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Montaigne
Magnard Pierre ; Gontier Thierry
CERF
40,70 €
Épuisé
EAN :9782204091152
Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors, comme fait le vin et l'amour" (III, 1, p. 794). Un parler ouvert est un parler affranchi et non pas retenu par la crainte, inhibé par l'avarice du coeur, contrôlé par les conventions; un parler affranchi est un parler qui affranchit. Montaigne nous interpelle, il nous provoque à la parole, non certes pour que nous ajoutions encore au "fourmillement" de commentaires académiques qui aujourd'hui finissent par étouffer son propos - "ce livre en a assez, il n'y a meshuy plus que dire" (III, 13, p. 1o67) - mais pour que nous nous découvrions à l'épreuve des Essais et que nous nous exprimions, à la faveur de cette "entreglose". On ne lit pas les Essais, ce sont eux qui nous lisent et nous déchiffrent. Tel est le "suffisant lecteur"; qu'il inventorie son âme au miroir de celle de Montaigne, comme Montaigne découvrait la sienne propre à travers ses auteurs favoris, et c'en est fait du doctus cum libro si chacun n'est savant que de soi-même. La véritable "suffisance" n'est pas l'autorité donnée par un savoir accumulé, mais cette fécondité acquise d'une ouverture à qui nous interpelle. Ainsi les Essais, inachevés par essence, font leur jeu de cette mise en abyme de mille et une intériorités, qui se creusent en cet entretien infini. Le privilège de ceux qui aujourd'hui s'expriment ne saurait leur donner qu'un devoir, celui de ne se point départir d'une grande humilité.
Edition reliée Compilation des volumes de la collection "Le vocabulaire de" avec ajouts inédits Avicenne par J. Janssens Anselme par B. Hurand Averroès par A. Benmakhlouf Ockham par Ch. Grellard & K. S. Ong-Van-Cung de Cues par P. Magnard Ficin par J. Reynaud Bruno par L. Salza Bacon par Th. Gontier Fénelon par L. Devillairs Saint-Simon par P. Musso Stuart Mill par J. -P. Cléro et G. Boss Hartmann par R. Daval Whitehead par D. Debaise Valéry par M. Philippon Jung par A. Agnel, M. Cazenave, C. Dorly, S. Krakowiak, M. Leterrier, V. Thibaudier Moore par R. Daval Arendt par A. Amiel Austin par R. Daval Bollnow par R. Daval Hayek par L. Francatel-Prost Simondon par J. -Y. Chateau Girard par Ch. Ramond Ricoeur par O. Abel & J. Poré
Etude des mots qui, dans les Essais font preuve d'un ancrage sémantique nouveau, car la langue de Montaigne est avec celle de Rabelais, la plus riche de son temps et témoigne d'une vigueur jamais atteinte.
Résumé : Difficile, par les temps qui courent, de prononcer le mot " religion " sans que par association d'idées ne soit rappelée à notre bon souvenir la triste réalité de conflits humains, trop humains, dont l'hostilité mutuelle des confessions serait le fondement et que seuls le dialogue, le relativisme ou... la laïcisation pourraient modérer. Vive, en somme, une sorte de post-religion décantée de la fureur des origines... Or, c'est bien là le pire, et le plus dangereux des contresens. Toute la force de ce livre est de nous rappeler, et de nous prouver l'évidence : " religion " est un mot qui n'admet pas de pluriel, pour autant qu'il désigne et ne peut que désigner l'effectivité d'une union qui doit embrasser l'humanité entière. L'humanité est une, l'Unique est Dieu; l'humain transcende ses particularités en passant pacte avec l'Absolu : on a appelé cela l'Alliance. Aussi, ne troquons pas les errements du présent contre une prise de distance plus grande encore envers cette évidence première, n'allons pas obérer l'appel divin à l'harmonie par la construction impossible d'une tour de Babel des conciliations artificielles. Ne plaçons pas d'espoir indu dans un quelconque comparatisme ; ce serait la meilleure manière d'oublier que les diverses confessions ne sont que les différents segments du chemin sinueux qui va des origines à l'accomplissement. L'urgence est de retrouver la dynamique de cette marche en avant vers l'intégration à l'ultime vérité de toutes les variations qu'elle a pu connaître. La religion à venir, la religion totale sera celle d'une humanité réconciliée dans l'accueil de toutes les différences: on appelle cela le Royaume de Dieu.
