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LETTRES T7 : LETTRES NON DATEES
MAINTENON MME DE
CHAMPION
90,00 €
Épuisé
EAN :9782745326072
Ce volume VII de l'édition intégrale et critique de la correspondance active de Mme de Maintenon comprend 184 lettres et billets recueillis après la parution des volumes précédents, notamment des lettres non datées et/ou non datables. On trouve aussi des instruments permettant aux chercheurs d'utiliser plus commodément ce corpus d'environ 4450 lettres : une liste des incipits des lettres, une liste de tous les correspondants de Mme de Maintenon, une liste des archives et des bibliothèques détenant des lettres manuscrites de sa main, une bibliographie de toutes les éditions de lettres et surtout un index des noms de personnes, de lieux et de thèmes (la Cour de Versailles et ses intrigues, le domaine de Maintenon, les querelles de famille, l'affaire des Princes, la Maison de Saint-Cyr et ses soucis pédagogiques, les affaires de l'Eglise, le jansénisme et le quiétisme, etc.).
Comment s'y retrouver dans le dédale des interprétations contradictoires que, jusqu'ici, les biographes des vieux jours de Mme de Maintenon ont construit à coups de citations isolées? Est-ce une vie pleine à la fois de dévotion et d'activités à tous les niveaux de l'Institut de Saint-Cyr (Caraccioli)? Ou a-t-on plutôt affaire à une femme malade et désillusionnée, délaissée par ses amis (Desprat) et en proie à "un ennui total, écrasant et pathétique"? "Françoise, pendant quatre ans, va s'ennuyer comme elle ne s'était jamais ennuyée de sa vie. Accablée par la monotonie des jours, se voyant brusquement inactive et inutile, elle va éprouver dans tout son être la nostalgie de Versailles" (Cordelier). Une femme qui en plus aurait perdu jusqu'à sa dévotion, car "pour Mme de Maintenon, Dieu est mort" (Cordelier)?! Que pour sortir de ce dédale Mme de Maintenon elle-même nous serve de guide, jour après jour. Pour faire le portrait de Mme de Maintenon dans les cinq dernières années de sa vie, les principaux biographes du siècle passé ont su tirer profit de sa correspondance. Toutefois, faute sans doute d'une édition complète, on s'est concentré sur les lettres adressées à Mme de Caylus et à la princesse des Ursins, ses deux principales correspondantes. Le chercheur qui s'intéresse par exemple aux sentiments religieux de Mme de Maintenon âgée, reste un peu sur sa faim. C'est le cas aussi pour sa prise de position sur les problèmes de l'acceptation de la bulle Unigenitus en France. Dans les deux correspondances mentionnées, ces sujets apparaissent mais ils ne sont pas traités en profondeur. Sur ces thèmes, les lettres qu'elle adresse à l'archevêque de Rouen et au curé de Saint-Sulpice, se révèlent bien plus instructives. Et pour savoir si ses idées pédagogiques ont évolué vers la fin de sa vie, les lettres à la Prieure de Bizy ou à certaines Dames de Saint-Louis ne manqueront pas de fournir la réponse. Et ainsi de suite.La publication de cette partie "oubliée" de sa correspondance contribuera à compléter et à nuancer le portrait de Mme de Maintenon octogénaire.
Résumé : " Ce livre recueille les lettres et les billets échangés entre Mme de Maintenon et ses deux amies, Mme de Caylus et Mme de Dangeau, dans les dernières années du règne de Louis XIV et les premières de la Régence. L'essentiel de ce commerce féminin, pour la première fois réuni dans un même ouvrage et dans son ordre chronologique, ne se réduit pas à sa valeur documentaire. Cette conversation à trois voix fait entrer le lecteur dans l'intimité intense et privée d'un couple de femmes solidaires en coulisse de la presque-reine, quand celle-ci joue son rôle harassant auprès du roi sur la scène mondiale de Versailles, et plus solidaires encore de la veuve inavouée quand la disparition de Louis XIV la rejette dans la retraite de Saint-Cyr, se préparant à la " mort qui gagne ". L'ensemble dispersé, maintenant qu'il est réuni, est devenu bouquet, et bouquet d'où émanent saveurs, émotions et sens. Ce geste a une portée littéraire. On découvre un véritable roman par lettres, un roman sans autre auteur que le temps, peut-être même sans autre sujet que le Temps, et composé selon une technique d'avant-garde, puisqu'il laisse au lecteur l'initiative considérable d'interpréter et d'imaginer ce qui manque dans les nombreux intervalles, lacunes et silences qui séparent ces lettres passionnées. "
Dès 1705, Madame de Maintenon (1635-1719) et la princesse des Ursins (1642-1722) s'adonnent aux délices de la conversation, prolongée par une correspondance hebdomadaire de dix ans. De cet abondant échange épistolaire, seule l'année 1709 a été retenue ici : la plus sombre de la guerre de Succession d'Espagne, avec ses coups de théâtre, ses désastres militaires et diplomatiques, son " grand froid " qui fragilise la politique du Roi-Soleil. En cette " année tragique ", Madame de Maintenon a soixante-quatorze ans : elle est l'épouse de Louis XIV depuis 1683. Madame des Ursins a soixante-sept ans : elle est camarera mayor de la reine d'Espagne, fonction qui lui permet de pénétrer dans l'intimité royale. Malgré leurs personnalités très différentes, les deux femmes jouent le même rôle d'influence sur la politique de leur pays. De chaque côté des Pyrénées, elles participent au conflit qui voit l'Europe entière façonner une partie de son histoire. Par un savant mélange d'événements historiques et de mouvements du c?ur, cette correspondance devient très romanesque.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi