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Briser le silence
Maila Claire
DO BENTZINGER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782849606919
Au sortir de l'enfance, je deviens le témoin muet de la maladie honteuse de ce père. Je n'entends jamais dans la bouche de ma mère le nom de ce fléau qui le ronge et détruit notre famille. Quand je prends conscience que ce père est alcoolique, je ressens un mélange de dégoût, de honte et de culpabilité et porte sur mes épaules la souffrance de ma mère. Ce poids que j'inflige inconsciemment à mon corps se traduira physiquement par des maux de dos insupportable une fois devenue adulte. Je consulterai un grand nombre de médecins pour m'aider à surmonter ces douleurs psychiques et physiques. Lorsque je rencontre ce kinésithérapeute, pratiquant une méthode de rééducation posturale, j'ose enfin parler et lui offrir toute ma confiance. Mais au lieu d'apercevoir la lumière au bout du tunnel, je tombe dans un nouveau gouffre quand il dépasse les limites à ne pas franchir pour un thérapeute. La honte et la culpabilité m'obligeront à me taire jusqu'à aujourd'hui.
Résumé : Vladilen est un boxeur réputé invincible. En face de lui, Zolotarov, colosse tatoué, rêve de l'affronter au cours d'un combat à mains nues. Dans ce milieu guerrier surgit Malvina : débordante de vie, elle chante et danse à merveille, parle la langue des oiseaux et séduit les hommes. Autour d'eux, des groupes armés détruisent les bibliothèques, violent les femmes, égorgent les enfants et poursuivent tranquillement leurs trafics en tous genres. Comment distinguer un bourreau d'un héros ? Comment affronter un ennemi touché par la grâce ? Quelle chance a une victime de faire entendre sa voix dans le bruit et la fureur d'un anéantissement perpétré au nom de la paix ? Comment se fait-il que la joie de vivre et l'amour émergent du fond des souffrances ? Seule survivante d'un carnage, Malvina est tourmentée par ces questions tandis que Vladilen lutte contre une peur nichée dans son ventre depuis l'enfance. Ni l'un ni l'autre ne peuvent s'empêcher de prendre le chemin qui les mène vers l'arène où les humains s'affrontent en se considérant immortels et tout-puissants. Epreuves du purgatoire, éclats du merveilleux, bas-fonds du mythe : La Grâce de l'ennemi nous ouvre un monde de passions extrêmes qui, un jour, pourrait devenir le quotidien de tous, barbares et soi-disant civilisés.
Résumé : Maria Maïlat surprend son lecteur, dans chacune de ces onze histoires, en traitant de l'un des désirs les plus ténébreux et les plus élémentaires de l'être humain : l'appropriation et l'asservissement d'autrui par son corps ou sa chair, bien sûr, par son esprit aussi, et par d'autres biais comme le pouvoir que l'on s'arroge ou qu'on exerce. Gérard vend ses livres à un drôle de public - à l'occasion de funérailles - qui finit par le rendre célèbre ; Hubert aide un proche à mourir et découvre ainsi ses dons de guérisseur ; Caroline affronte une bête en chaleur ; un haut fonctionnaire est emporté par ses fantasmes lors d'une réunion au ministère ; un ancien maoïste se lance dans la taxidermie... Chaque nouvelle ouvre une fenêtre sur une manifestation différente de notre désir forcené d'aimer et d'être aimé, d'où surgit souvent Thanatos, puissance destructrice et mortifère.
Des cinq filles et fils du grand sambiste Martinho da Vila, on connait bien sûr Mart'nália, une des figures de proue de la samba carioca ; et désormais on découvre Maíra Freitas - dont on risque de beaucoup parler. Comme le dit son père : "Une étoile est née". Son premier album est en effet l'une des très belles surprises du moment. Pianiste de formation classique c'est avec son instrument de prédilection qu'elle donne le ton et offre une approche élégante et peu commune aux sambas et bossas qui dominent l'album. D'entrée elle annonce la couleur avec un chorinho instrumental, Vôo da mosca de Jacob do Bandolin, avant d'aborder le classique O Show tem que continuar (Arlindo Cruz/ Sombrinha/Luiz Carlos da Vila), dans une version jazz très élaborée. Et c'est dans ce climat d'élégance raffinée et légère que la jeune artiste de 24 ans parvient à unir superbement des compositions comme Disritmia de (et avec) Martinho da Vila ; Monsieur Binot de (et avec) Joyce Moreno ; et des reprises de Paulinho da Viola (So o tempo), Chico Buarque (Mambembe), Gonzaguinha (Recado), Moacyr Santos et Ney Lopes (April child-Maracatú nação do amor) et trois de ses propres compositions dont un charmant Corselet, dont l'introduction et le rythme au piano rappelle le touché de João Donato. On notera aussi le très beau duo avec Qinho dans as Voltas (Qinho/ Vitor Paiva).