Qu?est-ce que l?humanisme : volà une question complexe. Comment définir ces termes liés à l?homme, à l?humain, à l?humanité? Leur emploi est de plus en plus fréquent, souvent galvaudé ou mal compris, équivoques, servant les ambiguïtés et les malentendus les plus surprenants. Pierre Magnard s?est lancé dans une vaste entre prise : remettre les choses à leur place, redéfinir des mots dont le sens originel a été oublié tout en étudiant le pouquoi de ce phénomène. Chaque époque a ses préocupations. Le XXIè siècle se préoccupe de l?humain. Voici un livre qui vous permettra de revenir à des notions plus justes et à des mots vrais...
Résumé : "Dernièrement je me retirai chez moi, décidé autant que je le pourrais à ne pas me mêler d'autre chose que de passer en repos, en m'isolant, ce peu qui me restait de vie : il me semblait que je ne pouvais faire à mon esprit une plus grande faveur que de le laisser en pleine oisiveté s'entretenir avec lui-même : j'espérais qu'il pouvait désormais le faire plus aisément, devenu avec le temps plus pondéré, plus mûr aussi." Une invitation à exercer notre liberté de penser et à prendre le chemin d'une vie plus sage et plus sereine.
Résumé : Célèbre manuel consacré au pouvoir politique, Le Prince de Machiavel livre une réflexion moderne, accompagnée de conseils et d'exemples concrets, sur la conception et les arcanes du pouvoir, les moyens de le conquérir et de se maintenir aux plus hautes sphères de la société. "Rien ne fait autant estimer un prince que ne le font les grandes entreprises et le fait de donner de soi des exemples exceptionnels". Une méditation intemporelle sur les qualités essentielles, les devoirs et aussi les travers de l'homo politicus.
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.
Suivi de Vingt neuf sonnetz d'Estienne de La Boëtie, de Notes de lecture et de Sentences peintes4e de couverture : Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l'auteur d'un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d'un homme retiré, jouissant d'un exil intérieur propice à l'exercice du jugement. C'est dans l'espace qui s'étend entre ces deux figures, l'homme à cheval et l'homme de papier, qu'il faut appréhender Les Essais. Grand amateur de livres, Montaigne juge sévèrement "l'écrivaillerie" de son temps et combat la culture livresque lorsqu'elle conduit au pédantisme. Familier des interminables périodes de ses confrères en "parlerie", il use d'un langage "coupé", d'un style primesautier - "soldatesque", dit-il. Non content d'inventer une forme, l'essai, il se dote d'une écriture qui est le truchement de son âme et, on le sent bien, l'exact reflet de la vivacité de son esprit. De sorte qu'il ne nous enseigne pas : il nous parle - de lui, de l'humain à travers lui, et donc de nous. D'une voix et sur un ton jusqu'alors inouïs, et peu entendus depuis, il sape en ironiste le conformisme intellectuel et, le premier, revendique pour chacun le droit à l'esprit critique et au libre examen dans tous les domaines (celui de la foi excepté). Montaigne est à l'Humanisme ce que le franc-tireur est aux troupes régulières : on ne le trouve jamais là où on l'attend, et c'est le gage de sa survie. C'est pourquoi, alors que tant d'ouvrages contemporains sont oubliés, Les Essais demeurent un livre vivant. Ce livre, on le publie ici d'après la seule version imprimée de l'ultime état du texte : l'édition posthume de 1595, aujourd'hui majoritairement considérée comme la plus proche du dessein de l'auteur. Afin d'en faciliter la lecture, les notes sur le vocabulaire et la syntaxe, ainsi que la traduction des citations, figurent au bas des pages. Les sentences peintes sur les poutres de la "librairie" de Montaigne et les notes qu'il a portées dans les marges de ses livres complètent le volume.