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Le gaffeur
Malaquais Jean
PHEBUS
19,95 €
Épuisé
EAN :9782859407070
Connu surtout comme romancier, Jean Malaquais (1908-1998) ne nous aura laissé au total que trois romans : Les Javanais (prix Renaudot 1939, réédité en 1995 seulement et salué, alors par la critique pour sa stupéfiante " modernité ") ; Planète sans visa (1947 - remis au jour en 1999) ; et ce Gaffeur, largement oublié depuis sa sortie en 1953, dont Norman Mailer (préfacier de la présente édition) a fini par admettre, après s'y être piqué les doigts, qu'il était sans doute l'un des romans les plus violemment prophétiques de ce siècle. Avouons que peu de gens, chez nous, s'en étaient aperçus. C'est que le livre en question est un livre malin, qui cache bien son jeu - et, qui à l'heure où il fut pour la première fois publié se payait le luxe le plus rare : celui d'avoir un demi-siècle d'avance sur son époque. Roman insolite dans notre littérature, Le Gaffeur raconte les aventures d'une forte tête égarée dans un drôle de monde à la Orwell. Lequel monde bizarrement ressemble comme un frère au nôtre : circuits de surveillance déguisés en réseaux de communication, réalité virtuelle, conformisme à tous les étages... On songe à Kafka bien sûr. Un Kafka mal élevé qui aurait fait ses classes dans la même rue que François Villon.
Résumé : La marche du xxe siècle a taillé bien des croupières à l'?uvre très belle et très originale de l'écrivain Jean Malaquais (1908-1998). Le prix Renaudot avait salué Les Javanais ; mais c'était en 1939. On sait la suite. Planète sans visa partait parmi les favoris du Goncourt, mais c'était en 1947, au sortir de la guerre. Pour sa part, le recueil de sept nouvelles qu'est Coups de barre n'a jamais été publié en France ; il est sorti à New York, en 1944. Chronologiquement, Coups de barre se situe donc à mi-chemin entre Les Javanais, le roman du métèque " à la grandeur épique, à la fois bouffonne et tragique ", pour reprendre le salut d'André Gide, et Planète sans visa, la fresque de " Marseille-sous-Vichy ", dont l'écrivain américain Norman Mailer a loué " la puissance, l'ambition, l'ironie et l'indignation sourde à l'endroit d'une société, la nôtre (...). Ce livre avait cinquante ans d'avance : il est temps de le lire! Du récit à la tonalité joyeuse qu'est " La montre ", dont le personnage central est un adolescent ouvert à toutes les aventures, à " Marianka ", dont la sobriété tragique reflète la violence collective de l'histoire, en passant par l'humour à la fois tendre et grinçant du " Marchand de balais " ou de " Carry " ou encore par la folie meurtrière des nouvelles maritimes " Il Piemonte " et " El Valiente ", Malaquais trempe sa plume dans la mouvance du réel. Il s'entend à faire voyager son lecteur. Ses personnages sont des nomades par essence, qui ne parlent que de partir, et le dynamisme de son écriture ouvre l'antre des mille langues qui se croisent sur la terre et parviennent, envers et contre tout, à communiquer.
