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Se préparer au don de l'unité. La commission internationale catholique-orthodoxe, 1975-2000
Mahieu Patrice
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204116640
Au sortir du concile Vatican II, l'Eglise catholique s'engage résolument dans un oecuménisme plénier. Pour elle, il s'agit d'atteindre la pleine communion avec d'autres Eglises chrétiennes, par le dialogue de la charité et le dialogue théologique. Un des engagements les plus prometteurs concerne le dialogue avec l'Eglise orthodoxe, préparé sous Paul VI, qui commence en 1980, lors de la première assemblée plénière de la commission mixte internationale de dialogue catholique-orthodoxe, à Patmos et Rhodes. Dans une confidence à Dom Emmanuel Lanne, Mgr Willebrands prédisait en 1966 : "Dans une dizaine d'années, l'unité avec les orthodoxes sera chose faite". Le présent ouvrage retrace le vaste processus théologique, spirituel, humain et événementiel vécu par la commission de 1975 à 2000. Reposant sur les archives inédites de Dom Emmanuel Lanne, il permet de comprendre le long et beau chemin parcouru par les Eglises, dans leur histoire et leurs délégués. Au fil des chapitres, se révèlent l'engagement total, ou les réserves, des protagonistes, les obstacles, les avancées, les déceptions, la ténacité spirituelle et finalement l'enracinement théologal d'une aventure qui n'est pas terminée. Puissent ces pages, qui éclaireront ceux qui cherchent vraiment à entrer dans la prière du Christ afin "qu'ils soient un", apporter un nouveau souffle, revitaliser une authentique sagesse, et réchauffer un amour audacieux sans lesquels l'histoire des Eglises catholique et orthodoxe risque de manquer les rendez-vous de Dieu.
Le pontificat de Paul VI (1963-1978) correspond à une transformation spectaculaire des relations entre catholiques et orthodoxes. L'histoire a retenu les rencontres mémorables entre Paul VI et le patriarche Athénagoras à Jérusalem en janvier 1964, puis à Istanbul et à Rome en 1967. Paul VI et Athénagoras guident leurs Eglises sur lés voies d'un oecuménisme charismatique où la grande prière du Christ "qu'ils soient un", et la docilité à l'Esprit-Saint en constituent le dynamisme fondamental. C'est le temps du dialogue de la charité : réapprendre aux chrétiens latins et orientaux à s'aimer, à s'apprécier, à se découvrir complémentaires dans la fidélité respective à un riche héritage. La relation privilégiée entre Paul VI et Athénagoras ressort dans les pages lumineuses de leur correspondance : le Tomos Agapis, ou livre de la charité. Mais il ne faudrait pas oublier les relations avec l'Eglise orthodoxe russe, avec le métropolite Nikodim Rotov et le monde orthodoxe en général. Au moment où les relations entre catholiques et orthodoxes entrent dans une étape décisive, ces pages, qui utilisent des documents jusque- là inédits, se présentent comme une anamnèse des fondements posés avec persévérance et espérance en vue d'accueillir le don de l'unité.
Mgr Pasquale Macchi a été très proche de Paul VI dont il fut le secrétaire personnel alors qu'il était archevêque de Milan (1954-1962) et durant son pontificat (1963-1978). "Je dois à sa mémoire, dit-il ici, de lever le voile sur certaines de ses pensées très personnelles, particulièrement révélatrices, et de ce qui l'a animé au plus profond de lui-même. " A côté de l'autoportrait esquissé par son Testament, et de ses Pensées sur la mort, entretenues par une santé fragile, l'on découvre aussi, dans ses méditations et ses notes personnelles inédites, des passages très forts: ainsi, ses réflexions sur la souffrance de Jésus, ou encore ses accents de gratitude pour l'Eglise; plus émouvante encore, sa très vive implication personnelle dans la tragédie d'Aldo Moro. Que les lecteurs puissent s'y abreuver, comme à la source vive d'une spiritualité qui a guidé l'Eglise durant de longues années.
Le pape François a imprimé une marque particulière aux relations de l'Eglise avec le monde contemporain. En insistant sur la miséricorde, le discernement, la conscience personnelle, il change la perception que l'on peut avoir de l'Eglise dans ses relations avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui, avec les cultures contemporaines. Il n'a jamais caché que l'un de ses grands inspirateurs était le pape Paul VI, qui sera canonisé en octobre de cette année. En laissant amplement la parole à Paul VI, le présent ouvrage revisite la riche impulsion donnée par Paul VI au nouveau style de relations entre l'Eglise et le monde. Un premier chapitre définit le cadre des relations : l'incarnation du plan de Dieu dans l'histoire et la culture, la personne humaine, le dialogue... Un second chapitre passe en revue certains lieux de rencontre et de dialogue : l'économie, le travail humain, la science, les communications sociales, l'art et la culture... Enfin le troisième chapitre trace les traits les plus caractéristiques de l'humanisme plénier décrit par Paul VI, qui débouche sur la civilisation de l'amour.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones