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Judith Shklar. Le libéralisme des opprimés
Magnette Paul
MICHALON
9,99 €
Épuisé
EAN :9782841863327
On ne vient pas à la théorie politique par hasard. Le choix de Judith Shklar est celui d'une génération qui eut très tôt le sentiment que " la politique dominait complètement nos vies". Et sa pensée politique est l'une des plus singulières des dernières décennies du XXe siècle. Née dans une famille juive lituanienne d'expression allemande, exilée aux États-Unis à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, Judith Shklar (19281992) fut au coeur des grands tourments du siècle. Marquée par le désenchantement des années d'après-guerre, sa pensée politique s'inscrit dans la grande tradition sceptique inspirée de Montaigne. Se situant au confluent de l'Histoire et de l'éthique, prêtant une attention étroite aux dimensions psychiques du politique, elle débarrasse le libéralisme de son abstractions et de son penchant optimiste. Reconstruit selon le point de vue des victimes, son libéralisme offre un nouvel éclairage aux grandes questions du temps - la justice, la démocratie, la reconnaissance.
Depuis le milieu des années quatre-vingt, l'intégration européenne est entrée dans une phase de croissance continue. En une quinzaine d'années, le petit Marché commun d'antan est devenu une vaste Union aux ambitions politiques, couvrant un territoire toujours plus large. Ce développement spectaculaire n'est pas allé sans susciter de tensions. La crise institutionnelle de 1999, qui a vu tomber la Commission de Bruxelles menacée de censure, a révélé au grand public les travers d'un système politique construit sans plan d'ensemble, par ajustements graduels. L'affaire de la vache folle, la crise de la dioxine, les phénomènes de fraude et de corruption, les blocages décisionnels et les conflits de compétence ont mis ses lacunes en évidence, sous un jour peu flatteur. La notion de responsabilité politique est devenue depuis lors l'un des leitmotivs des discours sur la réforme de l'Union. Qu'il s'agisse d'améliorer sa " gouvernante " comme le propose la Commission, ou de refondre son ordre " constitutionnel " comme le suggère la Convention sur l'avenir de l'Union, la préoccupation dominante est d'aider le citoyen à comprendre qui fait quoi dans l'Union, et qui porte la responsabilité de ses actes ou de ses omissions. Partant de l'analyse de cette crise, qui restera comme l'une des dates clefs de l'histoire de l'intégration européenne, Paul Magnette en met à jour les racines profondes. Il montre, en examinant la genèse et la pratique des mécanismes de responsabilité dans l'Union, que la crise n'est pas seulement passagère, mais qu'elle tient aussi à certaines des caractéristiques fondamentales du système politique européen.
Pourquoi la transition climatique tarde-t-elle tant à s'accomplir ? Pourquoi la cause n'est-elle pas embrassée par les classes populaires, alors qu'elles sont in?niment moins responsables et in?niment plus victimes des dégradations environnementales que les catégories aisées ? Parce que la question est mal posée. Face aux partisans du capitalisme vert, qui nous promettent que nous pourrons continuer à jouir sans entraves, grâce aux technologies et au marché, la gauche semble désarmée. Elle a beau clamer que ?n du monde et ?n du mois sont les deux faces d'un même combat, elle laisse s'installer l'idée que l'écologie est un luxe inaccessible, voire un nouvel ascétisme muselant nos désirs. Or nous voulons la vie large !Il faut donc prendre le mal à la racine : s'attaquer aux inégalités, qui sont le moteur de la croissance continue des émissions de gaz à effet de serre et de la perte de biodiversité. Soustraire la dé?nition de nos modes de production et de consommation aux forces du marché, pour les soumettre à la délibération démocratique. Développer massivement les services collectifs essentiels, pour mettre ?n à l'insécurité de l'existence et réparer la planète. Bref, faire que la vie large ne soit plus le privilège de quelques-uns, mais la réalité de tous.Table des matières : IntroductionPremière partie. Critique1. La question naturelleL'espace d'une générationTout est possibleTout est politique2. Obstruction, diversion, récupération : les contre-offensives du capitalLe temps de l'obstructionLes stratégies de diversionMarchandiser la nature3. L'écologie des opprimésL'oligarchie climatiqueLes damnés de la TerreLa spirale des inégalités environnementalesDeuxième partie. Principes4. La tentation unanimisteUne révolution silencieuse ?La faute de BaconLa piste Machiavel5. La vertu du conflitÉloge de la colèreMarchandisation et résistanceL'écologie morale des pauvres6. Le nouvel esprit du socialismeRuptures métaboliquesL'impasse productivisteL'humain en sa natureTroisième partie. Propositions7. Affronter l'oligarchie économiqueDémocratiser la planificationPartager le pouvoir dans l'entrepriseRéhabiliter les communs8. Briser la spirale des inégalitésDe la croissance à l'accroissanceRenforcer les biens communsContenir l'écart des richesses9. Garantir la sécurité d'existenceRépartir justement le travail nécessaireLe travail comme droit fondamentalUniversaliser la protection socialeQuatrième partie. Stratégie10. Pour le peuple, par le peupleOasis et archipelsLe politique, le savant et le profane11. Mailler les luttesPrendre le capitalisme en tenaillePour un réformisme révolutionnaireLeçons de l'histoire du mouvement ouvrier à l'usage des militants climatiquesÉpiloguePostface à la présente éditionRemerciementsNotes.
