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Systèmes, théories et méthodes comparées en critique littéraire. Volume 2, Des nouvelles critiques à
Makouta-Mboukou Jean-Pierre
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782747551854
L'apprentissage de la lecture et de l'écriture nous prépare, déjà, à la haute, à la mystérieuse fonction de lecteur de livres, c'est-à-dire, de critique littéraire. Car un livre est un coffre-fort à multiples parois dont on n'atteint le trésor que si on en possède la clef. Un livre est une bouteille jetée en pleine mer, disait Alfred de Vigny, en 1842. Cette mer que nous sommes, la mer des multitudes. Et nous savons par expérience, qu'il ne nous est pas toujours donné de percer le mystère de cette bouteille fermée par un autre, un inconnu. Car un roman, un poème, une nouvelle, un conte, une pièce de théâtre, est toujours, pour nous, l'œuvre d'un inconnu. Aussi est-ce une tâche ardue que de démêler cette œuvre scellée par une pensée souvent lointaine dans le temps, dans l'espace, dût-elle être celle de notre frère, de notre sueur. Nous sommes tous, tant que nous sommes, semblables à ce pêcheur des côtes françaises qui, incapable de pénétrer le mystère de l'élixir noir et mystérieux contenu dans la bouteille : " Court, cherche un savant, et lui montre sa prise ". Ce savant, c'est le critique littéraire dont l'Art est de tirer le bouchon de ces bouteilles parfois noires, que sont les ouvrages de l'esprit. Le champ de ces ouvrages est vaste. Pour l'appréhender, Jean-Pierre Makouta-Mboukou a promené son miroir dans le temps et dans l'espace, de l'Antiquité à l'époque contemporaine, à travers le Moyen Age, la Renaissance, et la période classique, la période moderne et cela, par le moyen de la diachronie et de la synchronie en nous livrant cette si vaste synthèse, critique proche de l'inventaire du passé selon Albert Thibaudet, qui assimile l'esprit critique au libéralisme spirituel. Un sort spécial a été fait à la critique des XVIIIe, XIXe et XXe siècles, sans oublier la critique nègre de l'Afrique et des Antilles, dont on ne soupçonne et n'apprécie pas toujours la valeur. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce qui caractérise la recherche de J.-P. Makouta-Mboukou, c'est l'accumulation de connaissances qui permettent de choisir, connaissances puissamment marquées d'érudition. Plusieurs prix dont le grand prix littéraire d'Afrique Noire pour la critique, et le prix Aimé Césaire ont été attribués à son oeuvre.
De la symbolique électorale de 2006, il ressort qu'à Bukavu, les symboles ont rempli deux fonctions notamment de participation et de communication politiques. L'usage des symboles que les acteurs connaissent et comprennent est essentiel pour gagner les suffrages. Dans ce livre sont analysées les multiples formes d'identification mobilisées par les compétiteurs et leurs partisans durant la campagne électorale.
Depuis 1993, à la suite de l'ouverture politique provoquée par la Conférence Nationale, le Congo-Brazzaville est entraîné dans de pseudo " guerres civiles " à répétitions par la volonté exclusive des deux chefs ennemis impitoyables : Sassou et Lissouba. Kolelas, le troisième protagoniste de cette histoire de succession sanglante, joue à l'équilibriste en s'alliant à l'un ou l'autre des dictateurs, selon les circonstances. Un dictateur ne devient pas un démocrate sans y être forcé : Sassou II a pris la relève en octobre 1997 de Sassou I dans le sang. Un Lissouba " communiste " ne devient pas non plus un démocrate de bon gré : en 30 ans, Lissouba n'a pas évolué, au contraire il s'est radicalisé dans le crime contre la population congolaise et ses porte-parole. Pour la troisième fois en cinq ans, le pays et sa capitale, notamment, ont subi l'affrontement meurtrier des milices tribales : cocoyes, cobras, zoulous, ninjas. Les jeunes se sont entre-tués pour que les vieux chefs accaparent le pouvoir ; toute une population a été empoisonnée par les virus ethnique et régionaliste, tous les biens privés et publics détruits, pillés, excepté les intérêts pétroliers des étrangers... Des dizaines de milliers de tués depuis 1993. Le processus démocratique doit être réenclenché au Congo-Brazzaville, sous le contrôle et avec l'appui des institutions internationales de sauvegarde de la paix et du droit des peuples à choisir librement leurs dirigeants. Cela permettra peut-être d'éviter l'horreur que l'on est en train de vivre. L'horreur c'est cette épuration éhontée des populations innocentes par 20 000 mercenaires au service d'un homme, et dans quel but ? L'horreur c'est aussi le viol des cadavres des femmes et des jeunes filles abattues avec un sadisme sans nom. L'horreur c'est encore le dépeçage des cadavres des hommes du Pool, dont la viande est distribuée aux populations sinistrées et errantes, qui doivent la présenter comme laissez-passer pour traverser les barrages des cobras.
Le contestant ou un pasteur chez les Carmélites. " Le contestant " ? C'est une vaste contestation jetée à la face de la religion chrétienne et de la politique en Afrique noire qui ont choisi pour se consolider, l'intolérance, la violence et le tribalisme. "Le contestant" est une vaste défense en faveur de la liberté et de la dignité africaines : l'être humain est sacré ; car "en lui, quand il meurt, meurt un Dieu ! " Or le régime Kalawala est déshumanisant sous toutes ses formes : le pouvoir religieux, le pouvoir d'achat et le pouvoir politique sont concentrés entre les mains des petits groupes d'hommes aliénés par l'Histoire, et inconscients, qui les exercent au détriment des Kalawala, en se retranchant derrière l'autorité de saint Paul, ou l'étiquette du socialisme scientifique. Jean Kayilou, professeur et pasteur, contestant et non contestataire, dénoncera l'inhumanité de ces pouvoirs, sans user de violence. Il sera, comme on doit s'y attendre, anéanti par César aidé du baiser de Judas. Mais il ira dans la tombe, heureux d'avoir tiré le peuple Kalawala de son inconscience. Oeuvre de combat, oeuvre engagée, "Le contestant" est l'un des nouveaux romans qui renouvellent le thème de la négritude : l'Occident n'est plus le seul ennemi du monde noir ; car le monde négro-africain, inconscient, devient aussi un loup pour lui-même.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.