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Prothèses lunatiques. Les lunettes, de la science aux fantasmes
Maillet Arnaud
AMSTERDAM
7,00 €
Épuisé
EAN :9782915547542
Les lunettes permettent à ceux qui ne voyaient plus, ou mal, de recouvrer la vue. C'est un fait. Et l'on pourrait pensera priori que c'est un bienfait. Mais il n'en est rien. Car on oublie de dire que, dans bien des cas, le remède peut s'avérer pire que le mal... Partant de ce constat médical qui se développe particulièrement dans les années 1930, cet ouvrage d'archéologie visuelle creuse une logique de pensée, simple, mais oubliée ou occultée, selon laquelle les techniques compensatoires se retournent en fait contre ce qu'elles sont censées suppléer. Une telle façon de penser est largement soumise aux fantasmes: Breughel, Callot, Rowlandson, Degas, Hoffmann, Poe, Huxley ou même le Dr Bates ont développé, chacun à leur manière, une méfiance à l'égard des lunettes. Mais ces fantasmes, à l'égal de la caricature ou du lieu commun, nous rappellent à tous, en définitive, que ces "précieuses béquilles" ne constituent pas toujours une seconde nature. À travers l'histoire des lunettes et de leur représentation, c'est donc à une véritable réflexion sur la notion de prothèse que nous convie cet ouvrage. Et, à travers la science, la sociologie, l'histoire, la littérature et l'art, ces lentilles philosophiques nous révèlent donc quelque chose de notre rapport au monde.
AMUSE-BOUCHESLes apéritifs dînatoires sont à la mode. Loin de tout protocole empesé, ils permettent de recevoir ses amis ou ses relations de façon chic et décontractée, tout en les régalant de délicieuses petites bouchées.Mais pour être sûr de profiter de ses convives, mieux vaut savoir s'organiser. Aussi, avant de vous lancer, listez vos invités et réfléchissez à leurs goûts ou à leur régime alimentaire. Puis, calculez la variété et la quantité de bouchées nécessaires: pour un apéritif dînatoire, prévoyez en moyenne huit recettes différentes, et comptez deux pièces par recette et par personne.Choisissez des recettes certes savoureuses, mais aussi faciles à réaliser selon vos capacités (plan de travail disponible, stockage, niveau de difficulté...).Faites une liste de course, dans l'ordre qui vous paraît le plus pratique (par rayon, par type de magasin...), sans oublier le matériel nécessaire (verres, verrines, piques à cocktail, moules à mini-tartelettes...) - n'hésitez pas à en louer ou à vous en faire prêter, au besoin.Lancez-vous en cuisine, en commençant par tout ce qui se prépare à l'avance et qui se conserve au frais ou au congélateur, comme les fonds de tarte, par exemple.Enfin, pensez à soigner la présentation des mets et la décoration. L'effet produit peut transformer votre événement en soirée mémorable.Cet ouvrage propose plus de 100 recettes qui répondront à votre souci d'organisation et à la gourmandise de vos invités sans vous monopoliser des heures en cuisine: des petites bouchées à picorer ou à tremper dans des dips tout frais (poivrons farcis au halloumi et salsa verde...), des tartelettes et des tartines à croquer (crostini au bleu et à la poire...), des canapés chics et des verrines (feuilletés aux tomates confites et à la tapenade maison...), des piques et des brochettes qui se servent aussi bien autour du barbecue qu'au salon (boulettes de porc au sirop de cidre...), des pizzas et des petits pains croquants (languettes aux anchois...), des plats et des salades à servir au buffet (coleslaw fruité...) et, évidemment, des bouchées sucrées pour finir l'apéritif en beauté (meringues aux framboises...). Sans oublier quelques cocktails originaux (punch épicé au cidre chaud...).Avec ces conseils et recettes, les apéritifs dînatoires deviendront vite aussi faciles à lancer qu'une invitation à la bonne franquette entre intimes. L'important est de prendre du plaisir à les préparer, et surtout, de se régaler.
