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Déjouer l'interdit de penser
Malherbe Jean-François
LIBER CANADA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782895780045
La "demande" d'éthique croît de jour en jour dans les cultures occidentales. Le plus souvent, elle s'exprime comme demande d'un code, nouveau, revu, amendé, rajeuni, complété, etc. Face à cette demande, le philosophe se trouve devant un double piège relatif à la normativité : juridisme et relativisme. Ou bien il énoncera de nouvelles règles, ou bien il suggérera que toutes ces règles n'ont pas tant d'importance et qu'il suffit de suivre le "bon sens". Dans le premier cas, il contribuera au carcan juridiste que semblent affectionner ses contemporains. Dans le second, il renforcera d'arbitraires convictions. Dans les deux hypothèses, il reniera sa raison d'être, qui est de penser et de provoquer ses semblables à faire de même. Il se laissera, en quelque sorte, intimider par l'interdit de penser. Mais les philosophes ne sont pas disposés à renier leur raison d'être. Aussi tentent-ils de se ressaisir pour échapper à la fascination de la demande sociale d'éthique. Certains la fuient pour se consacrer à des tâches moins périlleuses. D'autres font face. C'est à ces derniers, à tous les apprentis philosophes, et à tous les citoyens responsables que s'adresse cet ouvrage. Son ambition est de montrer du doigt une possible voie pour déjouer d'un seul mouvement les deux pièges".
Qu'est-ce que l'usure ! La question n'appelle pas seulement une réponse économique mais aussi éthique, et elle ne concerne pas uniquement des pratiques souterraines et furtives mais également l'exercice le plus normal et ouvert de la circulation de l'argent. Des cas de taux d'intérêt excessifs qui sont de nos jours soumis aux tribunaux montrent par ailleurs que le problème ne relève pas d'une autre époque. Il prend souvent aujourd'hui le visage du totalitarisme économique, celui qu'on voit à l'œuvre aussi bien dans les relations que l'Occident, ses institutions et ses multinationales entretiennent avec les pays en développement que dans ces pratiques de crédit qui tirent profit de notre rapport maladif à la consommation. On comprend dés lors que la question de l'usure ouvre à une réflexion plus radicale sur les conditions que nos sociétés font aux " sujets " économiques que nous devrions être et à l'orientation que les consignes de l'économique donnent à nos démocraties. La pratique de plus en plus répandu de taux usuraires doit donc éveiller notre vigilance et soulever notre résistance au travail de l'argent qui risque de faire éclater la cohésion sociale. C'est ce à quoi nous invite le philosophe.
Après une carrière consacrée aux maladies mentales, Jean André Nisole enseigne la philosophie à l'université de Sherbrooke (Québec). Il est l'auteur de divers ouvrages sur les troubles mentaux et leur traitement. Chez Liber, il a publié Rencontres d'un Occidental avec le zen (2006).
?uvres d'art et processus créatif, les mandalas de Blanche Paquette provoquent l'admiration par leur beauté, et la réflexion par leur richesse de symboles et de détails. Pour une première fois, un livre de mandalas offre, grâce à son format, une place à l'émerveillement. L'ouvrage permet, en effet, de contempler vingt-cinq mandalas accompagnés d'esquisses et de détails iconographiques. Le parcours mis en place devient un véritable voyage intérieur. En effet, la contemplation des mandalas, à l'instar de celle ces icônes orthodoxes, nourrit l'intériorité et conduit à une conscience plus vive du monde. Pour nous accompagner dans ce voyage, le philosophe, Jean-François Malherbe, qui évoque, par ses rubriques, les éléments les plus essentiels du monde des mandalas: origine, lecture, sagesse, éthique, etc. La quête ce sens et d'harmonie qui se révèle à travers les mandalas provoque la réflexion du philosophe qui porte un regard lumineux sur l'exercice de création et de lecture des mandalas. Ouvrage unique où se rencontrent une artiste et un philosophe dans un univers aux frontières de l'art, de la spiritualité et de la sagesse. Le monde fascinant des mandalas s'ouvre devant vous. "L'interprétation d'un mandala n'est pas une opération que l'on puisse accomplir une fois pour toutes. C'est davantage un processus dynamique que le lecteur remet sur le métier à chaque pas de son itinéraire. C'est ainsi que les mandalas nous accompagnent."
Jean-Jacques Malherbe, comédien, formateur et fondateur du site www.beauparleur.com, est devenu expert dans l'observation des comportements et a formé plusieurs milliers d'intervenants dans les domaines de la prise de parole en public, le media-training, la maîtrise de l'image professionnelle, l'animation de réunions et la gestion des conflits.
La liberté, cette valeur si précieuse, est de nos jours à ce point sacrée qu'elle ne semble supporter aucune limite. En son nom, nos représentants politiques, la population en général, mais aussi l'élite intellectuelle et, de façon prééminente, la magistrature vont parfois jusqu'à remettre en cause la laïcité de l'Etat en la jugeant incompatible avec la liberté de religion, sinon hostile à son endroit. Cet essai affirme que c'est là faire preuve d'une profonde méconnaissance du principe de laïcité. En s'appuyant sur la grande tradition de la pensée occidentale qui, d'Antigone aux constitutions modernes, a établi une nette séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux, l'auteur montre que la liberté religieuse (celle de la croyance) ne cautionne pas l'expansionnisme religieux qui cherche à étendre ses tentacules dans les divers secteurs de l'activité sociale et civile et que seule une conception abusive et absolutiste de la liberté a pu mener à ce qu'on nomme désormais le "gouvernement des juges" . Bien comprise, la liberté religieuse permet au contraire de réaffirmer la légitimité de la laïcité de l'Etat. Partant de la problématique propre à la société canadienne et québécoise, par son langage clair et son argumentation serrée, cet ouvrage est une contribution fondamentale et universelle aux débats qui agitent nos sociétés, y compris en France.
De même que les individus ont une généalogie, les sociétés s'appuient sur plusieurs piliers culturels, qui eux-mêmes sont le produit de rencontres plus anciennes. Après avoir abordé le pilier gréco-romain (vol. 1), ce deuxième volume d'un ouvrage collectif consacré aux grands récits occidentaux s'intéresse cette fois à la culture judéo-chrétienne. A partir de la conversion au christianisme de l'empereur Constantin, se met en place, dans le monde gallo-romain, un fort pilier judéo-chrétien qui continue à influer sur la marche du monde occidental, malgré le déclin de la religiosité. Que nous disent ces récits que notre mémoire collective a conservés ? Que nous révèlent-ils du monde qu'ils ont contribué à ériger ? En quoi nos "récits de vie" individuels trouvent-ils bien souvent leur ancrage dans ces "grands récits" expliquant le collectif ? C'est à faire voir certaines des ramifications essentielles de ce riche héritage que s'appliquent les essais rassemblés ici.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.