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Correspondance. 1709 : une année tragique
MAINTENON/DES URSINS
MERCURE DE FRAN
6,40 €
Épuisé
EAN :9782715223547
Dès 1705, Madame de Maintenon (1635-1719) et la princesse des Ursins (1642-1722) s'adonnent aux délices de la conversation, prolongée par une correspondance hebdomadaire de dix ans. De cet abondant échange épistolaire, seule l'année 1709 a été retenue ici : la plus sombre de la guerre de Succession d'Espagne, avec ses coups de théâtre, ses désastres militaires et diplomatiques, son " grand froid " qui fragilise la politique du Roi-Soleil. En cette " année tragique ", Madame de Maintenon a soixante-quatorze ans : elle est l'épouse de Louis XIV depuis 1683. Madame des Ursins a soixante-sept ans : elle est camarera mayor de la reine d'Espagne, fonction qui lui permet de pénétrer dans l'intimité royale. Malgré leurs personnalités très différentes, les deux femmes jouent le même rôle d'influence sur la politique de leur pays. De chaque côté des Pyrénées, elles participent au conflit qui voit l'Europe entière façonner une partie de son histoire. Par un savant mélange d'événements historiques et de mouvements du c?ur, cette correspondance devient très romanesque.
Ce volume, rassemble les lettres datées de Mme de Maintenon au cours des années 1711-1713, en l'attente du volume VII qui comportera un recueil de lettres non datées et de précieux index. " Je suis donc, Madame, seule au milieu du monde ", écrit Mme de Maintenon au seuil de la nouvelle et dernière année de ce volume, le 31 décembre 1712. Les événements politico-militaires et religieux se conjuguent, en effet, pour nourrir dans les lettres de ce nouveau volume à la fois le sentiment de solitude et le regard distancié de l'épistolière sur le monde pendant cette période. Confrontée aux aléas de la guerre de Succession d'Espagne, aux conflits issus du jansénisme et de sa problématique condamnation par l'épiscopat français, impliquée dans les deux domaines par son éminente position auprès du Roi mais aussi par ses liens personnels avec plusieurs des protagonistes, Mme de Maintenon laisse percevoir dans ses lettres, la complexité des enjeux et des positions. L'écriture reflète par sa flexibilité, et en fonction des sujets traités, cet art du stratège que nécessite aussi la vie de Cour. S'adaptant avec souplesse à ses destinataires, réservant aux plus intimes les pointes railleuses et l'art du sous-entendu, adoptant pour d'autres le style " sec " qu'elle peut aussi revendiquer, Mme de Maintenon désormais septuagénaire, traite de tous les sujets, de la bagatelle à l'affaire d'Etat, en recyclant les formes mondaines et galantes de l'écriture dans ce qui constitue un laboratoire épistolaire féminin.
Le quatrième volume de l'édition des lettres de Mme de Maintenon couvre la période de 1707 à 1710. Avec 759 lettres adressées à 61 correspondants, on a le récit des sombres événements qui ont marqué la fin d'un règne accablé de désastres militaires. La place particulière de la princesse des Ursins auprès de Philippe V et de la jeune reine Marie Louise fait l'objet de 192 lettres. Le drame de la guerre de Succession y est sensible avec son cortège de discordes entre les deux correspondantes soutenues malgré tout par une estime mêlée d'affection. Les querelles religieuses qu'on a suivies dans les ouvrages précédents connaissent une pause, mais les nominations de l'archevêque de Rouen, Claude Maur d'Aubigny, et du successeur de Godet des Marais à l'évêché de Chartres, François de Mérinville, occupent Mme de Maintenon qui veille, en Mère, au sort de l'Eglise. Les Dames de Saint-Cyr et l'abbesse de Gomerfontaine ainsi que les chères amies intimes de sa petite Cabale affectueuse apportent un éclairage touchant sur cette période où la grande histoire jette son ombre sur l'Europe entière. Cette correspondance, jamais entièrement publiée, offre enfin aux historiens et aux curieux de la Cour de Louis XIV le portrait d'une femme longtemps et arbitrairement jugée qui mérite une place exceptionnelle dans la littérature épistolaire.
Epouse secrète de Louis XIV, éducatrice de la Maison de Saint-Cyr et "Mère de l'Eglise de France"", Mme de Maintenon (1635-1719) fut en même temps une épistolière exceptionnelle et impressionnante du Grand Siècle. Sa correspondance active compte quelque 4 500 lettres dont nous présentons ici 250 lettres et extraits de lettres. Ce choix a été établi selon deux critères : il doit permettre aux lecteurs de suivre le cours de la vie de la marquise, tandis que l'originalité de l'information et la vivacité et le piquant de son style constituent l'autre critère. L'ensemble de ces textes est présenté en dix sections. Elles mettent en relief les étapes de sa vie et les grands thèmes qui ont toujours préoccupé Mme de Maintenon : l'éducation des Demoiselles de Saint-Cyr, les affaires de l'Eglise — quiétisme et jansénisme —, les affaires politico-militaires, son penchant pacifiste et ses rapports avec sa famille et ses ami(e)s intimes. Une occasion excellente pour mieux connaître ce personnage qui ne cesse d'intriguer trois siècles après sa mort.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.