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Paul VI et les orthodoxes
Mahieu Patrice ; Adamakis Emmanuel
CERF
30,80 €
Épuisé
EAN :9782204097345
Le pontificat de Paul VI (1963-1978) correspond à une transformation spectaculaire des relations entre catholiques et orthodoxes. L'histoire a retenu les rencontres mémorables entre Paul VI et le patriarche Athénagoras à Jérusalem en janvier 1964, puis à Istanbul et à Rome en 1967. Paul VI et Athénagoras guident leurs Eglises sur lés voies d'un oecuménisme charismatique où la grande prière du Christ "qu'ils soient un", et la docilité à l'Esprit-Saint en constituent le dynamisme fondamental. C'est le temps du dialogue de la charité : réapprendre aux chrétiens latins et orientaux à s'aimer, à s'apprécier, à se découvrir complémentaires dans la fidélité respective à un riche héritage. La relation privilégiée entre Paul VI et Athénagoras ressort dans les pages lumineuses de leur correspondance : le Tomos Agapis, ou livre de la charité. Mais il ne faudrait pas oublier les relations avec l'Eglise orthodoxe russe, avec le métropolite Nikodim Rotov et le monde orthodoxe en général. Au moment où les relations entre catholiques et orthodoxes entrent dans une étape décisive, ces pages, qui utilisent des documents jusque- là inédits, se présentent comme une anamnèse des fondements posés avec persévérance et espérance en vue d'accueillir le don de l'unité.
Vingt ans après sa mort, alors que son procès de béatification est ouvert, Paul VI se révèle à nous par ses lettres d'amitié, ses méditations intimes, ses discours et ses sermons... Il nous fait entrer dans sa propre vie spirituelle, nous guide vers un sommet superbe, le seul qui puisse combler toutes nos aspirations : la découverte de Dieu. Ce pape qui "comprit l'homme car il le regarda avec les yeux du Christ" (Jean-Paul II), nous montre comment nos souffrances et nos attentes, nos joies et nos échecs ont un sens profond, si nous savons y déceler la présence de notre Créateur et Père, de notre Ami et Frère et si nous nous en remettons à Lui avec confiance. Alors, c'est notre visage d'éternité qui se laisse sculpter, dans la simplicité même d'une vie qui se fait "réceptacle" des dons divins. Ce livre gagne à être lu lentement, peut-être de façon fractionnée comme ans une conversation où l'on laisse la parole amie faire écho en nous avant de la prolonger par nos propres mots. Laissons-nous entraîner dans son sillage, à la rencontre du Christ.
Le pape François a imprimé une marque particulière aux relations de l'Eglise avec le monde contemporain. En insistant sur la miséricorde, le discernement, la conscience personnelle, il change la perception que l'on peut avoir de l'Eglise dans ses relations avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui, avec les cultures contemporaines. Il n'a jamais caché que l'un de ses grands inspirateurs était le pape Paul VI, qui sera canonisé en octobre de cette année. En laissant amplement la parole à Paul VI, le présent ouvrage revisite la riche impulsion donnée par Paul VI au nouveau style de relations entre l'Eglise et le monde. Un premier chapitre définit le cadre des relations : l'incarnation du plan de Dieu dans l'histoire et la culture, la personne humaine, le dialogue... Un second chapitre passe en revue certains lieux de rencontre et de dialogue : l'économie, le travail humain, la science, les communications sociales, l'art et la culture... Enfin le troisième chapitre trace les traits les plus caractéristiques de l'humanisme plénier décrit par Paul VI, qui débouche sur la civilisation de l'amour.
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Résumé : Publié pour la première fois en Russie en 1870, ce petit livre, dont l'auteur est resté anonyme, représente l'un des plus beaux textes spirituels de l'orthodoxie russe. A travers un style qui garde le charme du langage populaire, le lecteur découvre la piété russe, dans ce qu'elle a de frais et de pur. Des épisodes nombreux et colorés le mettent au contact de la Russie ancienne, celle qui a inspiré les grands écrivains du siècle passé. Il rencontre enfin une tradition contemplative remontant aux premiers siècles de l'Orient chrétien, appliquée dans ces Récits du pèlerin par un contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï. Une introduction et des notes donnent les commentaires nécessaires à une bonne compréhension du texte.
Résumé : A l'aube du VIIe Siècle la chrétienté a déjà une longue histoire dans l'Orient romain, puis byzantin. Pourtant, elle n'a pas encore pleinement atteint son équilibre et ne le trouvera qu'après la rude secousse de la crise iconoclaste, événement complexe qui mérite une analyse détaillée. Réussissant à se faire passer pour les vainqueurs de cette crise, les moines, qui détiennent un quasi-monopole de la sainteté, occupent une place croissante dans la société chrétienne byzantine. Rome, d'abord poste avancé de l'Empire byzantin en Occident, mais rendue sans cesse plus indépendante par les circonstances politiques, se saisit de cette crise pour se détacher de l'Orient; c'est le début d'un lent éloignement dont la crise de 1054 n'est sans doute pas l'événement majeur, et qui touche autant les mentalités que les institutions. Tels sont les principaux aspects de la question que le présent volume entend éclairer.