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Hummocks. Tome 2, livre 1, Alaska, avec les chasseurs de baleine, mer de Bering, 2e édition revue et
Malaurie Jean
POCKET
10,70 €
Épuisé
EAN :9782266147699
En 31 missions, du Groenland à la Sibérie, Jean Malaurie a parcouru le long périple migratoire du grand peuple inuit. De sa guérite de chercheur à Savoonga, au centre de la mer de Béring, le célèbre ethnologue nous invite à décrypter le symbolisme d'une pensée qui s'est élaborée depuis 4000 ans, à découvrir un peuple hypersensoriel, l'esprit de la matière et l'énergie du monde qui se déploie jusqu'au cosmos et ces hommes héroïques aussi joyeux qu'impitoyables, aussi cruels que généreux. L'auteur s'immerge dans leurs récits épiques, peuplés d'hommes-oiseaux, d'hommes-baleines. Ce livre nous fait prendre conscience de la ténacité dont Jean Malaurie a fait preuve, en se transformant en avocat passionné de ce peuple auprès de l'administration fédérale américaine pour aboutir, le 18 décembre 1971, à un accord historique permettant aux autochtones d'Alaska, nouveaux émirs du pétrole, d'être enfin sur 43,7 millions d'acres, soit 10 % de l'Alaska, maîtres du "Far North" alaskien et de leur destin. Ce troisième volume de Hummocks est sans nul doute le plus "malaurien" de cette tétralogie. Biographie de l'auteur Jean Malaurie - qui est le directeur du Centre d'Etudes arctiques à l'Ecole des hautes études en sciences sociales depuis qu'en 1957 la première chaire de géographie polaire de notre enseignement supérieur y a été créée pour lui par le grand historien Fernand Braudel - a fondé et dirige la célèbre collection Terre Humaine dont la Bibliothèque nationale de France va saluer le cinquantenaire. De la pierre à l'homme. Ayant créé une méthode qu'il a baptisée "anthropogéographie", Jean Malaurie a recours, pour l'étude des peuples premiers, à une paléoanthropologie, rendant compte sur un temps très long de la vision éthologique née de leur imaginaire de la matière, d'une Naturgeist, lequel s'avère être à l'origine même du rituel chamanique et, par là, du contrat social de ces sociétés. Après 31 missions, du Groenland à la Sibérie, les autorités soviétiques ont demandé à Jean Malaurie, en 1990, de prendre la direction de la "Première expédition internationale dans le nord de la Sibérie" en Tchoukotka, terre interdite depuis la révolution d'Octobre. C'est à la suite de cette expédition que le ministère de l'Education russe lui a permis de créer, avec l'appui des présidents Gorbatchev, Eltsine et Poutine, et avec des collègues de l'intelligentsia de Saint-Pétersbourg, une institution russe pionnière, dont la première langue étrangère est le français et dont il est président d'honneur à vie. Cette institution qui a été promue en 1994 "Académie polaire d'Etat" prépare aujourd'hui à leurs hautes fonctions un millier de futurs cadres de 45 ethnies sibériennes. Jean Malaurie vient de décider, dans l'esprit de Terre Humaine, de lui adjoindre un "Institut de Recherche avancée pour et avec les autochtones", où il souhaite faire émerger, avec une élite restreinte de ces petits peuples du Nord russe, une ambition essentielle relier le meilleur de leurs civilisations au meilleur de la nôtre.
Résumé : " La crise climatique est majeure. Dans 30 ans, l'Arctique sera probablement libre de glaces. Pour les populations autochtones, c'est un choc des cultures que peu de civilisations ont affronté. Quant à nous, les conséquences sont imprévisibles. La Terre souffre. Elle se vengera. L'homme n'est pas venu sur Terre pour domestiquer la Nature, mais pour s'y intégrer en la respectant. Depuis des millénaires, les Peuples Racines le savent. Ce n'est par hasard qu'ils résistent dans toutes les contrées du Monde : en Amazonie, en Afrique, en Australie. Ils ne sont pas en arrière de l'Histoire. Ils sont en réserve pour être nos éclaireurs et nous protéger de nos folies en rappelant les lois éternelles. " Ainsi parle Jean Malaurie, de façon prophétique, de l'état du monde et de l'urgence écologique. Un appel politique et spirituel. 9000 exemplaires vendus du Régis Debray dans la même collection.
