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Le cheval de feu
Maïakovski Vladimir ; Popova Lidia ; Para Jean-Bap
YPSILON
13,00 €
Épuisé
EAN :9782356540942
En avril 1927, dans un entretien au journal Prager Presse Maïakovski déclara : « Ma plus récente passion est la littérature pour la jeunesse. Il est nécessaire de familiariser les enfants avec des notions nouvelles, avec une nouvelle approche des choses. Mon vif intérêt pour le sujet a récemment donné lieu à deux livres? » Quelques jours plus tôt, Maïakovski avait remis au Département de littérature pour la jeunesse du Gosizdat [Maison d?édition d?État fondée en mai 1919] le manuscrit de deux poèmes pour les enfants Le Cheval de feu et Tu lis et tu t?débines à Paris et en Chine. En mai de la même année, le poète évoqua de nouveau ces livres dans un entretien publié par le journal Epokha : « Je souhaite inspirer aux enfants quelques idées fondamentales sur la société. En procédant, bien sûr, avec toute la précaution requise. Je raconte notamment une petite histoire à propos d?un cheval à roulettes. Je saisis cette occasion pour expliquer aux enfants combien de personnes ont dû collaborer à la fabrication d?un tel cheval. Il y a par exemple un menuisier, un peintre, un tapissier. Ainsi, l?enfant se familiarise avec la nature sociale du travail. » Le Cheval de feu, superbement illustré et mis en page par Lidia Popova, fut publié en avril 1928. Imprimé en chromolithographie, son tirage était de 10 000 exemplaires et son prix de vente de 35 kopeks. Le Cheval de feu est le septième des neuf livres pour les enfants écrits par Maïakovski entre 1925 et 1929. Dans cet album où le texte et l?image forment un tout organique, le langage graphique peut combiner sur une même page le grand dessin polychrome d?un personnage, les outils ou les produits de son métier, et une vignette en bichromie qui scande le mouvement narratif. Chaque planche devient un espace vivant où se conjuguent les énergies du poème et de l?image. L?expressivité de la page doit sans doute quelque chose à l?art de l?affiche lithographiée dans lequel des peintres d?avant-garde et Maïakovski lui- même s?étaient illustrés à l?époque.
Lili Iourevna Brik fut la femme de sa vie au sens total, extraordinaire du mot. Soeur aînée d'Elsa Triolet, elle devait rayonner par son charme et son esprit sur toute la culture russe d'avant-garde, de 1915 à nos jours. Pour Maïakovski, elle est d'abord une grande passion qui éclate en 1915 - le poète a vingt-deux ans - et culmine en 1923. Une vraie passion de légende avec son mélange de torture et de transport, avec l'affrontement de deux personnalités aiguës, jalousement indépendantes, avec aussi l'expérience d'une longue tendresse quotidienne sur le fond dantesque de la guerre civile. Toute l'oeuvre lyrique de Maïakovski est inspirée nominalement par Lili Brik. Avec un intérêt dynamique et éclairé, Lili Brik prendra directement part à toutes les entreprises littéraires de Maïakovski : la joyeuse bande futuriste de 1915 et sa bohème, l'ascétique engagement militant des années de révolution, les revues du "Front de gauche des arts" où de 1923 à 1929 Maïakovski a héroïquement lutté pour l'esthétique moderne.
Avec Le Nuage en pantalon (1914-1915), le futurisme, avec son pantalon de nuage annonciateur d'orages en blouse jaune tournesol, fait son entrée fracassante sur la place publique et la scène littéraire en Russie... Pour tout homme qui aime et qui espère, les paroles de Maiakovski restent gravées en lettres de feu dans la chair et le sang de ce siècle.
Ce volume rassemble le texte intégral des premiers poèmes de Maïakovski "Vladimir Maïakovski" (Tragédie) ; "Le Nuage en pantalon ; "La Flûte des vertèbres" ; "La Guerre et le monde" ; "L'Homme".
A seize ans, Vladimir Vladimirovitch Maïakovski (1893-1930) fit la connaissance des prisons du tsar de toutes les Russies pour propagande sociale-démocrate. A vingt ans, il publiait son premier recueil de poèmes: Moi! et faisait représenter sa première pièce Vladimir Maïakovski à Pétersbourg. Elle fut "sifflée à y percer destrous", notera-t-il dans son autobiographie. A vingt-cinq ans (1918), la Maison de Petrograd lui commande le Mistère-Bouffe: "Mistère, c'est ce que la Révolution a de grand. Bouffe, ce qu'elle a de comique." En 1921, il écrit la Punaise. La pièce est fort mal accueillie par la presse idéologique et acclamée en public. En janvier 1930, la Grande Lessive dénonce la bureaucratie. C'est l'échec. Trois mois plus tard, Vladimir Maïakovski se suicidait. Applaudissements ni huées n"avaient manqué à ce poète futuriste, provocateur entré vivant dans la légende, auteur d'un théâtre prophétique, aujourd'hui par tous reconnu."