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Rue des arts
Maleval Martine ; Lachaud Jean-Marc ; Ruby Christi
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343071060
Les arts de la rue ou les arts dans l'espace urbain possèdent désormais une légitimité, même si l'actualité témoigne d'une constante remise en cause, notamment par le biais des censures économique et idéologique. La particularité du déploiement des oeuvres dans l'espace public est marquée par son hétérogénéité, tant dans les arts réquisitionnés, théâtre, danse, musique, arts plastiques... sans ignorer leur mélange productif, que par les techniques de jeu et de scénographie utilisées. Quant au Street art, il voit désormais ses productions exposées dans les galeries d'art contemporain. Les textes rassemblés ici constituent les jalons d'une recherche parallèle des auteurs, sur plus de quinze ans, mêlant analyse théorique et critique esthétique. Ils permettent d'appréhender ce champ artistique dans un contexte historique en offrant une promenade errante au travers de propositions artistiques originales et significatives de la vitalité des compagnies et des artistes qui oeuvrent dans cet espace difficile à conquérir que représente la rue. Lenjeu est esthétique, mais aussi politique.
Les autistes qui écrivent ne sont pas des fous littéraires. Ce sont des sujets à prendre au sérieux. Ils s?expriment pour faire savoir qu?ils sont des êtres intelligents, pour être traités avec plus de considération, et pour appeler à un respect de leurs inventions élaborées pour contenir l?angoisse. Souhaitent-ils qu?on interdise légalement leur écoute pour les soumettre, le plus souvent sans leur consentement, à des méthodes d?apprentissage? Faut-il prendre le parti de les écouter ou celui de les contraindre? Choisir de les écouter expose à se confronter à des opinions dérangeantes. Une des autistes de haut niveau parmi les plus connues, Donna Williams: « la meilleure approche », écrit-elle, ce serait « celle qui ne sacrifierait pas l?individualité et la liberté de l?enfant à l?idée que se font de la respectabilité et de leurs propres valeurs les parents, les professeurs comme leurs conseillers ». Une autre confirme: « ? les personnes qui m?ont le plus aidée ont toujours été les plus créatives et les moins attachées aux conventions ».La psychanalyse n?est pas une, elle est multiple; les pratiques psychanalytiques ont pourtant toutes un pointcommun: elles sont fondées sur l?écoute de l?autre. Songer à interdire légalement l?écoute d?un groupe humain révèle une idéologie politique sous-jacente des plus inquiétantes. Certes, toute écoute n?est pas psychanalytique, mais comment le législateur fera-t-il la différence? Est-il de surcroît de son rôle de prôner des approches sourdes à l?écoute des singularités du sujet autiste? Toutes les pratiques psychanalytiques ont en commun de prôner le respect du singulier et sa non résorption dans l?universel. C?est ce que souhaitent unanimement les autistes qui s?expriment. Ce n?est pas aux études randomisées permettant une évaluation scientifique impeccable auxquelles il convient de demander en premier lieu comment y faire pour traiter l?autisme; ce sont les sujets concernés qui ont le plus à nous apprendre. Ils possèdent un savoir précieux sur eux-mêmes. La psychanalyse du XXIe siècle n?est pas la caricature combattue par « Autisme France ».