Véritable trésor ethnologique, ce livre constitue d'abord une somme d'informations irremplaçable sur les Inuits du Groenland. Mais son succès international, jamais démenti au cours de ses multiples rééditions depuis 1951, tient aussi au talent de conteur de Malaurie qui sait immerger le lecteur, jusqu'au plus infime détail, avec une patience et un souci de vérité infinis, dans la vie de ce grand Nord mythique, de cette "Ultima Thulé" des anciens. Ce géographe et géologue de formation qui cite Rimbaud ("Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc ?") fait revivre dans un style alerte chasses au morse et à l'ours, festins de viande crue, soirées de fête dans la nuit polaire, grands raids en traîneaux par moins 60 °C sur la banquise et les glaciers, levers de soleil dans le blizzard, songes, légendes et séances de sorcellerie. Formidable leçon d'humanisme, ce chef-d'oeuvre inclassable est également l'occasion d'une réflexion approfondie sur la fragilité d'un environnement et d'une culture menacés. --Scarbo
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.
Résumé : Alors qu'elle combat sans relâche la puissance et l'efficacité du chamanisme, une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au coeur de la Sibérie à la rencontre d'une véritable charnane Oumaï. En l'initiant aux secrets de la guérison mentale, celle-ci lui fait découvrir la nature véritable de l'âme humaine. Transformée, confrontée à des expériences de plus en plus profondes, Olga Kharitidi finira par faire sienne cette magie, au point de l'intégrer à l'exercice quotidien de son métier.
Résumé : A douze ans, tête de mule et mauvais élève, Edgar a déjà compris deux choses : Primo, qu'il vaut mieux se taire plutôt que de se faire engueuler ; deuxio : Que sa seule passion et occupation dans la vie c'est et ce sera les fleurs ! Aussi, quand Hugues et Lolly, ses parents, lui annoncent qu'ils ont décidé d'adopter un petit Péruvien, Edgar est parti sans rien dire dans son jardin arracher des mauvaises herbes. L'Inca, il allait voir ce qu'il allait voir ! Anibal, il s'appelle. Il a cinq ans ; une bouille désarmante et il ne dit pas un mot. La jalousie d'Edgar s'effiloche. Ce frère, il veut bien l'adopter lui aussi. Mais c'est la fin de l'été, Edgar est menacé d'internat à la rentrée. Finie l'amitié avec Anibal ? Impossible. C'est la fugue, direction : La cordillère des Andes...
Jared Diamond, d'abord biologiste de l'évolution et physiologiste, enseigne actuellement la géographie à l'Université de Californie, à Los Angeles. Il a notamment publié Le troisième chimpanzé et Effondrement, ouvrages qui forment avec De l'inégalité parmi les sociétés un triptyque.4e de couverture : La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.
Seul l'Occident moderne s'est attaché à classer les êtres selon qu'ils relèvent des lois de la matière ou des aléas des conventions. L'anthropologie n'a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d'universalité naturelle -, elle perpétue une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l'économie. Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola propose ici une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement. Son enquête met en évidence quatre façons d'identifier les "existants" et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d'un continent à l'autre : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains , l'analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l'animisme, qui prête aux non-humains l'intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache au contraire aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l'aptitude culturelle. La cosmologie moderne est devenue une formule parmi d'autres. Car chaque mode d'identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières. C'est à une recomposition radicale de ces sciences et à un réaménagement de leur domaine que ce livre invite, afin d'y inclure bien plus que l'homme, tous ces "corps associés" trop longtemps relégués dans une fonction d'entourage.
Leiris Michel ; Hollier Denis ; Marmande Francis ;
Revue de presse Faisant de lui-même une sorte d'objet d'étude, Michel Leiris (1901-1990) réalisa avec La Règle du jeu sa plus vaste entreprise autobiographique.
Résumé : "Enfant, je savais donner ; j'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux ; chaque arbre était un objet de respect. J'admire aujourd'hui, avec l'homme blanc, un paysage peint dont la valeur est estimée en dollars !" T. C. McLuhan donne ainsi la parole aux Indiens pour évoquer leur mode de vie ancestral, en harmonie avec leur environnement naturel, mais aussi la mise en péril de leur existence par l'arrivée de l'homme blanc (anéantissement des troupeaux, invasion des terres), entraînant l'affaiblissement et la disparition de l'esprit de leurs peuples. Un émouvant témoignage des Indiens d'Amérique du Nord, qui racontent leur mode de vie en harmonie avec la nature : un exemple précieux pour l'homme moderne.