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La vie large. Manifeste écosocialiste
Magnette Paul
LA DECOUVERTE
12,00 €
En stock
EAN :9782348082061
Pourquoi la transition climatique tarde-t-elle tant à s'accomplir ? Pourquoi la cause n'est-elle pas embrassée par les classes populaires, alors qu'elles sont in?niment moins responsables et in?niment plus victimes des dégradations environnementales que les catégories aisées ? Parce que la question est mal posée. Face aux partisans du capitalisme vert, qui nous promettent que nous pourrons continuer à jouir sans entraves, grâce aux technologies et au marché, la gauche semble désarmée. Elle a beau clamer que ?n du monde et ?n du mois sont les deux faces d'un même combat, elle laisse s'installer l'idée que l'écologie est un luxe inaccessible, voire un nouvel ascétisme muselant nos désirs. Or nous voulons la vie large !Il faut donc prendre le mal à la racine : s'attaquer aux inégalités, qui sont le moteur de la croissance continue des émissions de gaz à effet de serre et de la perte de biodiversité. Soustraire la dé?nition de nos modes de production et de consommation aux forces du marché, pour les soumettre à la délibération démocratique. Développer massivement les services collectifs essentiels, pour mettre ?n à l'insécurité de l'existence et réparer la planète. Bref, faire que la vie large ne soit plus le privilège de quelques-uns, mais la réalité de tous.Table des matières : IntroductionPremière partie. Critique1. La question naturelleL'espace d'une générationTout est possibleTout est politique2. Obstruction, diversion, récupération : les contre-offensives du capitalLe temps de l'obstructionLes stratégies de diversionMarchandiser la nature3. L'écologie des opprimésL'oligarchie climatiqueLes damnés de la TerreLa spirale des inégalités environnementalesDeuxième partie. Principes4. La tentation unanimisteUne révolution silencieuse ?La faute de BaconLa piste Machiavel5. La vertu du conflitÉloge de la colèreMarchandisation et résistanceL'écologie morale des pauvres6. Le nouvel esprit du socialismeRuptures métaboliquesL'impasse productivisteL'humain en sa natureTroisième partie. Propositions7. Affronter l'oligarchie économiqueDémocratiser la planificationPartager le pouvoir dans l'entrepriseRéhabiliter les communs8. Briser la spirale des inégalitésDe la croissance à l'accroissanceRenforcer les biens communsContenir l'écart des richesses9. Garantir la sécurité d'existenceRépartir justement le travail nécessaireLe travail comme droit fondamentalUniversaliser la protection socialeQuatrième partie. Stratégie10. Pour le peuple, par le peupleOasis et archipelsLe politique, le savant et le profane11. Mailler les luttesPrendre le capitalisme en tenaillePour un réformisme révolutionnaireLeçons de l'histoire du mouvement ouvrier à l'usage des militants climatiquesÉpiloguePostface à la présente éditionRemerciementsNotes.
Les débats suscités par la signature du CETA, accord économique et commercial entre l'Europe et le Canada, ont révélé une méfiance toujours plus profonde du public à l'égard de tels traités. Négociés dans l'opacité, sans véritable débat démocratique, ces traités sont perçus par une part croissante de la population comme de réelles menaces pour nos législations sociales et environnementales, pour la protection de nos services publics et de la santé publique. Dans ce livre bref, Paul Magnette, Ministre Président de la Wallonie, revient sur cette saga qui l'a mené à prendre la tête de l'opposition au CETA en Europe et forcé la Commission européenne à le corriger.