Roland Huckel est né, en 1923, à Strasbourg. Incorporé de force, en 1943, dans l'armée allemande il se bat sur le front russe et en Pologne, avant de rejoindre en 1945 le camp des prisonniers français de Tambov. Après la guerre il entreprend une longue carrière d'enseignant, d'abord en Alsace - Centre Mertian d'Andlau, Ecole des Frères à Matzenheim, Ecole Sainte Madeleine, Ecole de la Ziegelau, Ecole de Cronenbourg - puis à Agadir au Maroc, pour terminer sa carrière comme professeur de philosophie au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg. "Les malgré eux... ont été blanchis par la préférence nationale en 1945... excuses d'office", André Glucksmann, Le Monde 2 mai 2002. Mais excusés de quoi, de quelle faute ? Un texte parmi d'autres qui a fait bondir Roland Huckel et l'a persuadé de publier ses souvenirs de guerre, pour lui, pour ses enfants, pour... ceux qui voudront savoir. Incorporé de force dans cette armée-prison, qu'était la Wehrmacht pour les alsaciens, il utilisa son art, à travers de rapides portraits au crayon, dans l'espoir de tromper la vigilance des "geoliers" et d'organiser au mieux sa fuite. Prisonnier à Tambov, en mai 45, c'est à travers la décoration du camp et notamment des cuisines françaises qu'il chercha, avec un matériel de fortune, à créer une condition de vie un peu moins rude à tous ses compagnons d'infortune. "Un billet entre les orteils" est le témoignage d'un artiste-peintre que les hommes ont voulu transformer en soldat, et cela malgré lui. Son art lui a permis de supporter la guerre, en Pologne comme en Ukraine, puis la captivité à Tambov... un témoignage bien entendu, mais aussi un bien beau message. A ceux qui veulent se souvenir, ceux qui veulent savoir, à Monsieur Glucksmann...
L'étude des arts et traditions populaires telle que nous l'entendons aujourd'hui a pris son essor avec le romantisme. En Alsace, elle débuta sur une grande échelle avec les frères Adolphe et surtout Auguste Stoeber. Mais eux-mêmes avaient hérité de leur père Ehrenfried le goût pour la poésie dialectale et l'amour du patrimoine culturel régional. Tout le monde est d'accord pour saluer en eux les initiateurs de la recherche en matière de folklore en Alsace. Pourtant, si on les copie allègrement, on les connaît mal. Le présent ouvrage se propose donc de suivre ces trois chercheurs dans leur quête multiforme, de voir dans quel contexte historique et social ils s'inscrivent, quelles influences ils ont subies, comment ils ont trouvé leur place entre religion, histoire, littérature, ethnographie, mythologie, politique et idéologie, selon quelles méthodes ils ont travaillé, quel impact ils ont eu et qui furent leurs successeurs. Selon le principe "ce qui vient du peuple doit retourner au peuple", leur oeuvre n'était pas destinée uniquement au monde savant, mais aussi à la population dans son ensemble.
Né le 25 Juillet 1918, alors que la Lorraine et l'Alsace sont allemandes, Jean BINZ devient français après le 11 novembre 1918. En 1942 il redevient par les hasards de l'Histoire, allemand, avant d'être à nouveau, en 1945, français pour de bon ! Il aura vécu entre-temps une aventure relativement peu connue en dehors des départements du Nord-Est, celle des "Malgré-Nous" enrôlés de force dans une armée qui n'était pas la leur. Les nombreuses rencontres, en Hongrie notamment, les échanges fructueux avec les habitants, les relations fraternelles avec les camarades "Malgré-Nous" qu'il a sous ses ordres... et puis l'accident grave qui le ramènera en France, après bien des vicissitudes, tout cela nous est raconté avec vivacité, drôlerie et émotion. Ce vécu a contribué à faire naître quelques années après, "l'Owé-O-Génie, dont Jean Binz est le concepteur et qui apporte depuis ses bienfaits à de nombreux malades.
Raymond Combescure, originaire des Landes, appartient à cette génération "maudite" , celle des poilus, qui a connu la Grande Guerre. Il rencontre l´amour de sa vie, Anne Maury, en mai 1914, mais, comme tous ses jeunes compatriotes, il doit partir au front le 1er août et laisser derrière lui sa famille, ses amis et sa bien-aimée. Entre eux va s´installer une correspondance amoureuse pendant près de cinq ans. Sur le front, Raymond exerce les fonctions de brancardier, infirmier, secrétaire, gestionnaire... Il subit les affres du conflit, de la guerre de mouvement à l´hécatombe de Verdun, du Chemin des Dames à la Somme, en passant par l´Alsace libérée (Colmar, Strasbourg). Ce livre s´articule autour des nombreux thèmes évoqués dans les lettres : la guerre, les relations de couple, la santé, les pénuries, les cadeaux, la correspondance, la camaraderie entre poilus, et tant d´autres...