Les débats suscités par la signature du CETA, accord économique et commercial entre l'Europe et le Canada, ont révélé une méfiance toujours plus profonde du public à l'égard de tels traités. Négociés dans l'opacité, sans véritable débat démocratique, ces traités sont perçus par une part croissante de la population comme de réelles menaces pour nos législations sociales et environnementales, pour la protection de nos services publics et de la santé publique. Dans ce livre bref, Paul Magnette, Ministre Président de la Wallonie, revient sur cette saga qui l'a mené à prendre la tête de l'opposition au CETA en Europe et forcé la Commission européenne à le corriger.
Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ? Qui, concrètement, décide de la politique européenne ? L'Europe est-elle dirigée par le couple franco-allemand ? Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ? L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartenant à la zone euro ? L'harmonisation fiscale et sociale est-elle possible au sein de l'Union européenne ? Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ? Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ? Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ? La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne via l'article 50 du TFUE ? (+1) Quelle est la vision de l'Europe d'Emmanuel Macron ?
Quel avenir pour les jeunes placés en foyer et les jeunes des cités ? Après quatorze années passées entre les mains de l'Aide sociale à l'enfance, Adrien se retrouve livré à lui-même à sa majorité. Une fois obtenu son bac pro, il doit se lancer seul dans la vie active. Ses premiers pas le conduiront vers une banlieue du sud de la France. Il y découvre ses nouvelles conditions de vie - gérer un budget, s'occuper du quotidien, première expérience professionnelle - en même temps que la vie de cité, où règnent chômage, insécurité, trafics, règlements de comptes et radicalisation. De rencontres en discussions, Adrien se rapproche peu à peu de ces jeunes fracassés. Sans repères ni famille, il côtoie l'extrême violence de certaines banlieues, territoires gangrenés que la République a désertés... Face à l'inertie des pouvoirs publics, où trouver la force de ne pas sombrer ? Jeune placé, adolescent au parcours chaotique, puis banlieusard - comment faire mentir les statistiques qui vous collent à la peau ? Comment arracher l'étiquette que la société vous impose ? Entre lutte et résilience, le récit choc d'une jeunesse en perdition.
Résumé : " En quelques secondes, tremblante et en pleurs, tu t'es retrouvée dans nos bras. Nous n'en menions pas large. Emotion, joie, surprise, tout se bousculait. Puis, doucement, tu t'es apaisée et tu as commencé à vraiment nous regarder, à nous dévisager, à nous interroger en silence. Des minutes magiques. Nous t'en avons montré, des photos. Des preuves en image en quelque sorte. Nous t'en avons parlé. Plusieurs fois. Toujours le même récit pour que, petit à petit, cet événement devienne une évidence. En cet instant, tu devenais notre fille et nous devenions tes parents ". Quand tu iras à Saigon est la rencontre émerveillée entre une petite orpheline vietnamienne et ses parents adoptifs. Avec les premiers souvenirs du père naissent les premières interrogations, les premières émotions, qui trouveront leur écho des années plus tard à travers le voyage de la petite fille au Viet Nam, pays qui l'aura vue naître. Le récit intime à deux voix, en deux temps, d'un père dont l'enfant est " né ailleurs ".
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.