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Les orangers. Suivi de La boîte à secrets
Mainard Dominique
JOELLE LOSFELD
5,60 €
Épuisé
EAN :9782070789115
Rien de commun en apparence entre Bono, simple d'esprit amoureux d'un enfant rêveur, dans La boite à secrets, et Moha, immigré algérien hanté par les ciels et les odeurs de son pays natal, dans Les orangers. Rien sinon la solitude et le don de peupler celle-ci d'êtres et d'objets imaginaires. Rien sinon la quête de l'autre qui les entraîne, volontairement ou non, jusqu'aux frontières de l'indicible et de la mort. Dominique Mainard a obtenu le prix Prométhée de la nouvelle. Puis elle a publié plusieurs recueils de nouvelles, dont Le grenadier aux Editions Gallimard en 1997, et La maison des fatigués aux Editions Joëlle Losfeld en 2000. Son premier roman, Le grand fakir, a paru en 2001. En 2002, l'ouvrage Leur histoire, publié aux Editions Joëlle Losfeld, a été couronné par le prix FNAC et le prix Alain Fournier 2003
Quelle est donc cette mystérieuse Maison des Fatigués où finissent par arriver les personnages de ces treize nouvelles au hasard de leur quêtes, de leur espoir et de leur détresse ? Qui est la Murène, cette étrange femme aux mains palmées possédant le pouvoir d'accorder aux hommes ce que la vie leur refuse, en échange de ce qu'ils ont de plus précieux ?
Encore adolescente, Delphine a compris de quoi les êtres humains ont besoin: de réconfort, d'illusion, de mensonge même, de tout ce qui peut rendre la vie supportable. Elle a trente-cinq ans et vit grâce à l'agence qu'elle a créée, Pour Vous, un lieu destiné à satisfaire les désirs et à panser les plaies des hommes et des femmes suffisamment riches pour y avoir recours. Mais comment peut-on jouer tous les rôles, adopter toutes les identités, sans se perdre? De nombreux personnages ponctuent le roman: une vieille femme, grande lectrice de livres à l'eau de rose; un adolescent autiste vivant dans le monde des jeux virtuels; un homosexuel malade dont Delphine accompagnera les derniers mois et, enfin, l'amant de celui-ci, qui éveillera en elle des sentiments inconnus. Comme dans les précédents textes de Dominique Mainard, les histoires et les fables constituent l'un des fils conducteurs de Pour Vous, mais son thème principal est le cheminement par lequel Delphine s'ouvre à la compassion et à la vie.
Une femme, Mado, habite seule. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère. Un jour, celle-ci lui présente sa nièce, Julide, une fillette d'une dizaine d'années, et au fil du temps une profonde tendresse naît entre Mado et l'enfant. Puis, Albanala retourne dans son pays natal, mais avant cela elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. De quoi l'adolescente doit-elle la protéger ? Quel est ce destin qu'elles sont vouées à partager ? Un jour arrive en ville un couvreur, un homme qui ne craint pas le vertige et que l'on surnomme l'Indien. À l'instant où Mado l'aperçoit, elle en tombe amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu'il cherche à l'approcher ? Et pourquoi Julide s'efforce-t-elle d'empêcher à tout prix une rencontre ? Du même auteur : Le Ciel des chevaux ; Leur histoire.
Mado habite seule un pavillon dans une petite ville française. Elle n'a qu'une passion, rendre son sens au monde en photographiant des détails: la fourche d'une branche, un fruit oublié au soleil. Elle n'a jamais eu d'autre amie qu'Albanala, une étrangère, cartomancienne à ses heures. Lorsque Albanala retourne dans son pays natal, elle fait jurer à sa nièce de veiller sur Mado. C'est alors qu'apparaît un homme que l'on surnomme l'Indien... Tous les thèmes chers à Dominique Mainard sont présents dans ce roman, véritable chant d'amour: l'exil, la solitude, les secrets et les mensonges... et enfin les rencontres improbables qui seules nous permettent d'échapper à nous-mêmes. Biographie de l'auteur Dominique Mainard est traductrice et romancière. Après plusieurs recueils de nouvelles dont Le second enfant, récompensé du Grand Prix Prométhée de la nouvelle en 1994, elle signe plusieurs romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels Le grenadier (1997), La maison des fatigués (1999), Le grand fakir (2001), Leur histoire (2002), récompensé du prix du Roman Fnac et du prix Main-Fournier, Le ciel des chevaux (2004) ou encore Je voudrais tant que tu te souviennes pour lequel elle a reçu le prix Saint-Valentin 2008.
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
Je prépare le disque laser et j'entends le ronronnement d'un moteur. J'ai laissé la porte ouverte, tout est éteint. J'entends la porte qui s'ouvre, je ferme les yeux, les pas s'approchent et une main se pose sur mon épaule. Je lui dis : "Dis-moi simplement deux ou trois mots pour que je reconnaisse ta voix". Il prend le foulard, il me bande les yeux. Il me dit : "Lève-toi, marche, mets-toi à genoux, croise les jambes, décroise les jambes, écarte les jambes, tends la main". " Martine Vantses a rencontré ces femmes qui cherchent un homme par minitel ou par petites annonces. Nulle part ailleurs dans la société le sexe de la femme ne se dit aussi crûment, aussi clairement. Prises par la panique du manque et la peur de ne plus plaire, ces femmes expriment le féminin dans ce qu'on a l'habitude de dissimuler : l'obsession d'un homme à tout prix, le rêve d'un homme qui réparerait, et font l'expérience de "l'impossible rencontre" . A travers ces témoignages, l'auteur analyse les raisons pour lesquelles les femmes reproduisent majoritairement les mêmes insatisfactions que leurs aînées.