence constructrice, qu'il s'agit de respecter, voire de cultiver, et violence dévastatrice. Et il suggère enfin une méthode pour convertir celle-ci en celle-là , ce qui permet de redéfinir l'éthique précisément comme le travail par lequel s'opère cette radicale transmutation.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).