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Le régime consensualiste dans la constitution congolaise du 25 octobre 2015 commentée article par ar
Makosso Anatole-Collinet ; Girardon Jean
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343111278
Dans un ouvrage bien structuré, véritable cours de droit constitutionnel appliqué, l'auteur nous fait d'abord découvrir l'esprit de la constitution congolaise du 25 octobre 2015, avant d'en présenter, à partir d'un commentaire détaillé, article par article, les diverses institutions. Son analyse éclaire utilement la pratique durable de cette nouvelle constitution qui entend intégrer les valeurs traditionnelles de la culture bantu avec les principes universels de la démocratie. Cependant, l'apport le plus intéressant, et sans doute le plus fécond de cet ouvrage, tant au niveau de la théorie constitutionnelle que de la pratique durable des institutions, réside dans la révélation, la présentation et l'explication du "consensualisme congolais" qui inspire le nouveau régime, dont il fait ressortir l'originalité. Cet ouvrage est à la fois un guide et une référence pour la mise en place de ce régime "consensualiste", pour tous ceux qui croient au destin de l'Afrique en général et du Congo en particulier.
De nouvelles institutions - issues des dernières élections (2006) - s'installent enfin en République Démocratique du Congo, géant malade qui demeure pourtant au coeur de la recomposition géostratégique, politique et économique de l'Afrique centrale. L'avènement de cette Troisième République intervient après un processus de transition sanglant et sinueux, duquel le pays n'est pas sorti indemne : tous les secteurs de la vie nationale (économie, éducation, santé publique, défense nationale, etc.) sont à ce jour en pleine déliquescence. Le pays traverse l'une des crises les plus graves de son histoire contemporaine. Dans ce contexte chaotique, qui interpelle la conscience nationale du peuple congolais, une trentaine d'intellectuels et de politiques, du pays et de la diaspora, de divers champs de réflexion, de différentes familles de pensée, ont entrepris d'objectiver ce moment historique crucial. Dans une approche plurielle, ces personnalités posent, ici, les préalables et les fondements de la renaissance en RDC. Les contributions rassemblées tentent de donner des contenus aux tâches de reconstruction, afin que l'avènement de la nouvelle République ne soit pas un nouvel échec, après le rendez-vous manqué de l'indépendance (1960-1965), après des décennies perdues dans les brumes du mobutisme (1965-1990), après les seize années (1990-2006) de l'étrange transition qui a causé tant de victimes... Entreprise inédite dans les traditions intellectuelles de la RDC, ce livre-document, qui prend date devant l'Histoire, est porté par une volonté collective, celle des intellectuels congolais, de marquer symboliquement la présence (le retour ?) de la pensée critique dans le débat public congolais à venir.
Natif de Mvoumvou au Congo, l'auteur y a passé une bonne partie de son enfance et est lié à cette commune. Mais Mvoumvou semble aujourd'hui à l'écart du mouvement de reconstruction amorcé partout dans le pays. Il est temps de rebâtir cette commune, d'en faire une sorte de nouvelle Jérusalem, d'y entreprendre d'importantes réformes devant lui permettre de retrouver son identité et sa place au coeur du Kouilou.
Puisqu'il faut témoigner sur le génocide, parler de notre histoire, et puisque nous avons tous vécu les mêmes faits, parlons-en donc sans tabous. Parlons-en dans nos langues communes, sans interprètes ni traducteurs. Témoignons de ce qui s'est passé réellement dans notre pays, au sein de notre peuple. [...] Seulement, que celui qui s'engage à témoigner ne rapporte que ce qu'il sait, ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu ou entendu. Surtout, íl lui faut respecter cette directive du professeur Théophile Obenga : " Celui qui doit témoigner de l'histoire doit justifier de la compétence, de l'autorité et de la légitimité. " C'est en ces termes qu'en décidant de répondre à Nsaku Kimbembe et à Dominique Kounkou sur le Génocide des Lani, A. C. Makosso invite ses compatriotes à dépassionner le débat, à enrichir le témoignage de l'histoire et à s'abstenir de la symétrie, de la contamination et de " l'idéologie de la haine ". Prenant à son compte ce propos d'Albert Camus : " Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde ", A. C. Makosso pense que les intellectuels doivent s'interdire de galvauder la notion de génocide, par respect pour ceux qui, dans l'histoire, ont été victimes de ce crime sans nom, que Winston Churchill n'avait pas pu qualifier, interpellant ainsi la conscience de Raphaël Lemkin, obligé de réfléchir longuement pour trouver le mot que l'on veut tourner en dérision, de nos jours, à l'effet d'instrumentaliser l'émotion des populations à des fins inavouées.
Au-delà de son parcours personnel, l'auteur du livre pose un regard critique sur les faits majeurs qui ont marqué l'histoire récente de son pays, la République du Congo (Brazzaville). La vie politique congolaise est donnée à voir comme un roman de série noire, avec ses intrigues, ses retournements de situation, ses personnages fantasques. Et bien sûr, des zones d'ombre... Longtemps militant de base, avant de devenir un des conseillers du couple présidentiel, Anatole Collinet MAKOSSO tente d'établir le diagnostic de la plupart des partis politiques africains : des organisations sans idéal, sans programme, dont le seul but est le contrôle du pouvoir. Dans la course, tous les artifices sont permis, y compris le recours au réfèrent ethnique ou religieux. Peu importe les ravages causés... L'auteur s'arroge également le droit de critiquer la pratique politique internationale au travers de ce qu'il appelle les " grands problèmes politiques contemporains ". Il passe au crible les comportements de " grandes puissances " et des organisations internationales telles les Nations-Unies, le FMI... Enfin, drapé de sa toge de magistrat, il rappelle le devoir d'impartialité et de courage, pour les praticiens du droit afin d'épargner au peuple et aux justiciables, les humeurs et soubresauts de la politique. Par son style, qui navigue entre l'autobiographie et l'essai politique, qui installe avec finesse une ambiguïté entre l'auteur et le narrateur, le livre de Anatole Collinet MAKOSSO est d'une fraîcheur rare dans la littérature politique africaine.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.