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Les discours littéraires francophones. Réseaux, esthétiques et postures
Malela Buata B.
HERMANN
26,10 €
Épuisé
EAN :9791037010070
L'itinéraire méthodologique et théorique avancé dans cet essai s'est forgé sur une démarche relationnelle des discours littéraires francophones. Comment ces discours sont-ils élevés ? Trois grands chantiers y sont développés, qui font des réseaux littéraires, de l'analyse esthétique de cas de littérature francophone, des postures et discours littéraires et artistiques le point central de l'appréhension des productions culturelles. Ainsi, la relation entre les conditions sociales de production et celles de la production en elle-même s'établit grâce au croisement de ces trois aspects. Ils sont au fondement de la réflexion théorique que cet ouvrage tente d'architecturer en échafaudant le problème central de la relation entre le contexte et le texte, de leur fondation philosophique et de leur modalité d'expression concrète. Cet essai propose ainsi de poser d'autres pierres conceptuelles afin de cimenter la réflexion sur l'édifice des discours littéraires francophones.
Malela Buata B. ; Rabsztyn Andrzej ; Rasoamanana L
Le contexte global de la mondialisation permet de réexaminer autrement les discours littéraires francophones qui font de l’île un horizon de référence dans l’espace culturel. Cette littérature montre aussi que l’île peut être source d’imaginaires multiples et rester lier aux représentations sociales et à l’insularité comme concept anthropologique. Partant de cette observation générale, les travaux ici réunis réétudient l’appareil de représentation de l’île dans les littératures de langue française et parfois en établissant un lien avec d’autres univers discursifs. Ces contributions interrogent alors les imaginaires que suscite l’île ou l’insularité dans les représentations sociales, sur son traitement dans l’esthétique littéraire, les regards et les identités, etc. Pour appréhender cette complexité, les approches mobilisées nourrissent des analyses qui se répartissent en quatre thèmes : la poétique et le processus de subjectivation ilien ; la géocritique et géopolitique des îles ; les insularités imaginaires, la (post)colonialité, la mythologie et l’utopie ; enfin, le retissage de l’île dans les discours et esthétiques littéraires.
Etre écrivain français durant l'ère coloniale s'insère dans l'ordre social et le questionnement du sujet. Le parcours, la poésie, les fictions et essais de René Maran en témoignent. Son discours sur l'intériorité fait état de la désillusion ontologique qui, à partir de la Belle Epoque, donne à voir une manière d'être poète-écrivain. Ce dernier constitue l'authenticité en mantra esthétique et politique à même de se formaliser dans des combustions affectives. Son discours sur l'extériorité problématise le souci de la vérité et de la sincérité à travers l'esthétique vériste. Celle-ci aide à l'examen de sa représentation de l'écosystème et de la géoculture coloniales. Comment cette double part, intérieure et extérieure, se figure-t-elle dans sa posture d'écrivain français, dans sa poétique du sujet et son discours colonial, tout en participant à la bibliothèque coloniale ? C'est cette question qui, dans ce livre, commande l'approche relationnelle de l'interprétation de l'ensemble de l'oeuvre de René Maran en fonction de son contexte d'énonciation.
Le questionnement du sujet, dans le contexte propre à la société où les liens se sont distendus au profit du règne des individus, demeure une problématique subjective et intersubjective. Cet enjeu social préoccupe aussi le discours social et littéraire en particulier. C'est pourquoi quelques fictions romanesques francophones - Afrique, Antilles et océan Indien - de l'extrême contemporain ont investi le thème du sujet-objet dans le monde social, dans sa relation à soi et à l'autre. De plus, en édifiant leur propre idée du sujet du XXIe siècle, ces récits francophones proposent un regard esthétique sur le monde contemporain. Partant de ce constat, cet essai examine ces textes en essayant de déceler leur manière de traiter du sujet notamment face au temps, aux souffrances humaines et à l'énigme de l'autre.
Formé à la sociologie de la littérature, Buata Malela a coutume d'envisager l'oeuvre, par-delà sa seule textualité, comme une construction sociale et médiatique dont dépend une part importante de la signification. La trajectoire de l'artiste (écrivain francophone ou, ici, interprète pop), les sociabilités dans lesquelles il s'inscrit, les mondes de l'art auxquels il s'associe, sont des traits qui intéressent au premier chef la démarche analytique de ce chercheur. Or, par sa dynamique d'incarnation, qui fait de la persona de l'artiste (sa personne médiatique) l'un des traits déterminant de son art et l'un des moteurs de l'émotion esthétique, la chanson pop contemporaine se prête tout particulièrement à une telle approche à l'intersection de la sociologie et de l'analyse esthétique. C'est ce que montre cet essai lorsqu'il étudie les trajectoires des chanteurs et leur manière de les rejouer (et de les recomposer) dans leur oeuvre et leur existence médiatique.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.