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Le Langage théologique à l'âge de la science
Malherbe Jean-François
CERF
31,90 €
Épuisé
EAN :9782204022736
En raison de leur caractère opératoire, les sciences ont acquis, au sein de la culture contemporaine, un prestige qu'il est difficile de mettre en cause dans un discours qui se veut lui-même rationnel. C'est cependant la tâche assignée à ce livre écrit dans le sillage de " L'Articulation du sens " de Jean Ladrière dont l'auteur fut longtemps l'assistant. On constate d'abord l'échec du scientisme qui érige en dogme ce qui n'est en définitive qu'une féconde hypothèse de recherche, renonçant ainsi à l'exigence critique dont il prétend se nourrir. Pour mettre au jour l'impérialisme épistémologique des sciences - ; impérialisme dont sont victimes, notamment, la philosophie et la théologie - ; , on s'astreint ensuite à une recherche approfondie sur la signifiance des langages scientifique, philosophique et théologique. Tous trois construisent des interprétations qui se donnent elles-mêmes à interpréter. Tous trois sont marqués - ; différentiellement à vrai dire - ; par l'auto-implication du locuteur. Tous trois sont sous-tendus par un vaste processus de métaphorisation, en quoi consiste d'ailleurs leur signifiance commune. Tous trois entretiennent également un rapport original avec leur propre historicité. Bref, ce sont tous trois des langages spéculatifs. De cette recherche philosophique résultent enfin une définition originale du nouvel esprit scientifique et, corrélativement, un dépassement de l'intimidation dont souffrent philosophie et théologie à l'âge de la science. La problématique ainsi dessinée prend en compte dès le départ l'échec du fondement et peut mettre en acte le renversement qui, dans une perspective d'efficience pratique, substitue l'interprétation à la représentation.
Cet ouvrage traite de la navigation pour les ULM ou petits avions de tourisme. Dédié à la formation ou au perfectionnement des pilotes il se veut pédagogique avant tout. Il a pour but de permettre à ces pilotes ou futurs pilotes d'effectuer des navigations dans les meilleures conditions possible de précision et de sécurité. On y trouve expliquées les différentes méthodes de navigation classiques et celles plus actuelles utilisant le GPS. Les principaux types de cartes, leurs géodésies et leurs propriétés sont présentés. Les préparations de vols sont abordées avec les outils de base et aussi certains des logiciels de cartographie les plus courants. Plusieurs de ces derniers sont partiellement étudiés avec des exemples simples d'utilisation et complétés d'informations pratiques. Leurs avantages et inconvénients sont mis en évidence. La navigation proprement dite avec un GPS connecté à un système informatique embarqué est montrée. Pour qui veut s'équiper de moyens modernes informatisés, les diverses descriptions faites doivent permettre d'avoir une idée assez précise pour le choix à venir. Mais naviguer c'est aussi respecter un certain nombre de règlements et de comportements prudents. Une partie de l'ouvrage y est consacrée. On y trouve les règles de base du vol, des informations sur les différents types de plateformes et des indications sur les conduites à tenir pour agir de manière réglementaire et prudente. Voyager dans les airs procure un vrai plaisir dont il serait dommage de se priver faute de connaissances suffisantes. Cet ouvrage tente d'apporter l'essentiel des connaissances et moyens nécessaires.
Né à Bruxelles en 1950, Jean-François Malherbe est docteur en philosophie (Louvain, 1975) et en théologie (Paris, 1983). Il est actuellement professeur d'éthique clinique à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke au Québec. Il a publié de nombreux ouvrages d'éthique et de philosophie traduits en plusieurs langues. Il est également l'auteur d'un livre sur Maître Eckhart (Cerf, 1994, 2004). Ses intérêts actuels le portent à exhumer des profondeurs historiques de notre culture les racines de l'éthique la plus contemporaine.
Qu'est-ce que l'usure ! La question n'appelle pas seulement une réponse économique mais aussi éthique, et elle ne concerne pas uniquement des pratiques souterraines et furtives mais également l'exercice le plus normal et ouvert de la circulation de l'argent. Des cas de taux d'intérêt excessifs qui sont de nos jours soumis aux tribunaux montrent par ailleurs que le problème ne relève pas d'une autre époque. Il prend souvent aujourd'hui le visage du totalitarisme économique, celui qu'on voit à l'œuvre aussi bien dans les relations que l'Occident, ses institutions et ses multinationales entretiennent avec les pays en développement que dans ces pratiques de crédit qui tirent profit de notre rapport maladif à la consommation. On comprend dés lors que la question de l'usure ouvre à une réflexion plus radicale sur les conditions que nos sociétés font aux " sujets " économiques que nous devrions être et à l'orientation que les consignes de l'économique donnent à nos démocraties. La pratique de plus en plus répandu de taux usuraires doit donc éveiller notre vigilance et soulever notre résistance au travail de l'argent qui risque de faire éclater la cohésion sociale. C'est ce à quoi nous invite le philosophe.
Résumé : La tradition philosophique occidentale recèle des propos éthiques inouïs. Etrangement, ces propos ont été articulés par des penseurs que l'on a souvent considérés comme des "hérétiques" et qui, pour cette raison, ont été diffamés. ostracisés, condamnés, voire exécutés. Héraclite, Socrate, Epicure, Eckhart, Spinoza, Wittgenstein, Arendt et quelques autres exclus ont prononcé des paroles qui n'ont pas été entendues. Sans doute parce qu'elles étaient "hérétiques", c'est-à-dire inaudibles par les pouvoirs en place qu'elles mettaient en cause, directement ou indirectement. Le mot français "hérésie" vient d'une racine grecque qui connote la décision et la pensée. Un hairetikos est quelqu'un qui pense par lui-même et décide de façon autonome. On perçoit immédiatement le renversement sémantique qui caractérise le sens de ce mot, depuis l'Inquisition jusqu'à nos jours, où il désigne plutôt un "déviant", un mouton noir dans un troupeau de moutons blancs, un empêcheur de tourner en rond, un gêneur, un dissident, voire un séditieux. Ce sont pourtant ces "hérétiques" qui ont pensé la nécessité de substituer en éthique l'inclusion à l'exclusion. Une étrange surdité s'est structurée ù travers les siècles ù l'égard de leurs contributions les plus décisives. L'ouvrage tente de dégager des archives de notre culture quelques éléments d'une éthique de l'inclusion. Les éléments demeurés inouïs nous permettraient sans doute, si nous les entendions, de trouver comment surmonter les crises qui nous assaillent de toutes parts.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.