Résumé : Prévoir la météo, reconnaître les champignons, fabriquer un cerf-volant, tresser un panier, réparer son vélo, pêcher la truite... , les grands-pères d'autrefois recelaient des trésors d'ingéniosité patiente ! - Au fil des saisons, ce livre propose de redécouvrir ces gestes, ces techniques et ces astuces issus d'une longue expérience, mélange de "système D" et de bon sens, bien souvent oubliés aujourd'hui. - Pour chaque mois, tous les thèmes de la vie quotidienne sont abordés : - Côté jardin : retrouver grand-père au potager, pour de belles récoltes ! - Dis-moi comment : apprendre avec lui à observer les nuages, à identifier les bonnes plantes... ; - Le roi du bricolage : déboucher un évier, aiguiser un couteau, ôter les taches de rouille... - Au temps de grand-papa : l'essentiel des savoir-faire de l'apiculture, de la vannerie... - Ses bonnes idées pour s'amuser : fabriquer un moulin à eau ou un sifflet, collecter des plantes pour un herbier. Alors, remontons le temps au fil des pages illustrées de dessins vintage, pour aller à la rencontre de ces experts du quotidien qu'étaient nos grands-pères !
Miroir noir ! Bel oxymoron..." Ainsi débute cette remarquable contribution à l'histoire de la culture visuelle occidentale. Dans cette première étude "panoramique" d'un instrument d'optique largement oublié, Arnaud Maillet recadre notre compréhension historique de l'expérience visuelle et les diverses significations possibles du miroir noir en mettant cet objet ambigu en relation avec les notions de transparence, d'opacité et d'imagination. Si ce petit instrument d'optique, longtemps confondu avec d'autres, connut une popularité avérée à la fin du XVIIIème siècle dans l'Europe des amateurs de pittoresque, il fut rejeté au XIXème siècle puis totalement oublié (ou presque) de nos jours. Objet scientifique pour les savants, magiques pour les occultistes, cultuel pour certaines civilisations, objets de recherches esthétiques pour les peintres et expérimentales pour les artistes contemporains, ce miroir est également indissociable du désir, de la prothèse, de la mélancolie et de la mort. Il s'agit alors de comprendre que ces divers aspects du miroir noir bien souvent ne s'opposent pas, mais constituent plutôt l'unité homogène, cohérente et fondamentale de tout un pan de notre culture s'articulant autour de l'équation clair/obscur. De Claude Lorrain à Christian Boltanski en passant par Alberti, de Piles, Gilpin, Coleridge, Ruskin, Matisse ou Richter, Le Miroir noir nous emmène des origines magiques et occultes du miroir noir jusqu'à ses avatars actuels à travers une série de pratiques picturales et technologiques telles que la photographie, le cinéma et l'art contemporain. Traverser ce miroir sans craindre de s'abîmer dans le côté obscur nous confronte à une évidence : c'est dans l'aveuglement que se constitue le regard. Avec 50 illustrations.
Résumé : La vie en vert ! A tous les curieux de nature et amateurs de plantes et de jardin, à tous ceux qui sont soucieux de leur bien-être et souhaitent préserver l'environnement, plongez-vous de janvier à décembre dans des thématiques 100 % végétales et orientées "Green Life" : une manière de voir la vie en vert et de l'inviter dans votre quotidien Découvrez les rubriques de l'Agenda Truffaut : La plante du mois - L'intelligence végétale - Les plantes championnes du monde - La ville en vert - Les plantes-médicaments - Les plantes détox - Green life - Rien ne se perd - Le bonheur est dans l'assiette ! - Le bien-être végétal - Les végétaux pour la faune - Jardiner partout. Les + : un crayon à papier intégré, une pochette plastique zippée, en fin d'ouvrage, pour ranger ses documents, un marque-page. Edition connectée 30 vidéos accessibles en un seul clic.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.