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Stoïcisme et christianisme à la Renaissance
Magnien Catherine ; Lestringant Frank ; Hermand-Sc
ULM
24,40 €
Épuisé
EAN :9782728803545
Le christianisme a entretenu depuis l'origine des rapports étroits et ambivalents avec les sagesses païennes. La relecture des philosophes de l'Antiquité n'a certes pas commencé avec la Renaissance, mais elle a pris alors un tour nouveau, grâce aux progrès de la philologie et aux possibilités offertes par la diffusion imprimée. Le stoïcisme, en particulier, cristallise au XVIe siècle à la fois la critique et l'éloge, l'incompréhension et la connivence, la fascination et le rejet. Faut-il se scandaliser de l'orgueil du sage, incompatible avec l'humilité chrétienne? S'inquiéter de la justification du suicide? Faut-il au contraire exalter la vertu des stoïciens leur mépris, de la mort, leur confiance en la Providence? Entre stoïcisme et antistoïcisme chrétiens, toutes les positions théoriques semblent alors possibles. En réunissant une documentation d'une ampleur sans précédent, en faisant émerger les questions cruciales et en isolant les pierres de discorde, la Renaissance prépare les débats qui, du classicisme aux Lumières, opposeront la foi et la raison. Ce volume ouvre des pistes de réflexion nouvelles en évoquant d'une part les auteurs incontournables du néostoïcisme chrétien (L'Hospital, Pibrac, Du Vair, Lipse) et d'autre part des auteurs plus célèbres mais dont les prises de position par rapport à ce mouvement d'idées sont peu connues (Pétrarque, Budé, Rabelais, Montaigne, Casaubon, d'Aubigné, d'Urfé). L'enquête ici menée replace la question du stoïcisme chrétien dans la longue durée, de la fin du Moyen Âge au début du XVIIe siècle, en explorant à la fois la littérature de langue française et la littérature néolatine.
Fille, soeur et épouse de cinq rois de France, Marguerite de Valois (1553- 1615) est devenue après sa mort la première autrice d'un best-seller avec ses Mémoires, publiés en 1628, prototype et modèle reconnu d'un genre littéraire fécond... avant d'être saisie par la légende et transformée en "reine Margot". Sa vie durant, jeune princesse, puis reine de Navarre, puis reine exilée, et enfin - une fois démariée - Reine Marguerite réhabilitée dans sa cour parisienne, elle s'entoura de femmes et d'hommes de lettres qui fréquentèrent ses cercles ou la choisirent pour dédicataire. Elle-même écrivit des discours, des poésies, des centaines de lettres, et entreprit le récit de sa vie. Les contributions réunies dans cet ouvrage examinent d'abord, outre certains de ses propres écrits, (es textes de poètes, prosateurs et traducteurs qui l'entourèrent ou s'adressèrent à elle, afin de cerner l'influence culturelle qui fut la sienne. Un second volet s'intéresse au foisonnement des oeuvres inspirées par sa figure, du calomnieux pamphlet qui fit sa légende noire aux fictions télévisuelles des années 60 et 70, en passant par les écrits des princesses qui prirent la plume à son image, les dictionnaires qui colportèrent sa double réputation de femme savante et de débauchée, et les artistes qui la mirent en scène, au roman comme à l'opéra.
Depuis leur parution, l'Orlando furioso de Ludovico Ariosto et La Gerusalemme liberata de Torquato Tasso n'ont cessé de susciter l'intérêt des lecteurs, traducteurs et éditeurs français.Les auteurs de ce volume n'ont pas seulement étudié, par l'analyse comparative des différentes traductions, les objectifs esthétiques souvent contradictoires des poètes imitant l'Arioste ou le Tasse; ils ont aussi examiné d'autres aspects de la réception, notamment les enjeux politiques, socio-anthropologiques et éditoriaux des traductions ou des imitations. Le rôle joué par des libraires comme L'Angelier ou par des princes italiens transplantés en France - Hippolyte d'Esteou Louis de Gonzague - est ainsi fondamental pour comprendre le destin français des deux chefs-d'?uvre ferrarais. L'ouvrage envisage également l'influence de genres "mineurs" (le théâtre, la satire...), pratiqués avec grand succès par les deux poètes.L'ensemble des contributions rend compte du progrès des études dans la réception française de l'Arioste et du Tasse et témoigne d'un succès indéfectible et qui dépasse, par ses effets culturels, esthétiques, historiques, les frontières de la littérature pour atteindre la peinture,la tapisserie, le ballet et la musique.
Comment décrire cette chair qui me rend si attentif ? "se demandait Rodin, question qui n?a cessé de le poursuivre tout au long de sa carrière. Dans ses sculptures comme dans ses dessins, Rodin modèle ou trace les contours d?un corps humain qui le fascine. Il décline à l?infini postures et positions, non pas tant par souci de provocation que pour saisir la vérité du désir. Les formes qu?il transcrit témoignent d?une sensualité et d?une intensité qu?il pousse à l?extrême pour capter les manifestations de l?extase, et parfois l?ombre de la mort. N?ayant jamais eu peur de s?attaquer à des thématiques traditionnellement considérées comme obscènes, Rodin repousse les limites de la transgression et affirme une modernité qui inspirera par la suite des générations d?artistes.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.