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Ukraine, solidarité syndicale en temps de guerre
Mahieux Christian
SYLLEPSE
5,00 €
Épuisé
EAN :9791039901147
Nous défendons leur pleine souveraineté et le droit des peuples à l'autodétermination". "La guerre est toujours une défaite de l'humanité et un échec des puissances politiques et économiques qui la causent parce qu'elle produit la destruction des territoires, la mort et la souffrance des populations civiles, alors que les conflits devraient toujours être résolus par la négociation, sans recours à la violence militaire." "Inscrite dans la suite des politiques des blocs impérialistes (Etats-Unis, Russie, Chine, OTAN...), cette agression criminelle a pour coupable le régime de Poutine et ses généraux." "Cette invasion, menée par une puissance nucléaire, a provoqué une colossale crise humanitaire, des millions de réfugié·es, la destruction du territoire et des milliers de tué·es ; cela, dans une région du monde déjà frappée par des milliers de morts depuis 2014." "Pour mettre fin à la guerre, pour la paix, il faut imposer le retrait des troupes russes de l'Ukraine." "En tant que travailleuses et travailleurs, nous répondons selon nos possibilités aux besoins exprimés par les syndicalistes des pays concernés. C'est le sens du convoi du Réseau syndical international de solidarité et de luttes qui part apporter notre solidarité vers l'Ukraine".
Le mouvement des Gilets jaunes percute le syndicalisme. C'est ce que tente d'analyser ici des militantes et militantes de l'Union syndicale Solidaires, mais aussi de la CGT ou de la FSU. Syndicalistes et Gilets jaunes, ils et elles sont plusieurs à raconter leur expérience, leur appréhension initiale parfois, mais surtout leur enthousiasme pour ces moments et lieux de solidarité, de luttes, de rêves et de construction d'un autre avenir : Dijon, Nîmes, Toulouse, Buchelay, Gaillac, Villeneuve-sur-Lot, Saint-Brieuc, Besançon... La place de l'extrême-droite, la violence de l'Etat, le lien avec les quartiers populaires, le rôle des personnes retraitées dans ce mouvement, la démocratie en actes, font l'objet d'études particulières. Enfin, hors dossier, trois textes complètent cette livraison : sur l'antisémitisme et tous les racismes, à propos des inégalités hommes/femmes, et enfin, une interview à propos de la domination qui s'exerce à travers le langage.
Verveine Angeli pose la question : contre l'extrême droite en marche vers le pouvoir que peut le syndicalisme ? Murielle Guilbert revient sur les suites des élections législatives au sein de l'Union syndicale Solidaires. Gérard Gourguechon et Christian Mahieux s'appuient sur la situation politique et sociale française de l'été 2004 pour proposer quelques pistes autour du rôle politique du syndicalisme. L'organisation d'un syndicalisme de masse est une des réponses à la montée de l'extrême droite ? ; cela suppose de prendre des mesures concrètes, nous rappelle Baptiste Pagnier, syndicaliste CGT. Bien connaître nos ennemis est fort utile : le collectif La Horde propose un panorama de l'extrême droite française et une chronologie du FN/RN depuis 1972. Quelles expériences syndicales contre le fascisme ?? Plusieurs articles de syndicalistes apportent des éléments à ce sujet. Anouk Colombani rappelle l'implication du syndicalisme dans la Résistance en France pendant l'Occupation. Mathieu Borie et Lina Cardenas rendent compte de leur rencontre, en Colombie, avec des syndicalistes qui organisent la classe ouvrière et mènent des luttes, malgré la menace mortelle des paramilitaires. Nara Cladera décortique les mesures prises par le gouvernement Milei en Argentine. Enfin, Christian Mahieux se fait l'écho de l'appel contre une loi liberticide, esclavagiste et policière initiée par le gouvernement Méloni en Italie. La guerre entraîne aussi des conséquences sur le monde du travail à propos de l'Ukraine envahie, occupée et résistant à l'armée russe. Daniel Authier, de la CGT Finances publiques, et Régis Lagrifoul, de Solidaires Finances publiques, décrivent une initiative commune pour articuler combat syndical et enjeux des quartiers populaires ? : autour des finances publiques, au Mirail, à Toulouse.
Le syndicat était né quelques mois plus tôt, en août ? 1980, sur les chantiers navals de Gdansk. Si le nom de Lech Walesa est resté dans les mémoires, qui se souvient du rôle, essentiel, des femmes dans le mouvement ? Par exemple, la figure d'Anne Walentynowicz, "celle par qui tout a commencé" comme le rappelle cet ouvrage. Face à la sclérose du prétendu "socialisme d'Etat" , les premiers mois de Solidarnosc sont marqués par un foisonnement de réflexions et de propositions visant à instaurer une autogestion généralisée de la société? : dans la production, le ravitaillement, les transports, l'école, ? etc. Plusieurs documents d'époque sont inclus dans l'ouvrage et attestent de la richesse de ce mouvement, qui était plus qu'un syndicat : 10 ? millions de membres s'y sont affiliés en quelques mois, dans un pays de 35 ? millions d'habitantes et habitants. Des acteurs et actrices de l'époque témoignent, comme Zbigniew Kowaleski, alors militant de Solidarnosc dans la région de Lodz. On pourra également lire une interview d'Anne Walentynowicz, ouvrière à Gdansk, dont le licenciement provoque la grève qui débouche sur la formation de Solidarnosc et la crise polonaise En France, le soutien à Solidarnosc, dès la grève victorieuse de Gdansk puis face au coup d'Etat militaire du général Jaruzelski, a été important. Là encore, des témoins de l'époque apportent leur contribution : syndicalistes, membres d'associations et d'organisations politiques racontent les voyages clandestins derrière "le rideau de fer" pour apporter du matériel et de l'argent. Ils et elles racontent également le travail d'information auprès de la population française, les coordinations dans la CFDT et dans la CGT, les publications libertaires, trotskistes, autogestionnaires, socialistes... Pierre Zarka, ancien directeur de L'Humanité, livre un retour sans concession sur l'attitude du Parti communiste français face à ce mouvement. Et aujourd'hui ? Des syndicalistes, tel Jarek Urbanski, présent à la création de ce syndicat hors-norme, nous expliquent le lien entre le Solidarnosc de 1980-1981 et les mouvements contemporains, mais aussi les ruptures. De nombreuses illustrations d'époque complètent l'ouvrage, dont un aperçu d'une collection inédite de timbres édités par Solidarnosc à partir de 1980.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.