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Pour Vous
Mainard Dominique
JOELLE LOSFELD
17,15 €
Épuisé
EAN :9782070787661
Encore adolescente, Delphine a compris de quoi les êtres humains ont besoin: de réconfort, d'illusion, de mensonge même, de tout ce qui peut rendre la vie supportable. Elle a trente-cinq ans et vit grâce à l'agence qu'elle a créée, Pour Vous, un lieu destiné à satisfaire les désirs et à panser les plaies des hommes et des femmes suffisamment riches pour y avoir recours. Mais comment peut-on jouer tous les rôles, adopter toutes les identités, sans se perdre? De nombreux personnages ponctuent le roman: une vieille femme, grande lectrice de livres à l'eau de rose; un adolescent autiste vivant dans le monde des jeux virtuels; un homosexuel malade dont Delphine accompagnera les derniers mois et, enfin, l'amant de celui-ci, qui éveillera en elle des sentiments inconnus. Comme dans les précédents textes de Dominique Mainard, les histoires et les fables constituent l'un des fils conducteurs de Pour Vous, mais son thème principal est le cheminement par lequel Delphine s'ouvre à la compassion et à la vie. Biographie de l'auteur Dominique Mainard est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans. Leur histoire a paru pour la première fois en 2002 et a été couronné parle prix du Roman FNAC et le prix Alain-Fournier. Il a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique, sous le titre Les mots bleus, réalisée par Alain Corneau en 2005. Son dernier livre, Je voudrais tant que tu te souviennes, a paru en 2007.
Anna a six ans. Elle ne parle pas, n'a jamais parlé; elle n'est ni sourde, ni muette, mais une crainte étrange court tel un fil dans sa famille depuis trois générations, la crainte que les mots ne soient "des traîtres, des voleurs", une menace insidieuse capable de vous ôter la vie et l'amour des êtres qui vous sont chers; cette peur lui impose un silence qui, seul, lui donne le sentiment d'être protégée. Nadèjda, sa mère - la narratrice - a refusé d'apprendre à lire et à écrire; à l'âge d'Anna, elle a assisté impuissante à la mort de sa grand-mère, provoquée, s'est-elle imaginée, par l'un des mots du conte que la vieille femme lui lisait alors... Mot qui, coincé tel un hameçon dans sa gorge, l'a entraînée irrémédiablement dans la mort. Puis les drames se sont succédé, parfois plus anciens encore, surgissant d'un passé que Nadèjda a découvert en grandissant. Lorsque, en désespoir de cause, elle inscrit Anna dans une école pour malentendants - car il n'existe aucun lieu susceptible d'accueillir une fillette qui a choisi de se murer dans le silence - toutes deux croisent le chemin de Merlin, un enseignant qui emploiera toutes ses forces à " donner la parole " à l'enfant. Des bulles de savon, un sifflet, des masques, seront autant de pierres formant un gué périlleux qui permettra à Anna d'atteindre l'autre rive du silence. L'enfant veut être libre; mais sa mère, terrifiée, la retient tout en voulant la sauver. Entre la frayeur que Nadèjda éprouve et l'amour qui naît bientôt entre elle et Merlin, la jeune femme se perd, se trouve, se perd à nouveau. Autour de ces trois personnages qui s'efforcent maladroitement de vivre et d'aimer gravitent des oiseaux qui "parlent une langue plus fleurie que celle des hommes", le fantôme d'une grand-mère très aimée, celui d'une sorcière dévoreuse d'enfants, et la mer dans laquelle se jettent toutes les peurs, tous les mots et tous les silences...
Mado habite seule un pavillon dans une petite ville française. Elle n'a qu'une passion, rendre son sens au monde en photographiant des détails: la fourche d'une branche, un fruit oublié au soleil. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Lorsque Albanala retourne dans son pays natal, elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. C'est alors qu'apparaît un homme que l'on surnomme l'Indien... Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, véritable chant d'amour: l'exil, la solitude, les secrets et les mensonges... et enfin les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes. Biographie de l'auteur Dominique Mainard est traductrice et romancière. Après plusieurs recueils de nouvelles dont Le second enfant, récompensé du Grand Prix Prométhée de la nouvelle en 1994, elle signe plusieurs romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels Le grenadier (1997), La maison des fatigués (1999), Le grand fakir (2001), Leur histoire (2002), récompensé du prix du Roman Fnac et du prix Main-Fournier, Le ciel des chevaux (2004) ou encore Je voudrais tant que tu te souviennes pour lequel elle a reçu le prix Saint-Valentin 2008.
Une femme, Mado, habite seule. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant. Puis, Albanala retourne dans son pays natal, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. De quoi l'adolescente doit-elle la protéger ? Quel est ce destin qu'elles sont vouées à partager ? Un jour arrive en ville un couvreur, un homme qui ne craint pas le vertige et que l'on surnomme l'Indien. À l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ? Du même auteur : Le Ciel des chevaux ; Leur histoire.
Anna a six ans. Elle ne parle pas, n'a jamais parlé ; elle n'est ni sourde, ni muette, mais une crainte étrange court tel un fil dans sa famille depuis trois générations, la crainte que les mots ne soient "des traîtres, des voleurs". Cette peur lui impose un silence qui, seul, lui donne le sentiment d'être protégée. Lorsque, en désespoir de cause, sa mère Nadèjda inscrit Anna dans une école pour malentendants, toutes deux croisent le chemin de Merlin, un enseignant qui emploiera toutes ses forces à "donner la parole" à l'enfant. Du même auteur : Le Grand Fakir (qui est remis en vente simultanément dans la coll. Arcanes).
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.