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L'émergence du nouveau cirque. 1968-1998
Maleval Martine
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296115255
Dans les années 1970, en France, alors que le cirque traditionnel doit faire face à de multiples difficultés, que tentent de surmonter de courageux rénovateurs, des agitateurs indisciplinés s'attachent à imaginer des formes spectaculaires qui participent à l'émergence du nouveau cirque. Cet ouvrage, tout en explorant l'histoire de ces trublions (qui inventent, entre autres, le Cirque Baroque, le Cirque Plume, Archaos - cirque de caractère) et en soulignant les singularités de leurs engagements artistiques, analyse les fondements culturels et institutionnels à partir desquels s'instaure, durant les années 1980 et 1990, la légitimation du nouveau cirque. Il s'agit aussi de présenter un panorama des productions circassiennes de la période concernée, en développant une approche esthétique des oeuvres non dogmatique. Si les précurseurs du nouveau cirque conçoivent et bricolent les spectacles inventés dans les années 1980, ils poursuivent leur quête, mais dans un contexte différent, pendant les années 1990 (alors qu'une nouvelle génération affirme sa propre originalité). En fait, leur parcours se concrétise sous formes de ruptures, de chantiers ouverts.
Résumé : L'approche psychanalytique contemporaine de l'autisme considère celui-ci comme un mode de fonctionnement spécifique nécessitant une prise en charge adaptée. Elle se détourne radicalement de la recherche d'élucidation d'un passé enfoui pour s'orienter sur l'accompagnement à la construction, au développement et à l'évidement d'un bord. Ce dernier est constitué par trois éléments, qui peuvent s'interpénétrer, auxquels le sujet autiste fait régulièrement et spontanément appel : l'objet autistique, le double et l'intérêt spécifique. Un savoir inconscient sur la manière de se protéger de l'angoisse et du désir de l'Autre détermine une propension régulière et spontanée à se construire un bord. C'est en passant par celui-ci qu'un lien social peut s'instaurer et s'affermir.
Le "nouveau cirque", le "cirque contemporain", le "cirque actuel", le "cirque de création", les "arts du cirque", autant d'appellations qui tentent de cerner et de rendre compte des intentions, des démarches et des spectacles concrétisés par de nouvelles générations revisitant, sans a priori, les chemins ouverts de cirques différents. Depuis les années 1980, soutenus par des mesures d'aides institutionnelles, des artistes qui s'enracinent dans le paysage culturel et artistique participent à l'histoire de ce genre en se laissant contaminer par le monde tout en en restituant une vision, c'est-à-dire en faisant oeuvre. A partir de quelques problématiques, la constitution du genre et son institutionnalisation, les échappés (les clowns, par exemple), l'approche des nouvelles technologies, le croisement avec les autres arts (la danse et le théâtre), cet ouvrage mêle considérations esthétiques et analyses de spectacles et pointe l'hétérogénéité d'une création plurielle.
L'autiste n'est pas un handicapé mental, mais un sujet au travail pour tempérer son angoisse. Telle est l'hypothèse première qui traverse les articles présentés dans ce livre collectif, réunissant médecins, psychiatres, chercheurs, enseignants, psychologues, psychanalystes, instituteurs, tous praticiens auprès d'autistes. L'orientation psychanalytique à laquelle ils se réfèrent se garde de savoir a priori ce qui convient au sujet, cherchant à l'apprendre de lui et avec lui, afin de l'accompagner dans ses propres solutions, inventions et apprentissages. Il s'avère alors que la construction subjective de l'autiste prend régulièrement appui sur un double et sur un objet autistique. Ces deux données cliniques essentielles sont méconnues par les méthodes d'apprentissage: elles s'avèrent portées à étouffer la singularité du sujet autiste en des techniques de rééducation censées valoir pour tous. Dans les institutions de soins, il est aujourd'hui trop oublié que l'individualisation de la prise en charge, associée à une certaine suspension de savoir de la part des soignants, constitue une condition majeure de l'enclenchement d'une dynamique subjective. Quand il n'est pas fait obstacle à cette dernière, un effet thérapeutique durable en est la conséquence - ouverture au monde, au lien social, à la connaissance en étant les corollaires. Biographie de l'auteur Jean-Claude Maleval, qui a dirigé cet ouvrage, est psychanalyste, membre de l'École de la Cause Freudienne et il est professeur de psychologie à l'université européenne de Bretagne, EA 4050, Rennes 2.
Souligner l'existence d'une logique inhérente au délire ne passe plus aujourd'hui pour un paradoxe: la thèse freudienne selon laquelle il constitue une tentative de guérison n'est pas ignorée. Un paradoxe subsiste pourtant, rarement soulevé, il réside dans la conviction, presque unanime, selon laquelle ce travail auto-thérapeutique doit être contrecarré, réduit. jugulé. À l'encontre de cette approche, ce qui est proposé ici constitue un plaidoyer pour un respect et un accueil du travail subjectif à l'oeuvre dans le délire. Il ne s'agit certes pas de prétendre qu'il faille le favoriser au nom d'une nouvelle mouture de l'anti-psychiatrie ou du surréalisme. Il convient seulement de prendre au sérieux la découverte freudienne dans son approche du délire. Il faut à cet égard cesser de la couper du trésor clinique recueilli par la psychiatrie classique pour rendre intelligible une intuition lacanienne peu exploitée concernant l'existence d'une "échelle des délires". Dès lors, plutôt que de morceler l'étude du délire en diverses formes indépendantes, plutôt que de privilégier un moment, nous invitons à sa saisie globale, considérant qu'une prise en compte de toutes les phases de son évolution constitue la condition du dégagement de sa logique. Il s'agit ici de renverser la perspective, en mettant l'accent sur une dynamique inconsciente et non sur des déficiences de la pensée. La possibilité d'appareiller la jouissance du sujet par le langage est la condition du délire. Il y trouve le fondement de ses ressources. S'opposer au bénéfice que certains psychosés tirent de ce travail peut conduire à verser dans l'acharnement thérapeutique. L'éthique de la psychanalyse doit non seulement inciter à respecter les complexes productions défensives du paraphrène, issues d'une longue et difficile élaboration, mais elle doit surtout ouvrir la possibilité d'accueillir le délire dans le cadre de la cure. En-dehors de celle-ci, quand le sujet s'engage sur la progression de l'échelle logique des délires, on peut constater que s'accentue un travail défensif d'atténuation de l'angoisse. Il témoigne des ressources créatrices dont dispose le sujet de l'inconscient. La spécificité de la clinique psychanalytique en résulte. Celle-ci se situe dans un champ épistémologique autonome nettement différenciable de la clinique neurologique toute entière consacrée à l'étude de déficits psychiques. En un temps où certains placent l'avenir de la psychanalyse dans la neurobiologie, il n'est pas inutile de souligner l'incompatibilité du travail du délire avec des modèles explicatifs issus de la clinique neurologique. Cette troisième édition est non seulement revue, mais enrichie de plusieurs chapitres par rapport aux précédentes.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.