En rejetant la constitution de l'Union européenne, les peuples français et néerlandais ont dissipé les espoirs de ceux qui attendaient un Philadelphie européen, et plongé nos dirigeants dans un profond désarroi. Ce livre revient sur les causes lourdes de la crise politique européenne. Soulignant ce qui distingue le projet européen du " modèle américain ", il montre que l'échec de la tentative constitutionnelle reflète notre difficulté à penser une communauté politique plurinationale. Imbus du langage de l'État souverain, nous ne parvenons pas à former le concept d'une fédération d' Etats aux ambitions, aux institutions et aux frontières mouvantes. Et nous refusons d'admettre qu'une constitution ne doit pas tant figer une communauté politique qu'exprimer les tensions dont elle procède et entretenir les débats qui lui donnent vie.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Où les droits de l'homme commencent-ils ? ", s'interrogeait, en 1948, Eleanor Roosevelt, l'une des grandes instigatrices de la Déclaration universelle. "Dans des lieux proches de nous, si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte", répondait-elle. La commune en est sans doute l'exemple même. Devant la croissance des inégalités, de l'intolérance et de l'exclusion, les villes et communes sont devenues un enjeu crucial pour le mouvement des droits humains. C'est là qu'il peut agir directement, en tablant sur la proximité et sur le caractère concret des combats à mener. Ce livre s'inspire à la fois d'expériences locales et internationales car son propos est de donner des idées, de suggérer des initiatives, à l'image des Territoires de mémoire, des Cités refuges, des Villes lumières. Un peu partout, les " petits actes de résistance " se multiplient : refus de villes américaines de traquer les migrants, comme le voudrait Donald Trump ; adoption à Montréal d'une charte visant à protéger les citoyens contre l'intrusion numérique ; projets d'urbanisme " anti-macho " à Rouen ou Namur et rénovation de l'espace urbain au profit des habitants ; intégration de critères éthiques dans les marchés publics... Sans oublier les démarches en faveur d'un développement durable. Car que vaudrait le droit à la vie et à la liberté sur une Terre devenue inhabitable ? Les défis sont immenses, chaque geste compte. Tous ces contre-feux, souligne Philippe Hensmans dans sa préface, c'est à nous de les mettre en ceuvre, chaque fois que cela s'avère nécessaire, chaque fois que notre monde l'exige.
Résumé : On m'avait prévenue, c'est un univers très fermé. Barricadé derrière ses règles de confidentialité. Tout ce qui se dit au conseil doit rester au conseil. On m'a dissuadée de chercher. On m'a affirmé que la "caste" , c'était fini. Que tout désormais n'est qu'éthique et ouverture. On m'a assurée qu'avec l'arrivée en leur sein de femmes, d'étrangers et même de salariés, ces hauts lieux de pouvoir n'ont plus rien à cacher. A l'ère de la transparence tous azimuts, les conseils d'administration sont pourtant les dernières forteresses. Protégés par de hauts murs de silence, c'est là que les "premiers de cordée" se rassemblent. Ils viennent des grandes écoles, de la haute administration et même de la politique. Ils y nouent de fructueuses alliances avec les héritiers des grandes fortunes. Ils se réunissent, une dizaine de fois par an, aux étages nobles de LVMH, Carrefour, Total, Orange... Ils y décident de notre avenir. Vont-ils créer des emplois en France ou en supprimer ? Investir dans la recherche ou maximiser les profits ? Fermer des sites ou relocaliser des industries ? Ces nomenklaturistes du XXIe siècle disent oeuvrer pour le bien commun. Ont-ils rompu avec le capitalisme à la française, incestueux et dominateur ? Ou se sont-ils contentés de tout changer pour que rien ne change ? Journaliste et écrivain, Sophie Coignard a publié de nombreuses enquêtes sur les dessous des administrations et des organisations, dont Un Etat dans l'Etat. Le contre-pouvoir maçonnique (Albin Michel, 2009), L'Oligarchie des incapables (Albin Michel, 2012) et, avec Romain Gubert, La Caste cannibale. Quand le capitalisme devient fou (Albin Michel, 2013).
Kompany Pierre ; Verlinden Isabelle ; Kompany Vinc
Né le 8 septembre 1947 à Costermansville (actuellement Bukavu) au Congo belge, Pierre Kompany fuit son pays en 1975 après avoir été emprisonné pendant 13 mois et 15 jours à la suite de la répression du régime de Mobutu envers les manifestations étudiantes. En Belgique, où il s'établit, il reprend ses études et entame les démarches pour obtenir la nationalité belge. Ce sera chose faite en 1982. Diplôme d'ingénieur industriel en poche, il se lance dans une carrière académique, puis rejoint la politique en s'engageant au Centre démocrate humaniste. D'abord échevin, Pierre Kompany sera ensuite élu bourgmestre de Ganshoren (Bruxelles) en 2018, devenant ainsi le premier bourgmestre noir de l'histoire de Belgique. Ce livre, qui retrace donc son parcours de vie, consacrera aussi une large part à sa famille, et en particulier à ses enfants, dont le plus illustre est sans conteste Vincent Kompany, joueur de football à la carrière internationale. ''