Souligner l'existence d'une logique inhérente au délire ne passe plus aujourd'hui pour un paradoxe: la thèse freudienne selon laquelle il constitue une tentative de guérison n'est pas ignorée. Un paradoxe subsiste pourtant, rarement soulevé, il réside dans la conviction, presque unanime, selon laquelle ce travail auto-thérapeutique doit être contrecarré, réduit. jugulé. À l'encontre de cette approche, ce qui est proposé ici constitue un plaidoyer pour un respect et un accueil du travail subjectif à l'oeuvre dans le délire. Il ne s'agit certes pas de prétendre qu'il faille le favoriser au nom d'une nouvelle mouture de l'anti-psychiatrie ou du surréalisme. Il convient seulement de prendre au sérieux la découverte freudienne dans son approche du délire. Il faut à cet égard cesser de la couper du trésor clinique recueilli par la psychiatrie classique pour rendre intelligible une intuition lacanienne peu exploitée concernant l'existence d'une "échelle des délires". Dès lors, plutôt que de morceler l'étude du délire en diverses formes indépendantes, plutôt que de privilégier un moment, nous invitons à sa saisie globale, considérant qu'une prise en compte de toutes les phases de son évolution constitue la condition du dégagement de sa logique. Il s'agit ici de renverser la perspective, en mettant l'accent sur une dynamique inconsciente et non sur des déficiences de la pensée. La possibilité d'appareiller la jouissance du sujet par le langage est la condition du délire. Il y trouve le fondement de ses ressources. S'opposer au bénéfice que certains psychosés tirent de ce travail peut conduire à verser dans l'acharnement thérapeutique. L'éthique de la psychanalyse doit non seulement inciter à respecter les complexes productions défensives du paraphrène, issues d'une longue et difficile élaboration, mais elle doit surtout ouvrir la possibilité d'accueillir le délire dans le cadre de la cure. En-dehors de celle-ci, quand le sujet s'engage sur la progression de l'échelle logique des délires, on peut constater que s'accentue un travail défensif d'atténuation de l'angoisse. Il témoigne des ressources créatrices dont dispose le sujet de l'inconscient. La spécificité de la clinique psychanalytique en résulte. Celle-ci se situe dans un champ épistémologique autonome nettement différenciable de la clinique neurologique toute entière consacrée à l'étude de déficits psychiques. En un temps où certains placent l'avenir de la psychanalyse dans la neurobiologie, il n'est pas inutile de souligner l'incompatibilité du travail du délire avec des modèles explicatifs issus de la clinique neurologique. Cette troisième édition est non seulement revue, mais enrichie de plusieurs chapitres par rapport aux précédentes.
Résumé : Souligner l'existence d'une logique inhérente au délire ne passe plus aujourd'hui pour un paradoxe : la thèse freudienne selon laquelle il constitue une tentative de guérison n'est pas ignorée. Un paradoxe subsiste pourtant, rarement soulevé, il réside dans la conviction, presque unanime, selon laquelle ce travail autothérapeutique doit être contrecarré, réduit, jugulé. A l'encontre de cette approche, cet ouvrage propose un plaidoyer pour un respect, voire pour un accueil, du travail subjectif à l'?uvre dans le délire. Plutôt que de morceler l'étude du délire en diverses formes indépendantes, plutôt que de privilégier un moment, il invite à sa saisie globale, considérant qu'une prise en compte de toutes les phases de son évolution constitue la condition du dégagement de sa logique. Quand le sujet s'engage sur la progression de l'échelle logique des délires, un travail défensif d'atténuation de l'angoisse s'accentue. Il témoigne des ressources créatrices dont dispose le sujet de l'inconscient. En un temps où certains placent l'avenir de la psychanalyse dans la neurobiologie, il n'est pas inutile de souligner l'incompatibilité du travail du délire avec des modèles explicatifs issus de la clinique neurologique. Cette deuxième édition actualisée est également enrichie d'un nouveau chapitre " Thérapier le délire ? ".
Dans les années 1970, en France, alors que le cirque traditionnel doit faire face à de multiples difficultés, que tentent de surmonter de courageux rénovateurs, des agitateurs indisciplinés s'attachent à imaginer des formes spectaculaires qui participent à l'émergence du nouveau cirque. Cet ouvrage, tout en explorant l'histoire de ces trublions (qui inventent, entre autres, le Cirque Baroque, le Cirque Plume, Archaos - cirque de caractère) et en soulignant les singularités de leurs engagements artistiques, analyse les fondements culturels et institutionnels à partir desquels s'instaure, durant les années 1980 et 1990, la légitimation du nouveau cirque. Il s'agit aussi de présenter un panorama des productions circassiennes de la période concernée, en développant une approche esthétique des oeuvres non dogmatique. Si les précurseurs du nouveau cirque conçoivent et bricolent les spectacles inventés dans les années 1980, ils poursuivent leur quête, mais dans un contexte différent, pendant les années 1990 (alors qu'une nouvelle génération affirme sa propre originalité). En fait, leur parcours se concrétise sous formes de ruptures, de chantiers ouverts.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.