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Littérature du Niger. Rencontre, volume 1
Pénel Jean-Dominique ; Maïlele Amadou ; Mariko Kel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296128583
Ce volume présente des entretiens réalisés en 1990 avec cinq auteurs du Niger. Le premier écrivain appartient à la génération des années 1920 : le docteur vétérinaire Kélétigui Mariko, qu'on peut situer, d'une certaine manière, dans le sillage de Boubou Hama tant par la diversité de ses préoccupations que par son écriture. Mamani Abdoulaye et Idé Oumarou, eux, sont nés dans les années 1930 et eurent tous deux un destin politique dont ils forment les figures opposées : Mamani Abdoulaye, syndicaliste puis député, dut subir, après l'indépendance, un long exil de quatorze années et, après son retour au pays, un emprisonnement : sa poésie, son roman, son théâtre et ses nouvelles reflètent cet itinéraire difficile. Idé Oumarou, à l'inverse, a suivi une voie qui l'a mené, après le monde de l'information, à devenir ministre puis Secrétaire général de l'OUA. L'un et l'autre honorent le Niger, mais de façon contrastée puisqu'ils illustrent l'envers et l'endroit de la carrière politique. Si les trois premiers auteurs produisent leurs textes en français, il n'en va pas de même pour les deux suivants qui s'expriment dans les langues nationales : Yazi Dogo, enseignant, est né dans les années 1940 et il s'est fait connaître de tout le Niger par son théâtre en haoussa ; la télévision qui a diffusé, des années durant, ses pièces drôles et satiriques, lui a donné une grande audience. Quant à Hawad, poète provocateur né dans les années 1950, toute sa production littéraire s'opère en tamasheq et s'écrit en tifinagh, de telle sorte qu'elle n'est connue du grand public que par des traductions en français - sans compter qu'une partie de son oeuvre relève de la calligraphie (devenue depuis furiographie). La pensée nomade est au coeur de sa réflexion et de son art. La dernière partie est consacrée à l'écriture de la poésie d'Ibrahim Issa, né en 1929 et mort en 1986. Puisqu'il n'était plus possible de s'entretenir avec lui, on a cherché à montrer qu'il était soucieux de la forme en mettant en relief les corrections qu'il avait apportées à ses textes poétiques.
Ce volume présente des entretiens réalisés en 1993 avec onze auteurs ou hommes de culture. La génération des années 1930 est représentée par Mahamadou Halidou Sabbo, enseignant, auteur de romans, et par Diouldé Laya, sociologue, qui s'est activement intéressé à la littérature orale et aux langues nationales, son poste de directeur du CELTHO lui ayant d'ailleurs permis de favoriser toutes les initiatives dans ce domaine. De la génération des années 1940, on lira les entretiens avec : André Salifou, historien, auteur de théâtre (mais, qui, depuis cette époque, a publié dans d'autres registres littéraires et est devenu une personnalité politique) ; Mamane Maïdo, enseignant, passionné de haoussa, sa langue maternelle dans laquelle il écrit des pièces de théâtre ; Diado Amadou, auteur de Maïmou ou le drame de l'amour, qui eut en son temps un réel succès populaire, qui occulta un peu ses autres oeuvres (nouvelles, poèmes) ; Abdoua Kanta, auteur de nouvelles et de divers scénarii, est sur-tout connu pour Lélée qui eut des adaptations pour la littérature jeunesse et le cinéma ; Yacou Karanta, poète dont la vie fut particulièrement mouvementée. La génération suivante s'est illustrée grâce à Mamane Sani, enseignant, qui doit sa notoriété à la transposition des chants et musique traditionnels dans le registre musical moderne, et à trois écrivains, Salif Dago, Moussa Mahamadou et Kangaï Seyni Maïga auteurs de nouvelles publiées collectivement sous le titre La calebasse renversée.
Poésie née à Niamey au Niger, dans un contexte de croissance et d'exode rural. Elle évoque les petites gens de la ville, les quartiers populaires, la vie au quotidien.
Dans la décennie qui a précédé l'indépendance de Djibouti, le 27 juin 1977, on assiste à une prise de conscience collective des Djiboutiens, non seulement dans les actes, mais aussi dans les écrits. Les petits journaux politiques se multiplient. Un jeune instituteur, Abdillahi Doualé Waïss, après avoir publié des histoires somalies dans le journal de l'administration (1970-1973), décide de s'exprimer librement. D'abord avec une association de consommateurs dont il rédige la publication (Le Consommateur, 1973), puis il crée son propre journal, Iftiin (Lumière), qui ne se rattache à aucun parti politique, mais s'appuie principalement sur la jeunesse scolarisée. La condamnation financière qui lui sera imposée suite à un article de son journal, freinera sa productivité. Entre 1974 et mai 1977, il fera paraître 21 numéros. On lira dans cette publication les exemplaires qu'on ne trouve plus à Djibouti mais en France, accompagnés d'informations, nécessaires à une meilleure compréhension, sur le contexte de l'époque. La série d'Iftiin est malheureusement incomplète, il manque cinq numéros.
L'objectif de ce volume complémentaire sur l'école à Djibouti fournit aux lecteurs un ensemble de 321 documents souvent difficiles d'accès, la période étant déjà ancienne (1884 - 1922). Il offre aux Djiboutiens la possibilité de les interpréter différemment de ce qui a été proposé dans le premier volume, car ce sont les personnes concernées qui donnent sens à leur propre passé. Il s'agit donc de contribuer à la connaissance des débuts de l'école coloniale dans cette région, sans se substituer à ceux dont c'est l'histoire.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !