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Résister !
Mahieux Christian
SYLLEPSE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791039902755
Verveine Angeli pose la question : contre l'extrême droite en marche vers le pouvoir que peut le syndicalisme ? Murielle Guilbert revient sur les suites des élections législatives au sein de l'Union syndicale Solidaires. Gérard Gourguechon et Christian Mahieux s'appuient sur la situation politique et sociale française de l'été 2004 pour proposer quelques pistes autour du rôle politique du syndicalisme. L'organisation d'un syndicalisme de masse est une des réponses à la montée de l'extrême droite ? ; cela suppose de prendre des mesures concrètes, nous rappelle Baptiste Pagnier, syndicaliste CGT. Bien connaître nos ennemis est fort utile : le collectif La Horde propose un panorama de l'extrême droite française et une chronologie du FN/RN depuis 1972. Quelles expériences syndicales contre le fascisme ?? Plusieurs articles de syndicalistes apportent des éléments à ce sujet. Anouk Colombani rappelle l'implication du syndicalisme dans la Résistance en France pendant l'Occupation. Mathieu Borie et Lina Cardenas rendent compte de leur rencontre, en Colombie, avec des syndicalistes qui organisent la classe ouvrière et mènent des luttes, malgré la menace mortelle des paramilitaires. Nara Cladera décortique les mesures prises par le gouvernement Milei en Argentine. Enfin, Christian Mahieux se fait l'écho de l'appel contre une loi liberticide, esclavagiste et policière initiée par le gouvernement Méloni en Italie. La guerre entraîne aussi des conséquences sur le monde du travail à propos de l'Ukraine envahie, occupée et résistant à l'armée russe. Daniel Authier, de la CGT Finances publiques, et Régis Lagrifoul, de Solidaires Finances publiques, décrivent une initiative commune pour articuler combat syndical et enjeux des quartiers populaires ? : autour des finances publiques, au Mirail, à Toulouse.
Le mouvement des Gilets jaunes percute le syndicalisme. C'est ce que tente d'analyser ici des militantes et militantes de l'Union syndicale Solidaires, mais aussi de la CGT ou de la FSU. Syndicalistes et Gilets jaunes, ils et elles sont plusieurs à raconter leur expérience, leur appréhension initiale parfois, mais surtout leur enthousiasme pour ces moments et lieux de solidarité, de luttes, de rêves et de construction d'un autre avenir : Dijon, Nîmes, Toulouse, Buchelay, Gaillac, Villeneuve-sur-Lot, Saint-Brieuc, Besançon... La place de l'extrême-droite, la violence de l'Etat, le lien avec les quartiers populaires, le rôle des personnes retraitées dans ce mouvement, la démocratie en actes, font l'objet d'études particulières. Enfin, hors dossier, trois textes complètent cette livraison : sur l'antisémitisme et tous les racismes, à propos des inégalités hommes/femmes, et enfin, une interview à propos de la domination qui s'exerce à travers le langage.
Nous défendons leur pleine souveraineté et le droit des peuples à l'autodétermination". "La guerre est toujours une défaite de l'humanité et un échec des puissances politiques et économiques qui la causent parce qu'elle produit la destruction des territoires, la mort et la souffrance des populations civiles, alors que les conflits devraient toujours être résolus par la négociation, sans recours à la violence militaire." "Inscrite dans la suite des politiques des blocs impérialistes (Etats-Unis, Russie, Chine, OTAN...), cette agression criminelle a pour coupable le régime de Poutine et ses généraux." "Cette invasion, menée par une puissance nucléaire, a provoqué une colossale crise humanitaire, des millions de réfugié·es, la destruction du territoire et des milliers de tué·es ; cela, dans une région du monde déjà frappée par des milliers de morts depuis 2014." "Pour mettre fin à la guerre, pour la paix, il faut imposer le retrait des troupes russes de l'Ukraine." "En tant que travailleuses et travailleurs, nous répondons selon nos possibilités aux besoins exprimés par les syndicalistes des pays concernés. C'est le sens du convoi du Réseau syndical international de solidarité et de luttes qui part apporter notre solidarité vers l'Ukraine".
Le territoire premier du syndicalisme, c'est le lieu de travail. Mais il y a longtemps que les portes de l'usine ne sont pas son seul horizon. D'ailleurs, l'ont-elles été, dès lors que le syndicalisme concerne aussi les chômeurs et chômeuses, les persones en retraite, les jeunes en formation, etc. ? Comment la transformation sociale, la rupture avec la société capitaliste, patriarcale et destructrice de la planète serait-elle envisageable sans intervenir dans les villes, les quartiers, les villages ? Au fil de ce numéro, on parlera d'unions locales interprofessionnelles, de métropolisation et d'enjeux fonciers, de luttes rurales et paysannes, de colonialisme et de chlordécone, du droit à l'eau et de la presse libre, de transport et d'écologie, des jeux olympiques et des mégabassines, de déserts médicaux et de coopératives, des CESER et de la forêt ; et aussi, de luttes syndicales pour les salaires, du syndicalisme suisse, du coup d'Etat en Uruguay il y a cinquante ans, des enquêtes militantes, et du travail !
Prolongeant les écrits de syndicalistes d'Ukraine parus dans un livre de la collection "Coup pour coup" , cette vingtième édition des Utopiques s'ouvre sur des témoignages de syndicalistes confronté·es à la guerre déclenchée par le pouvoir russe, impliqué·es dans la résistance populaire et toujours en lutte pour la défense des droits des travailleurs et travailleuses dans le pays. Les participantes et participants aux convois syndicaux vers l'Ukraine, organisés depuis le printemps 2022, complètent ce chapitre. Qu'est-ce que l'impérialisme, les impérialismes ? Au sein de la gauche, syndicale et politique, cette question a été au coeur du soutien, ou non, à la résistance ukrainienne. Plusieurs auteurs et autrices reviennent sur ces réalités, sans ignorer l'actualité de l'impérialisme français, de la Kanaky à l'Afrique, en passant par les Antilles. Le syndicalisme a déjà dû se positionner vis-à-vis de révolutions et/ou de guerres : Espagne 1936, résistance française, guerre d'Algérie, Palestine, Pays basque, Irlande, Afrique du Sud, Bosnie, Kurdistan, autant d'exemples traités par plusieurs militants et militantes de Solidaires, mais aussi de la CGT. Les femmes sont particulièrement victimes des guerres : le viol utilisé comme arme de guerre, la traite des humains et l'exploitation des mères-porteuses (GPA) ukrainiennes sont ici traités. D'autres articles portent sur la cyberguerre, la production et la vente d'armes, les possibles reconversions d'usines d'armement, la place des budgets militaires dans l'économie mondiale, les luttes contre l'institution militaire...
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.