Résumé : Jean Malaquais travailla jusqu'à sa mort en 1998 à la révision du texte de ce roman publié en 1947 dans l'indifférence totale - et que ses admirateurs considèrent clairement comme son plus grand livre. Norman Mailer, dans sa préface, insiste sur les raisons du malentendu : Malaquais s'est toujours arrangé pour avoir un demi-siècle d'avance sur la sensibilité de son temps. Conclusion : il est peut-être temps de le lire. Nous sommes à Marseille au début des années 40. Sale époque. Le grand port du mirage colonial, où naguère encore le Marius de Pagnol rêvait de brûlantes évasions, est devenu cette nasse où sont allés se prendre tous les indésirables pourchassés par Vichy, chacun d'eux rêvant de s'embarquer vers une improbable Amérique. Autour grouille la foule ordinaire des ports : marins en rade, flics en civil, mouchards avec qui l'on trinque au zinc sans méfiance. Et derrière ce petit monde qui se marche un peu sur les pieds, les tireurs de ficelles habituels : fonctionnaires en peine d'avancement, ambitieux de tout poil profitant de l'époque pour frayer d'audacieux raccourcis en eau trouble, délateurs à grande échelle ou à la petite semaine. En cherchant bien on trouve même dans les coins quelques héros, des vrais (pas beaucoup). Malaquais, sans rien perdre de sa verve mais en la jouant sur le registre grave, décide de prendre cette fourmillante matière à bras-le-corps, anges et salopards dans la même étreinte. Et c'est une humaine - trop humaine - comédie qu'il brosse là, avec férocité et pourtant compassion. Il ne juge pas, ou si peu, cherche surtout à comprendre, quitte à se glisser dans la peau du lâche, de tous ces " braves gens " qui furent complices d'un grand crime, le plus grand peut-être, et qui ont cru pouvoir s'en tirer ensuite en disant : " On ne savait pas. " On nous suggère aujourd'hui qu'il faut oublier tout ça, tourner la page. N'obtempéreront que ceux qui ont le secret désir d'amputer leur âme. Relisons plutôt Malaquais : il sait nous raconter des histoires qui ne sont rien d'autre que l'Histoire, quand elle ne ment pas. Car ce livre est d'abord une formidable brassée d'histoires follement emmêlées - où le lecteur est convié à chercher la sienne.
Malaquais Jean ; Mailer Norman ; Ancel Hélène ; Mi
Le célèbre écrivain américain Norman Mailer (prix Pulitzer en 1969 pour Les Armées de la nuit et en 1980 pour Le Chant du bourreau) et le romancier français Jean Malaquais (prix Renaudot 1939 pour Les Javanais) se sont rencontrés en 1947. Malaquais traduisit en français Les Nus et les Morts. Ce premier roman allait projeter Mailer sur la scène littéraire internationale. Leur tempérament et leur culture n'appelaient peut-être pas le rapprochement de ces deux hommes qu'une amitié chaleureuse et exigeante a cependant unis pendant un demi-siècle, et Mailer n'a jamais manqué de rappeler sa dette à l'endroit de son aîné: "Il a exercé sur moi plus d'influence que quiconque." Très nourrie à certaines époques, la correspondance des deux écrivains ouvre, avec la lucidité de ses analyses tant littéraires que sociales et politiques mais aussi avec sa franchise sans compromissions, une fascinante fenêtre sur la trajectoire, publique et privée, de deux créateurs et sur des moments clés de la seconde moitié du XXe siècle. Cette correspondance n'est pas encore publiée en langue anglaise.
Ces 120 lettres tranchent d'assez surprenante façon sur le reste de la Correspondance - un monument en soi - qu'André Gide entretint au long de sa vie avec divers " passants " de son époque. Avec ceux du sérail (Valéry, Claudel, Jacques Rivière), tous membres d'une même famille d'esprits, il échange la monnaie qui a cours dans le milieu littéraire : vues sur la création, sur le rôle de l'artiste, bruits de salons, amabilités plus ou moins mouchetées. Son aventure épistolaire avec Vladimir Malacki (devenu bientôt Jean Malaquais), petit Juif polaque cabochard comme il n'est pas permis, insoumis par conviction autant que par tempérament, est d'un tout autre jus. Personne jamais n'aura osé adresser à Gide des lettres d'une si brutale franchise, le pousser aussi loin dans ses retranchements. Personne non plus, semble-t-il, n'aura reçu de lui des aveux de cette sincérité-là. Deux hommes se proclament engagés - chacun à sa façon - dans les querelles de leur siècle. Ces deux hommes s'estiment et se malmènent. Evadé de son camp de prisonniers, traqué par la police de Vichy, Malaquais réussit à gagner par miracle le Mexique puis New York. Mais l'éloignement ne compte pas pour les deux amis, qui ont décidément trop de choses à se dire, trop dé combats - intimes ou publics - à mener, trop d'arguments à affûter. Une vraie " correspondance de guerre ", à tous les sens de la formule.
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).