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LETTRES T5 : 1711-1713
MAINTENON MME DE
CHAMPION
115,00 €
Épuisé
EAN :9782745325143
Ce volume, rassemble les lettres datées de Mme de Maintenon au cours des années 1711-1713, en l'attente du volume VII qui comportera un recueil de lettres non datées et de précieux index. " Je suis donc, Madame, seule au milieu du monde ", écrit Mme de Maintenon au seuil de la nouvelle et dernière année de ce volume, le 31 décembre 1712. Les événements politico-militaires et religieux se conjuguent, en effet, pour nourrir dans les lettres de ce nouveau volume à la fois le sentiment de solitude et le regard distancié de l'épistolière sur le monde pendant cette période. Confrontée aux aléas de la guerre de Succession d'Espagne, aux conflits issus du jansénisme et de sa problématique condamnation par l'épiscopat français, impliquée dans les deux domaines par son éminente position auprès du Roi mais aussi par ses liens personnels avec plusieurs des protagonistes, Mme de Maintenon laisse percevoir dans ses lettres, la complexité des enjeux et des positions. L'écriture reflète par sa flexibilité, et en fonction des sujets traités, cet art du stratège que nécessite aussi la vie de Cour. S'adaptant avec souplesse à ses destinataires, réservant aux plus intimes les pointes railleuses et l'art du sous-entendu, adoptant pour d'autres le style " sec " qu'elle peut aussi revendiquer, Mme de Maintenon désormais septuagénaire, traite de tous les sujets, de la bagatelle à l'affaire d'Etat, en recyclant les formes mondaines et galantes de l'écriture dans ce qui constitue un laboratoire épistolaire féminin.
Le quatrième volume de l'édition des lettres de Mme de Maintenon couvre la période de 1707 à 1710. Avec 759 lettres adressées à 61 correspondants, on a le récit des sombres événements qui ont marqué la fin d'un règne accablé de désastres militaires. La place particulière de la princesse des Ursins auprès de Philippe V et de la jeune reine Marie Louise fait l'objet de 192 lettres. Le drame de la guerre de Succession y est sensible avec son cortège de discordes entre les deux correspondantes soutenues malgré tout par une estime mêlée d'affection. Les querelles religieuses qu'on a suivies dans les ouvrages précédents connaissent une pause, mais les nominations de l'archevêque de Rouen, Claude Maur d'Aubigny, et du successeur de Godet des Marais à l'évêché de Chartres, François de Mérinville, occupent Mme de Maintenon qui veille, en Mère, au sort de l'Eglise. Les Dames de Saint-Cyr et l'abbesse de Gomerfontaine ainsi que les chères amies intimes de sa petite Cabale affectueuse apportent un éclairage touchant sur cette période où la grande histoire jette son ombre sur l'Europe entière. Cette correspondance, jamais entièrement publiée, offre enfin aux historiens et aux curieux de la Cour de Louis XIV le portrait d'une femme longtemps et arbitrairement jugée qui mérite une place exceptionnelle dans la littérature épistolaire.
Le tome III de la nouvelle édition intégrale et critique de la correspondance de Mme de Maintenon contient 817 lettres, s?adressant à 108 destinataires différents et s?étendant sur les années 1698-1706. L?archevêque de Noailles et son neveu Adrien-Maurice, comte d?Ayen puis duc de Noailles, sont les deux principaux correspondants. Pendant cette période commence aussi une correspondance suivie avec Mme de Caylus, Mme de La Viefville, abbesse de Gomerfontaine, et la princesse des Ursins. L?éducation des Demoiselles de la Maison de Saint-Cyr demeure un thème. Trois sujets importants retiennent plus particulièrement l?attention au cours de cette période. Tout d?abord les suites de la cabale quiétiste, notamment la condamnation de l?Explication des Maximes des Saints de Fénelon et la rupture définitive de ce dernier avec Mme de Maintenon. Puis le réveil de la querelle janséniste et les premiers reproches à l?adresse de l?archevêque Louis-Antoine de Noailles soupçonné de sympathiser avec le parti janséniste et d?être son protecteur. Enfin la mort du roi Charles II en 1700 et la succession d?Espagne. L?acceptation par Louis XIV du testament espagnol et la proclamation royale du duc d?Anjou comme roi d?Espagne, le 16 novembre 1700, ont eu de terribles suites au cours des années suivantes. Cette décision déchirera l?Europe par de longues guerres. En mai 1702, l?Angleterre, les Provinces- Unies et l?Empereur déclarent la guerre à la France et à l?Espagne et ce n?est qu?en 1713, avec le traité d?Utrecht, et après de longues négociations que les possessions espagnoles seront réparties et les conditions de paix arrêtées. Les lettres de Mme de Maintenon, recueillies dans ce tome III, dont un grand nombre n?a jamais été publié, apportent des éléments précieux aux historiens de cette période et témoignent en même temps de son grand talent épistolaire.
Comment s'y retrouver dans le dédale des interprétations contradictoires que, jusqu'ici, les biographes des vieux jours de Mme de Maintenon ont construit à coups de citations isolées? Est-ce une vie pleine à la fois de dévotion et d'activités à tous les niveaux de l'Institut de Saint-Cyr (Caraccioli)? Ou a-t-on plutôt affaire à une femme malade et désillusionnée, délaissée par ses amis (Desprat) et en proie à "un ennui total, écrasant et pathétique"? "Françoise, pendant quatre ans, va s'ennuyer comme elle ne s'était jamais ennuyée de sa vie. Accablée par la monotonie des jours, se voyant brusquement inactive et inutile, elle va éprouver dans tout son être la nostalgie de Versailles" (Cordelier). Une femme qui en plus aurait perdu jusqu'à sa dévotion, car "pour Mme de Maintenon, Dieu est mort" (Cordelier)?! Que pour sortir de ce dédale Mme de Maintenon elle-même nous serve de guide, jour après jour. Pour faire le portrait de Mme de Maintenon dans les cinq dernières années de sa vie, les principaux biographes du siècle passé ont su tirer profit de sa correspondance. Toutefois, faute sans doute d'une édition complète, on s'est concentré sur les lettres adressées à Mme de Caylus et à la princesse des Ursins, ses deux principales correspondantes. Le chercheur qui s'intéresse par exemple aux sentiments religieux de Mme de Maintenon âgée, reste un peu sur sa faim. C'est le cas aussi pour sa prise de position sur les problèmes de l'acceptation de la bulle Unigenitus en France. Dans les deux correspondances mentionnées, ces sujets apparaissent mais ils ne sont pas traités en profondeur. Sur ces thèmes, les lettres qu'elle adresse à l'archevêque de Rouen et au curé de Saint-Sulpice, se révèlent bien plus instructives. Et pour savoir si ses idées pédagogiques ont évolué vers la fin de sa vie, les lettres à la Prieure de Bizy ou à certaines Dames de Saint-Louis ne manqueront pas de fournir la réponse. Et ainsi de suite.La publication de cette partie "oubliée" de sa correspondance contribuera à compléter et à nuancer le portrait de Mme de Maintenon octogénaire.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi