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Don Quichotte en jupons. Ou des effets surprenants de la lecture - Essai d'interprétation de la lect
Mainil Jean
KIME
25,40 €
Épuisé
EAN :9782841744435
Don Quichotte en jupons retrace le destin romanesque de lectrices du dix-huitième siècle anglais et français qui, héritières du héros de Cervantes, annoncent le personnage mythique de Flaubert, Emma Bovary. Au dix-huitième siècle, théologiens et moralistes d'abord, médecins et romanciers ensuite, condamnent d'une voix unanime l'effet pernicieux du roman sur le lectorat féminin. Cet essai analyse comment, face à la condamnation de la lectrice romanesque et de sa fatale compagne, la femme de lettres, des romancières ont détourné, en France et en Angleterre, les stéréotypes associés à la folie littéraire pour prendre la défense de la lecture et de l'écriture au féminin dans des romans qui appartiennent moins à l'anti-roman qu'à l'anti anti-roman. Par ses analyses de la récupération poétique et romanesque de trois figures centrales de la folie littéraire au féminin - la lectrice héroïque, la sentimentale et la libertine - Don Quichotte en jupons souligne l'importante contribution de romancières françaises et anglaises du dix-huitième siècle à l'émergence et aL développement du roman en tant que genre auto-critique et métadiscursif. Il montre comment, en mettant en scène des héroïnes fantasques dont elles nuancent la folie littéraire, ces romancières ont contribué à légitimer d'une manière ironique e' oblique le roman comme source poétique de raffinement et d'éloquence.
Depuis l'aube de son apparition, l'Humanité apprend ! Et si elle s'est engagée dans cette voie salutaire, c'est que certaines conditions étaient réunies. L'objet de cet ouvrage est de répertorier, d'analyser, de comprendre, de rendre visibles et accessibles 7 facilitateurs. Une seule et même question a servi de fil conducteur à cet écrit : "Qu'est-ce qui facilite l'apprentissage ? " Des milliers de réponses ont été ainsi exploitées pour en tirer des principes directeurs qu'ils ont exemplifiés par des démarches et postures pratiques pour cette seconde édition. En ces temps chahutés où le "vivre ensemble" est mis en question, "l'apprendre ensemble" mérite d'être exploré et exploité comme source d'expérience positive.
Guillaume Léonard ; Manil Jean-François ; Go Henri
Pourquoi, comment et pour qui organiser un stage d'insertion socio-professionnelle des enseignants débutants au Grand-Duché du Luxembourg ? L'intention de cet ouvrage est de présenter les premiers effets d'une organisation spécifique tout en la décrivant. Pour ce, il a été tenté de percevoir à travers les réalités quotidiennes les adéquations entre intentions et effets. Un autre objectif fut d'identifier des effets sur les enseignants stagiaires, les écoles, les classes, les élèves. Ces éléments ont permis de faire émerger un modèle d'accompagnement de la construction d'une identité professionnelle. Ils ont également mis en évidence de nombreux éléments didactiques utiles pour les métiers de l'Education. Il est à espérer que les analyses et réflexions proposées ici permettront à qui le veut de faire l'économie de gestes inutiles.
Se trouver aux côtés d'enfants qui apprennent a quelque chose de passionnant. Très souvent, ils ressentent, perçoivent et traitent leur environnement de manière inattendue. D'aucuns disent qu'ils philosophent. C'est possible. Peut-être que tout simplement, ils vivent et que de cette expérience, ils tirent des raisons de se questionner, de nous questionner, voire d'interpeller. Ce livre dévoile des parts choisies de ces moments, des parts dont souvent l'importance est apparue au départ d'un détail. En ce début de XXIe siècle, l'actualité des enfants qui apprennent, et leurs regards sur la vie, devraient interpeller, les éducateurs que nous sommes.
La pédagogie du Chef-d'oeuvre et le Chef-d'oeuvre pédagogique ont une histoire, un présent et un avenir. L'histoire nous invite au voyage mais encore à la poésie pédagogique. Le présent nous interpelle dans ce qu'il a de plus réel. L'avenir nous invite à viser les étoiles dont l'éducation du XXIe siècle a tant besoin. Les auteurs et leurs invités, font part de leurs expériences riches et pertinentes, étendant ainsi la pédagogie du Chef-d'oeuvre à des contextes différents. Leurs contributions participent pleinement à la reconnaissance d'une nouvelle culture de l'apprentissage faite de communication, de démocratie, d'intégration, d'émancipation, et de passion. Plusieurs questions sont à l'origine du propos, dont leurs réponses constituent autant de chapitres : En termes de pratique : Quelles consignes pour agir ? Au quotidien, comment cela se passe-t-il ? Et dans l'enseignement secondaire ? En termes d'analyse : D'où viennent ces pratiques ? Ont-elles un ancrage historique ? Quand y a-t-il pédagogie du Chef-d'oeuvre ? Qu'est-ce ce qui guide le choix du sujet ? En termes d'effets : Quel est l'impact sur la construction de la personne ? Le Chef-d'oeuvre peut-il aider les apprenants en souffrance ? Ces propositions ont un seul but : Que vive la pédagogie du Chef-d'oeuvre !
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.